AMICT
Du verbe amicirey couvrir; ornement sacerdotal introduit au viir siècle pour couvrir le cou de ceux qui servaient à l'autel ; car alors clercs el laïques avaient le cou découvert , ce qui p.-.rul indécent à l'autel. Bientôt après, l'amicl fut un ornement à l'instar de l'épbod des prêtres de l'ancienne loi, parce qu'il enveloppait le cou et les épaules. A Home , et dans plusieurs autres Eglises, on le mettait sur :a tête, et les préires s'avançaient couverts de cet amict comme d'un casque pour se défendre des embûcbes du démon. Cet usage de porter l'a mi et sur la télé est encore parmi quelques reigieux, les dominicains , par exemple , el dans quelques égl ses pendant l'hiver.
Maintenant, d'après le Missel romain, l'amict est placé d'abord sur la tête, et descendu ensuite sur le cou, afin de couvrir le collet de la soutane.
Il doit être fait de toile de lin ou de chanvre, ayoïr une c oix au milieu et deux cordons aux extrémités. Le prêtre le prend par ces extrémités, le baise au milieu où se trouve la croix et le pose sur sa lêle. Mais en le mettant il ne doit pas faire le sigie de la croix de la main et de l'amict ensemble, comme quelques-uns le font, mais de la main seulement. S'il s'agissait de célébrer la me-se pour pouvoir administrer le saint vi tique à un moribond, ou pour procurer la messe à une paroisse entière un jour de dimanche ou de fête de commandemint, nous pensons qu'on pourrait le faire sans l'amict, si on était dans l'impossibilité de se procurer ces ornements. Mais hors le cas de nécessité y aurait-il péché m -rtel à célébrer sans amict? Les uns disent que oui et les au.res disent que non; ce second sentiment est assez probable; l'omission d.j cet ornement ne nous paraît pas matière g: ave, ni en elle-même ni dans ses résultats. Les lidèles n'eu seraient pas scandalisés , ou ils ne te seraient que faiblement.