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ment pins le même sens que celui qu'elles doivent avoir par l'institulion de Jésus-Christ, ou lorsque ce sens est altéré ; comme si, en prononçant les paroles du baptême, on omettait le nom de quoiqu'une des personnes divines, ou si on en substituait un autre. Ou sent que ce serait un sacrilège de faire, de propos délibéré, de tels changements qui rendraient les sacrements nuls. La négligence ou l'ignorance en celte matière ne seraient point des excuses légitimes. Un changement, morne accidentel, quoique incapable de nuire à la substance du sacrement, serait coupable. Tel serait le retranchement de ces mots dans les paroles de la consécration : novi et œterni testamenti; tel serait encore l'usage que l'on ferait de la langue vulgaire dans l'administration publique des sacrements
Un prêtre pécherait grièvement si, pouvant assurer le sacrement par le choix d'une forme certaine, il en employait une douteuse; alors il ferait injure à 1 institution' de J.-C, il blesserait l'honneur dû aux sacrements et compromettrait le salut des âmes. En tout temps, en tout lieu, en toute circonstance, le ministre doit se souvenir qu'il ne lui est pas permis d'abandonner le certain pour s'attacher à des opinions probables. Ainsi l'ont positivement décidé Innocent XI et l'assemblée du clergé de France de 1700, en censurant la proposition suivante : Non est illicitum in sacramentis conferendis sequi opinionem probabilem de valore sacramenti, relicta tutiori.
L'usage de la forme conditionnelle par rapport au baptême est assez ancien dans l'Eglise et assez généralement adopté pour devoir être suivi, mais pour les autres sacrements il ne paraît pas que cette pratique soit assez établie pour qu'on doive s'y conformer. Une condition apposée à la forme d'un sacrement est une addition trop grave pour qu'un ministre doive la faire de son chef. Ainsi, celui qui doute que le sujet ait reçu un sacrement autre que le baptême, ou qui a des doutes sur la validité de l'administration, doit commencer par réitérer le sacrement, parce que dans l'incertitude, il faut se déterminer pour le bi n spirituel de l'homme; mais il n'usera point de la forme conditionnelle. Il suffit qu'il ait l'intention de ne conférer le sacrement que sous condition. Voyez Absolution conditionsnelle.