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fallait mit- (■lassil'K'ali(jn iiarliLuIièrc pour cliaciui il'cux.
\o[\h bien corlaiiicuioul la marche tk's i(l('t'S depuis les |)i'euiiers uioiiieuls ah l'on s'(>sl oecupé lies uiinéiaux jusi|u'à nos jours ; d'où il suit ([ue l'iuiporlanc-e allribuée à l'un des eouiposaiits de h'\ ou tel uiiiiéi'al a été onlièieuu'ut établie, soit iuuuédiatenient, soit [)ar comparaison, sur la valeur commerciale des premioi'es substances i|ni ont été employées dans les arts; mais est-ce bi(Mi lu ce i|ui iloit i^uider la classilicalion dans la luituM'alof^ie considéi'ée comme science? 11 est clair ([ue ces valeurs idéales ne sont rien dans la nature, et que l'iniportance d'un corps ne peut être bien jugée que d'après l'étendue du rôle <iu'il joue dans le système général des choses créées.
Or, en examinant les cor[)s sous ce nouveau point de vue, il me semble ([u'on est conduit à considérer connue les })lus importants ceux que, au contraire, les minéralogistes ont jusqu'ici regardés comme d'une très-faible valeur. En ellet, les corps électrojiéj;atifs, ou corps modifiants, qui couq)rennent le carbone, l'oxygène, le soufre, les différents acides qu'ils peuvent foi-mer, etc., etc., sont ceux qui jouent évidemment le plus grand rôle dans la nature : ce sont les principes éminemment actifs ; sans eux il n'existerait pas de corps composés, et tout le règne minéral se réduirait aux cinquante à soixante corps simples; la chimie elle-même serait réduite à rien. Les corps électro-positifs, ou corps modifiés, au contraire, sont le plus souvent comme des êtres passifs, et plus particulièrement encore ceux auxquels on avait attribué plus d'im])ortance, commel'or et l'argent, qui ont servi de terme de comparaison à tous les autres. Ils ne sont pas plus importants dans nos laboratoires que dans la nature même, et peut être, s'ils existaient seuls, seraient-ils aussi d'une très-faible utilité dans les usages de la vie.
Il me paraît résulter évidemment de ces considérations, que ce sont les principes électro-négatifs qui doivent être pris pour base de la réunion des espèces en genres. Non-seulement ce mode de classification est plus fondé en raison, mais encore il présente l'important avantage de rapprocher réellement les unes des autres les espèces qui ont entre elles le plus de rapports par tous leurs autres caractères, comme l'exige la définition du genre naturel. En effet , en réunissant par exemple tous les carbonates en un seul genre, on trouve tant d'analogies de forme, de structure, enfin de manière d'être, en général, entre les différentes espèces qui résultent des bases, que ces espèces ont été et sont souvent confondues les unes avec les autr(!S par leurs caractères extérieurs. Quoi de plus analogue, en effet, que les carbonates de chaux, do zinc, de fer, de manganèse, etc., dont les formes cristallines appartierment toutes au système rhoinboédriciue, qui dorment par le clivage des rhomboèdres presque identiques, dont les formes et les gti'ucluj'es in'tiguUôrcs, la réfraction, la du-
reté, etc., sont iiresque les mornes? Les sulfates sont abs(jlument dans le môme cas ; (pielle analogie n'exist(!-t-il ))as entre; les sulfates de |)li)nd), de baryte, d(^ slrontiane, etc., (uilre les sulfates de zinc, de magnésie, de nickel; entre It^s sulfates de fer et de cobalt, ceux de cuivre et de manganèse? etc. Les sulfures ollVent de même des analogies sans nond)re. Mais rinq)oi'tanc(> de ci; mod(! de réunion se fait encore^ [ilus sentir dans ht g(^iH'e des silicates ; tout ce (]ui était le plus confus dans les anciemies niélliodcs devient parfaitement clair; toutes les objections di's cristallogia[)hes contre les l'ésultals de la chimie disparaissent, parce (|ue les corps qui en ont fait le sujet se trouvent tout naturellement placés à côté les uns des autres, et peuvent, à volonté, être considérés comme un groupe d'espèces très-analogues par tous leurs caractères extérieurs, ou comme une môme espèce : tels sont, par exemple, les grenats. Ajoutons que les genres formés de cette manière donnent une étonnante facilité pour ranger les mélanges des corps de même formule, qui dès lors se trouvent toujours naturellement entre les espèces pures dont la réunion les constitue , précisément comme les métis des règnes organiques se trouvent entre les espèces dont le croisement les a produits La réunion en genres d'après les principes électro-positifs ne présente aucun de ces avantages ; car en partant d'une base, on ne trouve aucune analogie entre les différentes espèces qui résultent de la diversité des principes électro-négatifs. En effet, en formant, par exemple, le genre calcium, il est impossible de trouver aucune analogie entre les chlorures, phthoiures, carbonates, sulfates, nitrates, tungstates, titanates, silicates de cette base, qui formeraient alors autant d'espèces, et il est absolument impossible de ranger les mélanges qui résultent le plus souvent de la réunion de sels de diverses bases.
On doit facilement concevoir que dans des genres nombreux, il n'est pas indifférent de placer telle espèce après telle ou telle autre, et qu'il faut en général chercher à rapprocher celles qui ont entre elles le jilus d'analogie. Mais pour effectuer ces rapprochements d'une manière convenable , il faudrait pouvoir disnoser les espèces en séries ramifiées, réticulées, car en les disposant en séries linéaires, comme l'exige un ouvrage ou un cours, où il faut suivre nécessairement l'ordi'e des idées, il est impossible de ne jias rompre plus ou moins les analogies. Cependant il ne faut pas pour cela les disposer au hasard, et il y a encore quelques règles qu'il n'est pas inutile d'établir. La plus importante consiste à rapprocher, autant que possi ble, les conqjosés qui sont de même foimule, sans s'embarrasser de la nature des bases, parcequece sont làlescorps qui, sous tousles rapports, ont entre eux le jilus d'analogie, et qu'alors on forme dans le genre des divisions qui sont très-utiles. En ellet , les corps de môme foiiiuile o:;t i/resque toujours des formes anolo^jucs ou dos foruies iJentiijues,