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COMPTE COURANT

On nomme compte courant le doit et avoir de deux commerçants en relation d'affaires. Toutes deites entre commerçants, même celles étrangères au commerce, entrent dans le compte courant, et portent intérêt réciproque du jour où elles ont lieu. Ainsi, entre commerçants, tout compte courant se compense par une balance tant pour le fonds que pour les intérêts, et après l'arrêté de compte, le débiteur reste encore redevable de l'intérêt ■ e la somme due, jusqu'à concurrence de liquidation entière.

Le compte courant diffère essentiellement du placement à l'égard des banquiers entre eux, et le s>eut fait que celui qui doit la somme a la disposition de ce ui à qui elle est due, établit suffisamment qu'il y a compte courant ; aussi le créancier peut, quand il le veut, en exiger le remboursement immédiat. Dans tous les cas, la balance peut toujours être exigée de la part de tout commerçant, car le compte courant n'est qu'un ensemble de prêts partiels sans aucune époque désignée par le remboursement.

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