‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 139 sur 354 · FOU · texte numérisé non relu

FOU

viMit ans5;i.il n'y a point do n'^action, quand lasuL.staiicf ([u'oii oxaiiiiiio coiiliiMit de l'acido silifiiiue; on la |)lac(! alors dans un lube do verre lon^; do luiil Ji dix poiu.os et ouvert aux doux bouts, soit près d'une des ouvertures, soit sur une petite lame do platine glissée dans le tube ; on incline cette oxtn^initi^ du tube en bas, et l'on chauffe réelianlillon à la llaunne du chalumeau, jusqu'il ce qu'il soit rou^e, en donnant h la ilamnie unt! direction toHo, que les produits de la calcination s(iiontpoussi''s dans \v. tube. La chaleur ox|nilse le tluorido sihcicpus tiui se condense dans lo tube, avec l't^au l'oiinée par la llanuue, et dépose do l'acide silicique; leipiel, quand l'eau vient h s'évaporer ensuite iiarréchautrenient du tubi', reste sous la IVii'uie do taches blanches do la grandeur des gouttes. M. Hann est parvenu, dans ces dei'iiières années, à perfectionner singulièrement l'art de graver le verre par le moyeu diî l'acide iluorique. 11 [)roiluit des demi-teintes et des ombres forces avec une merveilleuse facilité ; il peut reporter sur verre les dessins les plus compliqués et les rendre tous au ton désiré. Il se sert d'un vernis particulier et emploie plusieurs précautions que je ne puis décrire ici.

FLUORINE {jluor, spath - fluor , chaux fluatée , jluorure de calcium, etc.). — La fluorine est fréquemment subordonnée aux gîtes métallifères, particulièreaienl aux gîtes de minerais de plomb (Derbyshire, Cuniberland, etc.).

Les variétés de fluorine, qui présentent des couleurs vives, surtout lorsqu elles sont disposées par zones et en zigzags, sont recherchées pour en fiiire des vases, des coupes, des chandeliers, et une multitude d'objets de fantaisie, qui sont très-agréables, et souvent d'un prix très-élevé. C'est principalement en Angleterre que l'on fabrique ces divers ornemenis avec les Fluorines qu'on trouve en dépôts considérables dans les calcaires du Derbyshire. 11 paraît évident que c'était la substance avec laquelle on faisait les vases murrhins, si célèbres dans l'antiquité. En France, on a quelquefois employé sous le nom de Prime d' émeraude les variétés verdùtres mélangées de quartz et de calcédoine , disposées par couches en zigzags, pour des incrustations, qui sont d'un assez bel effet.

On a quelquefois taillé en petites pierres les variétés transparentes de fluorine, qui présentent des couleurs décidées assez vives; on les a désignées alors sous les noms de faux rubis, fausse émeraude, fausse topaze, etc. C'est avec la fluorine qu'on prépare l'acide hydrophthorique dans les laJjoratoires.

FLUORURE de calcium. Yorj. Calcium.

FLUORURE de silicium. Voy. Silicium.

FLUX NOIR ou FLUX BLANC. Voy. Tar-

TBATES.

FOIE de raie. Voy. Corps gras.

FOIE D'ANTIMOINE. Voy. Antimoine.

sulfure.

FOIE DE SOUFRE. Yoy. Potasse, suJfure de ])()t(t!isiuin.

FOLIE, a-t-olle sa cause dans un excès de ])hosph(ire dans le cerveau? Voy. Ceuveau.

FONTE. Voy. Fer.

FORCE ÉLECTRO-MAGNÉTIQUE. — Jo regarde comme un grand bonheur iiour l'humanité, dit .M. Liobig , (pie toute idée nouvelle qui a pour but la création d'une machine utile, le perfectionnement d'une industrie, la iiroduction de nouveaux articles de commerce, rencontre immédiatement des hommes |)rèts à consacrer toute leur ))uissancc, leur fortune et leurs talents à la réaliser. Je crois que l'on pai'tagera ma manière de voir : car, alors môme que cette idée se trouve en définitive absurde cl inexécutable, il sort toujours di' ces tentatives infructueuses quelques résultats avantageux, quelque découverte inattendue dont il sera plus tard possible de tirer parti. Il en est ilonc de l'industrie comme de la science. Toute théorie nécessite des travaux et des expériences, parce qu'il faut la vérifier. Or, toutes les fois qu'on se livre à des recherches, on arrive à quelque découverte. On fait des fouilles, dans l'espérance de rencontrer du charbon, et on découvre des couches de sel ; on cherche du fer, et on trouve un métal beaucoup plus précieux.

Depuis quelque temps l'électro-magnétisrne attire singulièrement l'attention du public; on en attend des merveilles. Ainsi, cette force motrice nouvelle doit servir è mettre en mouvement les locomotives sur nos chemins de fer à si peu de frais qu'il ne vaudra pas ia peine de s'en occuper. Par suite de l'emploi de ce moteur si économitjue, l'Angleterre se verra dépouillée de sa suprématie comme puissance manufacturière , parce qiie ses raines de c]ia:bon, auxcpielles elle doit sa supériorité sons ce raiiport, deviendront absolument inutiles. Nous avons, disent les Allemands, du zinc en quantité et à vil prix. Combien d'ailleurs il faudra peu de ce métal pour mettre en mouvement un tour, et par conséquent une machine quelconque ! Tout cela est fort attrayant et fort séduisant, nous l'avouons; et il faut bien que les espérances conçues à ce projios aient été tout h fait merveilleuses, car sans cela personne ne s'en serait occupé. Mais malheureusement ces espérances sont presque complètement illusoires, et il sufiit, pour les détruire, de se donner la peine de comparer entre elles la puissance de ces agents moteurs et les frais qu'ils doivent coûter. Avec la simple flamme d'une lampe à esprit-de-vin placée sous un vaisseau de forme convenable et rempli d'eau bouillante, onpiut mettre en mouvement un petit chariot pesant deux à trois cents livres, ou bien soulever un poids de quatre-vingts à cent livres à une hauteur de vingt pieds. On peut obtenir les m-mes effets en se servant d'un morceau de zinc que l'on jilace dans un appareil particulier contenant de l'acicj riquealfaibli, où le métal se dissout lement. Ceci constitue évidemmeii/ couverte admirable et digne du

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