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mont. Cette règle se trouve confirmée par des expériences directes. Oiiand on expose de la graine à faction innnéiiiate des rayons solaires, elle meurt, (juand inème elle se trouve d'ailleurs dans des circonstances favorables ;i la gerniinulion. Exj)osée à la lumière diffuse, elle germe, mais beaucoup i)lus lentement qu ■ celle qu'on laisse dans l'obscurité, toutes les circonslances étant égales d'ailleurs. De Saussure a conclu de ces expériences que la cause de ce iiliénomène tenait à la force caloritique des rayons solaires, parce que quand la lumière du soleil passe par un milieu qui relient une grande iiartie des rayons caloritiques, son intluence nuisible diminue dans la même iiro|)ortion. Dans ce cas, l'effet que produisent les rayons solaires sur les graines ressemble à l'action décolorante qu'ils exercent sur les couleurs végétales, et qui peut être imitée en peu d'instants par l'exposition des corps colorés h une tempéra lure convenablement élevée. Du reste, un certain degré de chaleur accélère la germination, comme toutes les opérations de la vie. Les mômes graines germent bien plus promptement dans un climat chaud ou dans une terre chauffée, que dans un climat froid sans !e secours d'une chaleur artificielle.
La matière nutritive, préparée dans les cotylédons, est absorbée |)ar la radicule, de laquelle partent de petits vaisseaux qui se perdent dans les cotylédons. 11 n'existe, au contraire, aucune commmiication entre ces derniers et la plumule , et celle-ci tire sa nourriture de la racine dès la première période de sa vie.
Pendant le développement de la plante, il se présente cette circonstance remarquable, que la racine tend vers le bas, tandis que la plunmle prend une direction op[)Osée. Quoique cela dépende, comme tous les autres phénomènes de la vie, des elfets particuliers de la force vitale, on a cependant cherché à déterminer quelles étaient les conditions nécessaires à la production de ce (ihénomène; car s'il ne consistait qu'en ce que la plante et la racine prennent des directions opposées, la cause n'en devrait ôlre cherchée que dans l'organisation de la plante ; mais comme la racine se dirige toujours, en ligne plus ou moins directe, vers le centre de la terre, et que la tige prend la direction contraire, il n'est pas douteux que des forces plus générales contribuent aussi à produire cet elfet. On a vu, jiar exemple, qu'un arbre qui avait crO à la surfice supérieure d'un vieux mur, et qui bientôt n'y trouvait plus assez de matières nutritives, avait peu à peu envoyé une racine droite de haut en bas. En attendant, l'accroissement de cet arbre s'était arrêté; mais sa racine, devenue plus épaisse et plus longue, finit, au bout de plusieurs années, par atteindre la terre, où elle se ramifia jiour faire pai'venir à l'arbre la matière nutritive nécessaire à sa croissance. Pour déterminer si la gravitation avait quelque part à ce |)hénomi5ne, Kni.^ht cssiya do pire germer (ies fèves^ qui é eiient attachée.^
h une roue horizontale mise en mouvement jiar une roue hydraulique. Les fèves, étant ])Ourvues d'une quantité d'eau sufTisante , germèrent et poussèrerd. Dans cet état, la force centrifuge jiroduisit sur elles le môme elfet que la gravitation sur les graines en repos; la racine suivit ladirectici de la force centrifuge, et se tourna vers le dehors, tandis que les tôtes des plantes se dirigèrent en sens inverse, et finirent par se rencontrer au centre de la roue. Dans une autre expérience, Knight fit tourner la roue avec une moindre vitesse; alors l'influence de la gravitation ne fut pas vaincue, et la plante prit une direction intermédiaire entre celle que lui aurait imprimée la gravitation, et celle qu'elle aurait suivie sous l'influence de la seule force centrifuge ; en sorte que la racine se dirigea en dehors et vers le bas, et la tige, en dedans et vers le haut.
Duhamel mit des fèves qui germaient et des marrons au milieu de tubes d'un diamètre convenable, les recouvrit de terre, et suspendit les tubes de manière ciue la jeune plante était renversée, c'est-à-dire la racine en haut et la plumule en bas ; alors la plumule, ne trouvant plus d'issue directe pour arriver au jour, se roula, de môme que la radicule, en spirale autour de la graine.
Dès que les cotylédons arrivent au jour, ils prennent la forme de feuilles, feuilles séminales; la racine tire alors delà terre les matières nutritives dont elle a besoin, et les feuilles séminales remplissent à l'air les fonctions des véritables feuilles, encore imparfaitement développées, jusqu'à ce que ces dernières soient suHîsamment formées, époque à laquelle les feuilles séminales se dessèchent et tombent. Mais si on enlève ces feuilles longtemps avant cette époque, la jeune plante périt; si on les retranche à une époque plus rapprochéede celleoù lesfeuilles sont développées, la plante conserve la vie, mais son développement se trouve considérablement retardé. (Berzélius.)
GISE.MENT DES MINÉRAUX. — La connaissance approfondie du gisement des minéraux se rattache à la géologie ; nous n'en dirons ici que ce qui est indispensable pour l'intelligence des termes.
Les minéraux se trouvent au sein des collines, qui sont elles-mêmes composées de terres et de roches. Ils sont :
1° En couches ou bams, lorsqu'ils se présentent en masses plus ou moins épaisses, à faces parallèles, etc. On remarque dans ces couches la direction et Vinclinaisoti. Les couches ou bancs sont très-étendus ; ils sont coupés par les flancs des bassins, des vallées, etc. Ils sont horizontaux, inclinés, contournés en zigzag.
2° En amas , c'est-à-dire d'une moindre étendue que les couches, et entourés de toutes parts ou partiellement pard'autres matières.
'.i" En nids, noyaux ou 7-o(jnons. Ce sont de petits amas qui existent dans l'intérieur des couches. Le nom de nids s'appiiguo généraleme:\t aux petits amas friables Ov' joria»