AMOUR DE DIEU
Nous sommes obligés d'aimer Dieu d'un amour de préférence ; c'est-à-die que nous devons préférer Dieu à toutes les créatures et à nous-mêmes, tout soulT. ir, mourir plutôt que de l'offenser.
Aimez vous quelque créature plus ou autant que Dieu, vous plaisez-ivous en quelque créature que ce oit autant qu'en Dieu? Vous péchez mortellement.
Ai ez-vous pour certaines personnes, pour les biens, les distinctions, les plaisirs de la terre autant d'attachement que pour Dieu? Vous commettez un grand péché. Les avares, les ambitieux, les voluptueux s'en rendent souvent coupables. On le commet, selon Sporer, for nullement quand on aime d'un amour réel quelque objet plus ou autant que Dieu; implicitejnmt lorsque l'attachement que l'on a aux honneurs , aux ichesses ou aux plaisirs nous f.iit violer la loi d,' Dieu en matière grave, el négliger considérablement notre salut.
Nous est-il communié d'aimer Dieu autant qu'il est aimable, ou avec la plus grande ardeur qu'il est possible d'aimer? Non. Il est impossible d'aimer Dieu autant qu'il est aimable ; il l'est iuûuimeut, el la capacité de la créature est très-bornée. 11 ne nous est pas non plus commandé de l'aimer avec la plus gran.de véhémence qu'il est possible. Dieu sans doute mériie bien d'élre aimé de cette manière, mais il est trop bon pour vouloir causer tant de peines aux cou SX ences qui se: aient toujours dans l'inquiétude de ne pas avoir ce fervent degré d'amour. Cet amour ne convient qu'aux bienheureux qui jouissent de la présence de Dieu. L'amour de Dieu doit être souverain, il peut l'être sans être aussi fort, aussi ardent, aussi intense qu'il peut l'être absolument. Il est encore susceptible d'accroissement même lorsqu'il est parlait.
Nous dirons ici, pour la consolation des âmes pieuses, qu'elles ne doivent pas se persuader être sans amour pour Dieu , lorsqu'elles s'aperçoivent que les affections pour les choses
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