‹ Dictionnaire de cas de conscienceChapitre 301 sur 448 · ÉDUCATION CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

ÉDUCATION CHRÉTIENNE

Devoir des pères et mères. Celle expression élever des enfants est dans la bouche (le tout le monde: mais combien peu en comprennent le sens 1 Elever veut dire évidemment que, sans recours, l'enfant ne ferait que ramper; il languirait dans la faiblesse el l'infirmité ; on manque rarement à ce premier soin ; on s'empresse encore d'é ever un enfant au dessus du besoin. Où «ont ceux qui relèveront au-dessus des vices qui no :s débrident et nous font ramper dans la boue? Où sont les soins que l'on prend d'élever nos pensées et nos sentiments vers le ciel ?

Pères et mères, qu'elle éducation avoz-vous donnée à vos enfants? Est-ce une éducation fthrélienne? « Ecarter la religion de l'éducation est une idée qui l'ait frémir, s'écriait un tribun de la République française en Tan X. Que les pères et mères sachent donc que ce n'est qu'à la voix de la religion que les passions déposent ce qu'elles ont de dur et de farouche. La religion , dit Saint-Simon, en pari int de l'illustre élève de Eénelon, fit sortir comme d'un abîme, un prince affable, doux, humain, modéré, humble, appliqué à ses devoirs el les comprenant immenses.

Avez-vous instruit ou fait instruire vos enfants des premiers mystères de la foi, du symbole des apôtres, de l'oraison dominicale, des commandements de Dieu et de l'Eglise, ainsi que des sa* rements qu'ils devaient recevoir ? Vous éles obligé de le faire par vousmême ou par d'autres sous peinede péché mortel. Vous devez de plus leurinspirer l'horreur du vice, l'amour de la vertu, les accoutumer aux exercices delà religion, à aller à l'Eglise, à confesse, à prier Dieu matin el soir, el surtout leur donner celle crainte de Dieu qui peut seule arrêter la fougue des passions.

Avez-vous confié vos enfants à des instituteurs sans religion ou sans mœurs, capable? de les pervertir par leurs principes ou par leurs mauvais exemples? léché mortel. Il faut le dire : aujourd'hui, il n'est pas commun de rencontrer des professeurs ou des instituteurs, des établissements qui offrent aux pères et mères une garantie religieuse suffisante; et jamais on ne vit sortir du sein des, é oies un plus grand nombre de jeunes impies et de petits incré Iules, de scélérats enfants dont l'imp é é et l'immoralité précoce épouvantent la société. 0 la désasireu e doclri ic que celle qui mettant la religion à part ne iai>se à la morale publique que des gibets pour base, et pour ministres que des bourreaux! Comprenez celte parole, p<r s et mères: à quoi la science sert- lie sans la crainte de Dieu? Salvien s'en plaignait déjà de son temps : les uns ménagent à leurs enfants des richesses, d'autres des honneurs; mais personne, dit il, ne cherche à leur assurer la protection de Eieu en leur inspirant sa connaissance et son amour. L'Apôtre avait dit : Si quelqu'u i n'a pas soin des siens ( particulièrement dans l'ordre du salut) il a renoncé à sa foi et il est pire qu'un infidèle.

Outre l'éducation religieuse avez-vous donné à vos enfants une éducation cnile? Les pères et mères sont obligés en conscience de fournir à leurs enfants, autant qu'il le peuvent, une éducation civile proport onnée à leur forîune et à leur posi iqo sociale.

Professeurs el in.-ii uteurs de la jeunesse, avez-vous travaillé à former vos élèvesà la pété, à la crainte de Dieu ? Les instituteurs ou institutrices, les maîtres de pension, en un mol tous ceux qui sont chargés de l'éducation de la jeunesse, ne doivent pas oublier qu'ils sont les remplaçants, les dépositaires delà confiance des parents, et qu' 1s doivent travaillera taire avancer leurs élèves daus la vertu et la piété eficoré pi ;s quedans la science; ils se rendent grandement coupables quand ils ne mon rent pour la religion que de l'indifférence, quand ils abandonnent à eux-mêmes leurs élèves sans leur faire remplir leurs devoirs religieux, et quand ils laissent entre leurs mains des livres dangereux pour la foi el pour les mœurs.

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