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très; c'est le principe général de la méthode naturelle dans tous les règnes : mais suiquoi doivent être fondés les rapprochements enti'e ces espèces minérales, pour qu'ils soient le plus conformes possible h toutes les analogies? C'est ce que nous allons essayer de déterminer.
D'abord, puisque les propriétés physiques ne sont pas suffisantes pour caractériser l'espèce, il est évident que leur réunion en genres ne peut être fondée sur ces caractères, et qu'il faut recourir à des analogies chimiques. Or, il est impossible d'établir aucune comparaison entre des espèces dont la nature serait entièrement diltérente: donc on ne peut penser à réunir en genres que les espèces dans lesquelles il existe un ou plusieurs principes chimiques communs. Tout le monde paraît d'accord ÎJ cet égard ; mais par lequel de leurs principes constituants doit-on rap[)rocher les espèces les unes des autres pour en former des genres? Est-ce par le principe électro-positif, ou par le principe électronégatif? C'est de la solution de cette question que dépend tout l'édilice de la classitication, et il n'est lias indill'érent de choisir un des principes plutôt que l'autre potir arriver à une distribution naturelle, c'est-à-dire pour arriver à un ordre tel, que les espèces les jilus analogues par tous leurs caractères soient aussi les plus rapprochées.
Cette question, qui revient b savoir quelle est dans un corps composé la partie la plus importante, paraît avoir été jusqu'ici plutôt tranchée que résolue. Les mineurs, qui jiar état se sont les premiers livrés à l'éUnle des minéraux, ont naturellement considéré les corps qui étaient le but définitif de leurs travaux, comme plus importants que tous ceus dont ils étaient obligés de les débarrasser. Ils ont donc regardé les métaux usuels, l'argent, le cuivre, « plomb, le fer, etc., comme jilus importants que les principes divers qui les minéralisaient. Ils ont été imités en cela par les premieis minéralogistes systématiques, qui dès lors ont pris chacun des métaux connus pour base d'un groupe, dans lequel ils ont réuni toutes les modilications, ou mines d'un môme métal. Depuis on a toujours suivi les mômes errements; tous les métaux qui ont été successivement découverts ont été regardés comme les matières les Jilus importantes dans les composés où ils se trouvaient, |iar cela seul qu'ils étaient métaux, et avaient ainsi des analogies avec ceux duiil la valeur réelle avait fixé l'attention des premiers minéralogistes. Enfin, la force do l'iialiilude et les applications directes de la minéralogie ;i l'art des mines ont entraîné, dans iiius les cas, à considérer le jirincipc modifié comme plus important que le principe luotliliant, quoKpie nous ne puissions avoir le plus souvent aucune raison d'attribuer j)lus de valeur réelle à l'un (ju'à l'autre. On n'a pas fait assez d'attention à la ditférence qu'il devait y avoir entre la minéralogie considérée en elle-même, et la minera-logie appliquée aux arts ; on a admis la même classilicalioa jiour tous ks uas, taïadis ciu'il