‹ Dictionnaire de cas de conscienceChapitre 315 sur 448 · ENN · texte numérisé non relu

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j père fût en danger de mourir de faim ; que le monastère ne pût p as l'assister, et que la fille ne piàl Un procurer aucun secours d'ailleurs. Or, c'es1 ce qui ne sq trouve point ici, puisque le père ne ma.ique pas du nécessaire dans la prison.

Cas il. Une veuve à qui sou mari n'avait point laissé d'enfants, étant devenue grosse quelque temps après sa mort, accoucha d'une fille qu'elle assura être de lui. Les parents du défunt tinrent bien des propos; cependant ils ne poursuivirent point celle affaire et laissèrent la mère et la fille en possession du bien de leur parent. La veuve se remaria et eut plusieurs enfants; lorsque sa fille se trouva en âge de disposer du bien de celui qu'on croyait son pè e, elle en vendit une partie qui fut employée au profit de sa mère et des enfants du second mariage.

Mais la mère étant tombée dangereusement malade, et se voyant près de mourir, déclara à sa (Lie qu'elle était bâtar le, et lui en donna des preuves si fortes qu'elle en demeura persuadée et même convaincue.

Elle demande aujourd'hui cà quoi elle est obligée dans une conjoncture si délicate ; elle n'a pas de quoi restituer je bien qu'elle a vendu , doit-elle donner ce qui lui reste aux parents du premier mari de sa mère? Est-elle obligée de la diffamer et de se diffamer elle-même en révélant ce que sa mère lui a dit, qu'elle n'est pas fille de son premier mari? ou doit-elle attendre pour faire cette déclaration qu'elle soit au lit de la mort. On prie les docteurs de donner leur avis iàdessus.

H. Les docteurs consultés sont d'avis que comme la mère el la fille sont en possession de leur réputation dans le public, et qu'il n'est point constant que celle fille en question soii illégitime, elle n'est point obligée, pour restituer, de découvrir ce que sa mère

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