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mdtaux, et produire un certain nombre d'alliages, ainsi que d'autres préparations métalliques. Lal.tharge, les vitriols et plusieurs autres sels b'ur sont parfaitement c)nnus.
C'est avec un succès j'areil que nous les voyons pratiquer les arts qui dépendent de la chimie organique. Leurs procédés de teinture sont déjà Irès-avancés. Ils connais- | sent l'art de faire le vin et le vinaigre, et i même, ce qui semble plus compliqué, ils possèdent la fabrication de la bière. Ils savent tirer parti des produits de la distillation des bois résineux en diverses circonstances, et très-probablement en particulier pour la pré|iaration de ces momies, que nous trouvons encore intactes après tant de siècles écoulés.
Conclurons-nous de tous ces faits que les Egyptiens étaient de savants chimistes, qu'ils possédaient des théories chimiques coordonnées et approfondies? Non, du tout. Les Egyptiens n'avaient pas besoin de théories chimiques pour en arriver là; ils n'en avaient pas plus besoin que les Chinois, chez lesquels certains arts sont arrivés à un degré de perfection qui fait notre désespoir, bien que l'on, ne trouve parmi eux aucune de ces notions scientifiques (jui accompagnent l'industrie des Européens et des autres peuples arrivés au même état de civilisation; ils n'en avaient pas plus besoin que les Indiens, à qui Ion doit tant de procédés industriels, qui ont, par exemple, fait preuve d'une si grande habileté dans l'application des matières tinctoriales,. et qui, en Europe, n'ont pas toujours été égalés sous ce rapport.
Cela doit-il nous surprendre? Non, sans doute. Pour s'en rendre compte, ne suffit-il pas, sans aller plus loin, de jeter les yeux sur ce qui se passe autour de nous? Dans notre propre industrie, ou du moins dan» celle de notre époque, nous trouverions une foule d'exemples propres à mettre en évidence tout ce que peut une pratique longue et étendue. Oui, aujourd'hui même, quand la science fait tant d'etforts, et des >fforts si glorieux pour éclairer et diriger les arts , nous i;e manquerions pas de ces exemples fameux, qui nous font voir comment il est possible que la pratique seule, suivie avec constance par un esprit judicieux, comment ilestpossible mêmeque le simplehasard conduise à des méthodes industrielles parfaites, que la théorie n'aurait jamais pu imaginer.
Rappelons seulement ce qui s'est passé au Mexique, relativement à l'explititation des mines d'argent. Dejiuis 1561, ces mines sont exploitées par un procédé qui réalise toutes les conditions désirables. 11 est dû à un homiue presque inconnu d'ailleurs, Heriiaado Vela^quez, qui n'avait aucune des connaissances de chimie théorique nécessaires jiour imaginer son procédé. En etl'et, celuici est extièmement compliqué, et n'a été compris ni de cet auteur, ni de ceux qui sont venus après lui. Ce n'( st que depuis quelques années que les efiorts réunis de MM. Sonneschmidt, Huuiboldt, Karsten et Bonssingauît, nous ont permis d'en concevoir la théorie. Velasquez y avait été conduit