CONJURATION
Ce terme se prend, ou pour une conspiration de plusieurs personnes qui ont formé le dessein de commettre quelque mal ou de résister à l'autorité publique, ou pour un acte relatif au démon ; et alors on lui commande, soit de la part de Dieu, soit par le respect dû aux choses saintes, de faire ou de déclarer quelque chose; ou bien on le conjure, par manière de prière et d'induction, soit pour satisfaire sa vanité ou sa curiosité, soit pour en obtenir quelque chose. C'est un péché fort grief, parce qu'une telle conjuration renferme nécessairement quelque communication avec lui.
Cas I. Amori a conjuré le démon de lui conjuré contre lui et résolu de se défendre, apprendre quelque chose d'important. A-t-il Ont-ils péché mortellement en cela? péché mortellement? R. Oui, sans doute, puisqu'il n'est jamais
R. Oui, puisque c'est avoir une espèce de permis à un inférieur de s'opposer à force société avec le démon que d'attendre quel- ouverte à son légitime supérieur, et moins que chose de lui ; ce qui est une impiété ma- encore lorsqu'il mérite la peine que ce supé* nifeste : JVm forte ex speciali inslinctu vel rieur lui veut faire porter. Car, dit l'Apôtre, revelatione divina aliqui sancti ad aliquos ef- Rom. XIII : Non est po testas nisi a Deo ; itaque fectus dœmonum operatione utantur ; sicut qui resistitpotestati, Deiordinationi resistit ; legitur de beato Jacobo, qui per dœmonem qui autem resistunt, ipsi sibi damnationem fetit Hermogenem ad se adduci, dit saint acquirunt. En outre, ces sortes de gens sont Thomas, 2-2, quaest. 90, art. 2. considérés comme infâmes et incapables
Cas H. Boson et plusieurs autres officiers d'être admis en jugement pour accusateurs de guerre, sachant que le gouverneur avait ou pour témoins. Innoc. III, c. 32, de Sidessein de les faire emprisonner au sujet monia. d'une querelle qu'ils avaient eue, ont tous