EAU
L'eau naturelle est la matière du sacrement de baptême. Voyez Baptême. Il est ordonné par les canons de mettre un peu d'eau naturelle avec le vin dans le calice pour le saint sacrifice, de manière à ce qu'il y ait toujours beaucoup moins d'eau que de vin. Suivant plusieurs auteurs, on peut mettre un tiers d'eau avec deux tiers de vin ; mais il y aurait danger d'en mettre davantage. Le parti le plus prudent est d'en mettre moins d'un tiers, surtout lorsqu'on se sert d'un vin faible pour la messe. Si on n'a pas l'ail le mélange de i'eau avec le vin, au moment prescrit par le rituel, il faut réparer celte omission; on le peut jusqu'à la consécration du calice. Passé ce temps, il n'y a plus rien à faire: on doit continuer le saint sacrifice. Si id advertat post consecrationem calias nullo modo uppoiiut quia non est de necessilale sacramenti.
Pour la seconde ablution, celui qui ne se servirait que d'eau pécherait au moins contre la défense du concile de Trente, et tomberait dans un obus peruicieux.
Lorsqu'un curé fait la bénédiction des fonts baptismaux deux fois l'année, il doit bénir une assez grande quantité d'eau pour les baptêmes de sa paroisse. Si dans le cours de l'année clic venait à manquer, il faudrait en demander à une paroisse voisine, ou en bénir d'autre suivant le rite prescrit pur le rituel; si elle venait à diminuer de telle manière qu'on craignît d'en manquer, on pourrait en mêler de l'autre non bénite en moindre quantité. Quand on renouvelle la bénédiction des fonts, on doit verser ce qui reste de l'ancienne eau bénite dans la piscine et non dans les bénitiers.
Les curés auront soin de renouveler l'eau bénite placée à l'entrée de l'église et de la tenir toujours propre. Ils exhorteront les fidèles à avoir chez eux de l'eau bonite cl à en faire usage.
Faux courantes. I es cours d'eau prennent différents noms suivant leur importance. Les fonds inférieurs sont assujettis, envers ceux qui sont plus élevés, à recevoir les eau* qui