‹ Dictionnaire de cas de conscienceChapitre 74 sur 448 · ASTROLOGIE JUDICIAIRE · texte numérisé non relu

ASTROLOGIE JUDICIAIRE

Il y a qoux sortes d astrologie : l'une naturelle, par laquelle On prédit les éclipses du soleil et de la lune, la pluie, les orages; l'autre, judiciaire, qui fait dépendre toutes les choses créées de la disposition des astres, et qui rend tous les événements nécessaires d'une nécessité inévitable. Celle-ci a toujours été condamnée par l'Eglise et par les Pères.

Cas l.Lâ/er fait, en observant les influences que dans ce cas cette science est inutile,

des astres, des prédictions même sur ce qui vaine, fausse et condamnable, comme elle a

semble ne dépendre que de la volonté de été en effet condamnée par Sixte V, dans sa

l'homme, et les croit certaines à cause de dix-septième bulle , par plusieurs conciles,

plusieurs événements qui se sont trouvés par les ordonnances d'Orléans et de Rlois, et

conformes aux jugements qu'il a faits, l'eut- par le Parlement de Paris en H93.

on le condamner en cela de péché mortel? Cas II. Pourçain, qui se pique d'être sa-

R. Les astres peuvent produire différents vant dans la connaissance des astres, assure effets sur les corps sublunaires; et ainsi les qu'un enfant qui lui est né sous la planète laboureurs qui choisissent un certain temps de Vénus, sera un jour fort adonné aux pour faire leurs semences, les naulonniers femmes. Ne pèche-t-il point en cela? qui évitent la navigation en la pleine lune , R. Il n'y a que Dieu seul qui puisse «onet un médecin qui observe les jours critiques naître les événements de cette nature ; et pour la cure d'une maladie, ne sont point l'homme ne peut, sans une présomption •cricondamnables. .Mais dans loutos les choses minelle, s'attribuer une telle connaissance : qui regardent la liberté de l'homme, on ne Soins (l)eus in ecternitate videl v en quœ fnturn peut, sans un péché grief, prendre pour sunt . quasi prœsentia , dit saint Thom i>s, 8règle l'influence des astres ; parce (pie notre 2, q. 9,'i, art. 1, Si qnis ergo hujusmodi fntura volonté n'y peut être assujettie: autrement pnenantiure qnocumqne modo pnrsumpserit , le libre arbitre serait détruit, et il n'y aurait nisi Dca révélante, manifeste usurpât sibi

par conséquent dans l'homme aucun moyen quod J)ei est Hoc autem constat esse pec-

de mériter ou de démériter. D'où il s'ensuit catum. Unde divinatio semper est veccalum.

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