DEG
le petit-fils au second; et réciproquement da père et ae l'aïeul à l'égard des fils et petit-fils. En ligne collatérale, les degrés se comptent par les générations, depuis l'un des parents jusqùes et non compris l'auteur commun, et depuis celui-ci jusqu'à l'autre parent. Ainsi deux frères sont au deuxième degré, l'oncle et le neveu sont au troisième degré, les cousins germains au quatrième.
Suivant le droit canonique, les degrés se complent en ligne direeti de la même manière que suivant le droit civil, c'est-à-dire que chaque génération fait un degré. Mais en ligne collatérale, ils se comptent différemment : les jurisconsultes comptent les degrés par le nombre des personnes qui descendent d'une souche commune, de sorte que deux descendants, le frère et la sœur, par exemple, produisent deux degrés, et les enfants des frère et soeur se trouvent au quatrième degré; suivant les canonistes, le frère et la sœur sont au premier degré; les enfants du frère et de la sœur qu'on appelle cousins germains sont au second; les enfants des cousins germains sont au troisième, et les enfants des cousins issus de germains sont au quatrième degré.
En ligne directe le mariage est prohibé par la loi civile entre tous les ascendants et descendants légitimes ou naturels, et les alliés dans la même ligne. En ligne collatérale, le mariage est prohibé entre le frère et la sœur légitimes ou naturels et les alliés au même degré. Le mariage est encore prohibé entre l'oncle et la nièce, la tante et le neveu; néanmoins il est loisible au roi de lever, pour des causes graves, les prohibitions portées par la loi. Le droit canon va beaucoup plus loin que le code civil pour les empêchements de consanguinité et d'affinité. En ligne collatérale, l'empêchement de consanguinité s'étend au quatrième degré inclusivement, tant pour les parents naturels que ponr les parents légitimes. Quant à l'affinité, si elle provient du mariage, elle produit un empêchement dirimant jusqu'au quatrième degré inclusivement; si elle provient d'un commerce criminel, elle ne s'étend que