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CON CON

Cas I. Alypius a donné de bonne foi on de là malice de celui qui a agi. Si le conseilconseil damnificatif à Joseph; son confesseur 1er a employé des raisonnements, des sol'oblige à se rétracter; y est-il tenu? phismes pour persuader la chose, pour en-

H. 11 y est tenu en justice, s'il le peut sans gager à la faire, s'il lui en a montré les

un grand dommage. C'est le sentiment le avantages, et indiqué la manière de s'y pren-

plus commun et le plus probable. dre, la révocation de son conseil ne l'exemp-

Cas H. Onésime voyant Jean décidé à vo- terait pas toujoursdt la restitution, car il peut

1er mille francs, l'a engagé à en voler seu- se faire que, nonobstant cette révocation,

lement cinq cents, afin d'éviter un plus grand un dommage réel soit la suite de ce conseil

mal. Est-il tenu à restituer ces cinq cents qu'il n'aurait pas dû donner. Il en est de ce

francs? cas comme de celui d'un homme qui, dans

R. Si c'est à la même personne à qui Jean un transport de colère, lancerait une pierre

était décidé de voler mille francs, qu'il sur son ennemi , et qui ne l'aurait pas plutôt

l'a engagé à ne voler que cinq cents francs, lancée qu'il s'en repentirait, dans ce cas Onésime n'est pas tenu à resti- « Cependant, dit Gousset, plusieurs théo-

tution ; si c'est à une autre personne , Oné- logiens pensent que le conseiller n'est plus

sime est tenu à réparer le dommage qu'elle tenu à rien, s'il a fait tout ce qui dépendait

a éprouvé. de lui pour empêcher le dommage , et nous

Cas III. Bernard a rétracté un conseil dam- le dispenserions nous-mêmes de toute resti-

nificatif qu'il avait donné , avant qu'il n'eût tution dans le cas dont il s'agit, si, après

été mis à exécution ; l'action a néanmoins été avoir employé tous les moyens qui étaient à

faite. Est-il obligé de réparer le dommage sa disposition, il avait pris la précaution d'a-

qui en a été la suite? vertir celui qui était menacé du dommage. 11

R. S'il a donné le conseil en prononçant nous semble qu'on ne doit alors attribuer le

que l'action était licite ou illicite, en y exci- dommage qu'à la malice de celui qui l'a

tant par des prières , des exhortations ou commis ; le conseiller en aura été l'occasion

des caresses, et qu'il l'ait rétracté sérieuse- et non la cause proprement dite. Ce second

ment et suffisamment avant qu'on n'en fût sentiment paraissait assez probable à saint

venu à l'action , il n'est pas tenu du dom- Alphonse , moins probable toutefois que le

mage qui s'en est suivi;., il ne provient que premier. »

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