‹ Dictionnaire de cas de conscienceChapitre 369 sur 448 · FRÈRES ET SOEURS · texte numérisé non relu

FRÈRES ET SOEURS

On appelle frères germains ceux qui ont le même père et la même mère; utérins, ceux qui ont la même mère, mais un père différent; consanguins, ceux qui ont le même père, mais non la même mère : enfants d'une même famille, vous aimez-vous les uns les autres? ne vous êtes-vous point querellés? vous parlez-vous avec fierté? vous donnez-vous des ma> lédictions, des noms supposés? vous accusez-vous à tort auprès de vos pères et mères? êtes-vous du nombre de ces malheureux enfants qui ne peuvent ni se voir ni se sentir? vos mésintelligences n'ont-elles pas contrislé vos parents? Dieu ne donne point sa bénédiction à une famille où l'on vit sans amitié et sans paix. Dans ces cas le péché est plus ou moins grave, selon que ies malédictions, les injures, les querelles sont plus ou moins graves, plus ou moins scandaleuses. Elles sont tout à la fois contre la charité et la piété filiale.

Quand vos frères et sœurs sont tombés dans la misère ou le besoin, et que vous pouviez les assister, avez-vous refusé de le faire?

Nous ne sommes pas obligés de secourir, d'assister nos frères et sœurs aussi rigoureusement qu'un père et une mère; cependant plusieurs théologiens prétendent qu'on est obligé de les assister non-seulement par charité, mais encore par piété fraternelle, de les nourrir et même de les doter. Et saint Liguori ajoute que c'est l'opinion de presque tous les docteurs. Et cependant Mgr Gousset et l'auteur de VExamen raisonné pensent que l'obligation de doter une sœur ne peut être grave qu'au'ant que la dot serait nécessaire à celleci pour la tirer d'une nécessité jugée grave par rapport à elle-même et que le frère pourrait aisément la lui faire.

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