ASSOCIATION
(Association d'une fdle à un monastère.) Une fille qui veut quitter le monde et qui n'a pas assez de santé pour garder la règle des Clarisscs propose de faire un contrat avec un monastère de cet ordre, par lequel elle s'en-
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gagera d'y vivre jusqu'à la mort en qualité d'associée , d'y garder la pauvreté, la chasteté et l'obéissance, et d'observer la règle autant que ses supérieurs jugeront qu'elle le peut. L'abbesse et la communauté promettent de recevoir celte fille en qualité d'associée , et de la traiter comme une religieuse, à condition qu'elle n'en portera point l'habit et qu'elle n'aura point de voix dans le chapitre. Pour qu'elle ne soit point à charge au monastère, un parent de celte demoiselle s'engage, par-devant notaire, de payer chaque année la pension v^gère qui a été convenue entre la communauté et lui. On demande si ce traité ne renferme rien contre les lois de l'Eglise?
R. L'engagement ci-dessus rapporté ne doit point s'exécuter parce qu'il renferme quelque' chose d'opposé aux règles de l'Eglise : 1° en recevant cette fille aux conditions marquées, on fait dans ce monastère un tiers ordre de filles qui ne sont ni professes ni novices, et qui ont les avantages des unes et des autres; ce qui , dans la suite, est capable d'y mettre la confusion : 2° ces sortes d'engagements sont contraires aux règles de l'Eglise ; car l'Eglise ne permet pas que des personnes séculières demeurent , après un certain temps , dans les maisons religieuses; 3° la personne dont il s'agit est novice ou séculière; si elle est novice, lorsque son noviciat sera fini, elle doit faire profession ou sortir. Si elle est séculière, il ne lui est pas permis de passer sa vie dans le monastère. Le pape Pie V défend de recevoir dans les monastères des filles qui n'y fassent pas des vœux solennels et qui puissent sortir quand elles le voudront.