COMMUTATION DES VOEUX
Par la commu'alion, le supérieur, sans déclarer que le vœu ne doit pas être gardé, change seulement la chose vouée en une autre également bonne ou quelquefois moindre.
Cas. Germais avait fait vœu de dire ch que fait le pouvok de dispenser des vœux, et
jour cinq Paier et cinq yiue ; de sa propre elle ne peut se faire sans c iusc : elle serait
autorité il a changé ce vœu en celui d'assis- nos -seulement illicite, mais encore invalide,
ter chaque jour à la messe. Est-il en sûreté On ne peut non plus, sans cette même auto»
de conscience? rite, changer un vœu en une < hose égale.
R. Gervais est en sûreté de conscience. Si chacun pouvait de son autorité propre
On peut, sans consulter le supérieur ecc'é- changer la matière de son vœu en une chose
si siique, changer de sa propre autorité dans qu'il croirait é aie. il pourrait souvent ar-
nne chose sans doute et manifestement merl- iiver qu'il la changerait en une chose moins
leure, si ce n'est quand il s'agit des vœux bonne et moins agréable à Dieu, queletcm-
n ser es au pape et ceux qui sont faits en pérament et l'inclination lui feraient juger
faveur d'un lier-, quand ils oui été acceptés, égale, car dans sa propre cau^e on s'abuse
Mais on ne peut, sans l'autorité du supé- aisément. Ceux qui ont le pouvoir de dis-
ri ur ecclésiastique, changer un vœu en penser des vœux ont celui de les changer;
quelque chose de moindre. Celte commuta- car celui qui peut plus peut faire moins
lion étant une relaxa ion du vœu, et en par- dans le même ordre, lorsque l'un est subor-
Ue une dispense, elle requiert en celui qui la donné à l'autre.