‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 154 sur 354 · GI · texte numérisé non relu

GI

Zl

tr(S-iiTi^tînlirro ; ci'liii de noyaux, aux pr tits iimas, (inlinaircnicnl solidos , nlTrctant la l'onno (li,'s aiiiaiuli's, ( t |iarais.saiit niiKlt'lés dans les cavités ; en roquons, aux pclils amas plus ou moins arrondis, souvent étranglés, et d'un volume au moins égal à celui tlu

V Kn filons. — Masses aplaties, h surface non parallèles, et se terminant «'u coins. Les liions cou|)ent les montai^nes ilans un sens plus ou moins vertical; il arrivi^ iiuchpietois ({u'étant tiérangés tians leiu'idute, ils suivent pendant uncerlain espace rintervallediuleux couches, et reniennent ensuite leur direction; d'autres lois ils se divisent en plusieurs branches, etc.

5" En veines. — Ce sont, à proprement parler, de petits liions longs, étroits, simples ou ramilles, droits ou contournés. Les veines se montrent dans l'éjiaisseur des couches, ainsi que dans celle des amas et des liions (ju'elles traversent dans toutes les directions.

G" Disséminés. — C'est-à-dire en globules, lames, cristaux, fragments dispersés, etc.

GLÀCI-IS. — Les miroirs furent, pendant bien tles années, l'objet d'un commerce important jiour Venise, la seule ville (jui i)ùt en lournir aux acheteurs. Son procédé de soufflage fut importé en IG65, par des Français, à Tourlaville, aux environs de Cherbourg. Les plus grandes glaces (]u'on pilt se procurer ainsi avaient environ un mèliedecôté. Elles étaient sujettes aux bulles, nœud ou stries si fréquentes dans les vitres ordinaires. Toutes ces défectuosités disparurent par l'invention du procédé de coulage maintenant usité.

Abraham Thevart imagina ce moyen hardi, qui permet d'obtenir des glaces de 3", 30, et le mit en pratique à Paris en 1685. Ce fut lui (pii fonda, eu 1C91, la célèbre manufacture de Saint-Gobain, restée longtemps sans rivale. Trois grandes manufactures de glaces existent aujourd'hui eu France : Saint-Gobain, Saint-Quirin, et Mont-Luçon.

Le verre à glaces est à base de soude et de chaux. Les fourneaux employés à cette vitrification doivent donc être chauffés vite et fort, à l'aide d'un grand tirage, car on ne peut augmenter au delà d'un certain terme la dose de la base alcaline. Les glaces seraient trophygroscopiques; elles s'altéreraient peu à peu à l'air et perdraient leur poli.

Le verre à glaces doit olfrir une grande transparence; il faut, en outre, qu'il soit exempt de bulles, de nœuds et de stries. Une vitrification parfaitement homogène est donc nécessaire; on l'obtient au moyen d'un feu vif et soutenu. L'affinage de ce verre est plus difficile que celui de tous les autres.

La grande étendue des glaces exige une certaine épaisseur; et, comme on fabrique le verre qui les forme au moyen de la soude, on est obligé d'apporter un soin particulier dans le choix des matières premières pour amoindrir la teinte verte propre au verre que dunnent les soudes commerciales. 11 serait possible de remédier à ce défaut en se servant de potasse, ou du moins en remplaçant une partie de la soude par de la i)otass(-. Il

jiaialt qu'un afliiuige complet de la sonde et un mélange d'un ou de deux dixièmes do polasse permettent d'atleindre le but.

L'épaisseur ipi'il faut nécessairement donner aux glaces augmente les cliances d'y rencoulicrdes stries, bulles, nœuds ou lilels (jui réfléc.liissent les objets en divers s(ms, di; manière à déliguicr les images. Ces dé'fauts ne s'ajx'i'çoivenl qu'au moment où la glace a déjà sujiporlé un piilissage coûleux, et contribuent ainsi à maintenir h; prix des beiiis glaces. Quand ils se |)résentent on est forcé, j)0ur les faire disparaître , d'amincir les glaces ou de les couper en iilusienrs morceaux, ('/est dans le but d'éviter ces défauts qu'on l'ait subir au verre à glaces un aflinagfi prolongé, et qu'on en augmente la fusibilité par une i)ro|)Ortion d'alcali plus forte.

Dans le dernier siècle, on s'est t)eaucoup occupé de la teinte la plus convenable à donner aux glaces. Aujourd'hui on cherche avec raison à leur donner la i)lus parfaite transparence et à détruire la coloration dans le verre. On doit agir ainsi, puisque la rétlexion s'effectue sur la lame d'étain adhérente à la seconde surface du verre

Depuis (jnelques années on se sert avec avantage de charbon de terre pour chaull'er les fours de fusion destinés à la fabrication des glaces. Entre les résultats de deux fours, dont l'un est alimenté avec le bois et l'autre avec la houille, on n'aperçoit aucune différence dans la qualité du verre. On ne couvre même point les pots en employant ce dernier combustible; mais on laisse sc^journer la matière deux ou trois heures de plus dans les pots et dans les cuvettes.

Composition du verre des giaces.

Sable liès-blanc 500

Carhonale de soude sec 100

Chaux éleinle à l'air 43

Calciii ou grosil 500

Le calcin n'est introduit dans les mélanges qu'après le fiiltnge. Comme il doit èlre divisé, ont fait rougir les morceaux de verre cassés dans un four à fritle, et on les jette rouges dans des baquets pleins d'eau froide ; leur immersion subite dans ce liquide détermine une multitude de fissures et, par conséquent, une division rapide. On ajoute un centième de sonde au calcin pour remplacer la quantité perdue par l'évaporation. Les pro|)ortions de sable, d'alcali, de chaux, de calcin, peuvent d'ailleurs varier entre certaines limites.

Façon. — Afin de s'assurer si le verre est convenablement préparé pour la coulée, on plonge le bout d'une canne dans la cuvellc, ce qui s'apijelle tirer le verre ; on laisse lilei' la portion enlevée, qui, d'elle-même et par son propre poitls, jirend la forme d'une petite |ioire ou larme de verre d'après laquelKi on juge s'il a la consistance requise, et s'il ne contient plus de bulles. Lorsqu'il est an point convenable, il faut tirer les cuvettes hors du four et couler la matière dont elli'S sont remiiiies pnurfonnerles glaces. Chaque cuvelte fournit une glace.

Page 1