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Pendant quo le verre prend 'dans les cuvettes la i-iMisistancc nécessaire, on s'oecupe à chantier les fourneaux de recuissou ainsi que la table de cuivre ijui doit recevoir le vcrre fluide. Cette tatjle, qui est de bronze et d'une seule pièce, a une épaisseur de 11 centimètres environ. Sa l'ace doit être ]);n-faitenienl plane et unie. On a vainemenl cherclu'! à couler des j^laces sur des tables de 4. ou 5 centimètres d'épaisseur; l'expérience a prouvé que ces tables ne jiouvaient élre employées que jiour des glaces d'une petite dimension dont la masse de verre est peu considérable. Les tables épaisses elles-mêmes doivent ôtr(! dressées souvent avec le rabot, les transitions de terapératurequ'elles éprouvent rendant leur face ondulée. Le prix coûtant de ces tables est très-élevé : il en existe une à Saint-Gobain, pesant 2(j, 000 kilogr., qui a coûté 100,000 francs.
La table de bronze est supportée par un très-solide chdssis eu bois, soutenu sur trois pieds. A l'extrémité dechaque pied se trouve une roulette en fonte, afin de pouvoir faire avancer à volonté la table exact émeut au niveau de reuibouch\u'edes fourneaux de recuisson. L'épaisseur de la glace est déterminée par des tringles ou règles de cuivre, qui ont 27 millimètres de large, et sont aussi longues que la table elle-même. Leur épaisseur, de 8 millimètres au moins, s'accroît avec les dimensions des glaces. Ces tringles sont posées sur la table au moment du coulage; leur écartement détermine la largeur et la Ioijgueur de la glace.
Pour étaler la masse de verre sur la table, on se sert d'un rouleau qui, reposant sur les tringles, laisse entre lui et la table seulement l'épaisseur que doit avoir la glace. Cet instrument est creux, sa longueur est égale à la largeur de la table. Son diamètre est de 18 à 19 centimètres; son poids varie entre 250 et 300 kilogr.
Les fourneaux à recuire étant chautTés au ronge bi'un, et le verre se trouvant épaissi au degré convenable, on approche la table cliaullée à point auprès de l'embouchure de la carquaise ou four de recuisson ; on la nettoie, on met les tringles sur chaque côté de la face plane lîe la table, on prépare le rouleau et l'on procède au coulage
Coulage des glaces. — On démarge alors l'ouvreau des cuvettes qu'on veut enlever ; deux ouvriers passent les crochets dans le fourneau, ils accrochent la cuvette, tandis ([u'un troisième glisse une grande pince dessous. Dès que celle-ci est bien enf(jncée sous le fond de la (aivette, l'ouvrier la tire à lui, aidé de ceux qui manœuvrent avec les crochets ; ils amènent la cuvette à l'entrée de l'ouvreau, où elle est reçue posée sur un chariot et conduite près de la table. Deux ouvriers s'empressent de l'écrémer ; puis on l'élève à 32 centimètres envii'on au-dessus de la table, on l'essuie partout à l'extérieur, et on renverse alors le verre sur la table, entre les deux règles, en commençant vers l'embouchure de la canjuaisc et retirant la cuvette du côté opposé.
Aussitôt que la cuvette est vidée, on mot le ( yli'idre en mouvement et on le fait ronfler sur les tringles et sur le verre épanché, qui cède facilement au iioids de ce cylindre, s'aplatit dans toute la longueur de la table et remplit uniformément l'espace qui so trouve entre les deux tringles.
On remet ensuite le rouleau sur son chevalet, on ôte aussitôt les tringles, et l'on casse les bavures qui peuvent exister aux deux côtés île la glace. Pendant ce temps, un ouvrier forme le rebord ou ce qu'on nomme tête de la glace, tandis qu'on essuie le sol du fourneau à recuire et qu'on arrange convenablement le sable i)0ur que la glace y glisse sans obstacle.
Pendant qu'on procède à l'introduction de la glace dans le four de recuisson, d'autres ouvriers s'occupent à retirer du fourneau de fusion une nouvelle cuvette qui arrive à la table au moment où la glace précédente vient d'être enfournée dans la carquaise.
La glace étant encore molle, au moment où on l'introduit dans le four à recuire, l'etrort qu'on exerce sur' elle, pour la pousser sur le sol de ce four, produit à sa superlieie des ondulations que le uolissage doit faire disparaître plus tard.
Doucissage et polissage des glaces. — Après avoir réduit la glace à ses dimensions utiles à l'aide du diamant en rabot, on la scelle avec du plAtre sur une table en pierre, puis on la frotte avec une autre glace plus petite, fixée elle-même au moyen du plâtre sur un moellon pyramidal, servant de molette. On interpose d'abord du sable quartzeux, à gros grains, entre les deux glaces, pour dégrossir leur surface ; puis on adoucit en faisant usage de sable plus fin.
On porte alors les glaces sur une table, où on les frotte encore l'une contre l'autre, niais en substituant au sable un peu d'émeri délayé dans beaucoup d'eau.
Lnlin, on les polit, en les frottant avec un lourd polissoir, armé d'une plaque en feutre à sa partie inférieure ou frottante. Comme matière dure, on se sert de colcothar (oxyde ronge de fer) à divers degrés de finesse. Le jilus gros sert pour ébaucher, et le plus fin |iour finir. On procède enfin à l'étamage, qui consiste à faire adhérer une feuille d'étaia au moyen du mercure, et laisse par conséquent un amalgame d'étain juxtaposé sur une face d(; la glace.
CiLAlADINE. — En examinant le gluten de froment, M. Taddoy en a retiré une substance qu'il a désignée sous le nom de glaiadine, qui se rencontre dans un grand nombre de fruits, et notanmient dans les raisins. M. François attribue h cette matière la graisse des vins, maladie qu'on jirévient en ajoutant au vin une dose convenable de tannin, qui )irécipite complètement la glaiadine de ses ilissolutions.
CiLAZEK, successeur do Nicolas Le Fèvre au jardin des Plantes, a attaché son nom à un sel, au sel polychreste, qui n'est autre cljose que le sulfate de potasse. C'est ua honnne bien inférieur à Le Fèvre pour la
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nDiti't' (l'esprit, un lioiiiiiK^h rocoltos, f|iii n'a iMiiiais pu s'iMcviT J» des p'-iiéralilés. Il a laissi' lui ()iiviiii;o inliliil('' : Tntili' de lu chimie ensci(jiiant par laiv hrirfrc l't pirilc méthode toutes ses plus iie'eessuires préparations, dans Ic'ipicl il prend poiii- ('■pigraplio : Sine iijne nihil operamur. (iiazci- n'a rien ajdiilc aii\ tlit'orii's de Le Fèvic. On n'a hosoin ipic d'onvi'ir son traité de (■liitiiic pour s'en convaincre : et! n'e.st plus un oljsi'rvateur à !j;raiides vues , c'est un (tur nianipulateui-. Pour lui, l'i chimie n'es! plus une science ayant [lour objet la coiuiaissance de tous les cbriis de la nature ; mais c'est l'ai't d'ouvrir les mixtes par une intinité d'opéralions nécessaires (pii consistent ^^ inciser, contuser, pulvériser, alkooliseï', raspcr, scier, léviger, u;ranuler, laminer, foudre , liquétier, digérer, infuser, macérer, etc., etc.; de faire, en un mot, une uuiltitude d'opérations éruimérées en une page de ce style. On ne sait ipie [)(>nscr de la barbarie de ce langage, de la niaiserie de ces idées, et de la classilication burlesque de cette nuiltitude d'opérations. Pulvériser, alkooliser, ras[ier! 11 rectiliei', sublimer, extraire 1 ! ! Bon Dieu, quelle clumie!
C'était d'ailleurs un homme peu sociable ; très-peu conununicatif, un esprit petit et obscur. Il eut une triste tin. Eu 1676, il fut impliqué dans l'horrible affaire de la Brin villiers, avec laquelle, dit un de ses contemporains, il avait eu des relations trop intimes pour un honnête homme. Ces relations se bornaient, toutefois, à une vente imprudente de poisons, et il ne fut pas soupçonné d'avoir coopéré à ses crimes ; mais on le mit à la Ba^stille. 11 fut reldché plus tard, et finit par mourir de chagrin, 1678.
GLOBULES CONSTITUTIFS des tissus organiques. Voij. Ammalx, composition chiniitiue.
GLOBULES DU SANG. Yoy. Animaux, composition chimique.
GLUCOSE {yl-jAxiç, doux) syn. : sucre de fruit , sucre de diabète , sucre de fécule ou d amidon. — La glucose, produit naturel de la végétation, se rencontre dans au gi-and nombre de fruits à réaction acide, dans le miel des abeilles, l'urine des malades alfectés du diabète sucré. On la prépare artificiellement en faisant réagir la diastase ou l'acide sulfurique sur l'amidon hydraté à chaud. La composition élémentaire de la glucose de ces diverses origines est identique avec celle du sucre de raisin. Yoy. Sucre de raisin h. l'article Sucre.
Les applications de la glucose sont assez im|iortantes [tour qu'on en prépare environ 5 millions de kilogranmies annuellement en France. A l'état de sirop on l'emploie à la fabrication des dilférenles bières et de l'alcool. On la mélange quelciuefois avec les sirops de sucre ; dans ce dernier cas, il est préférable de se servir de sirop fabriqué avec la diastase, qui, ne contenant lias de sulfate de chaux, n'a ni l'insalubrité ni la saveur désagréable des sirops fabriqués avec Vuoide sulfurique.
Le siuTe de fé(nil(' en masse pont servir aux mêmes applications, ainsi qu'à l'anuMioraliou des vins de (pialilé inférieure. La glucose granulé(! convient aux usages ipie nous venions d(^ pass(M r\\ revue ; mais elle a été, sin-|onl dans ces (huniers temps, inlrodnile fi'auduleusenient dans les cassonades dcslinées à élre consfimmées directement. H est du resie, facile de i'i'connailr(î un sucre ([ni riuifeinie 5 pour 0/0 de glucose, car il se colore, forli'ment en brun par l'éluillition avec luie solution contenant (pudiques r(Milièmes de soude ou de potasse caiislique. i'oj/. Suciiiî.
(iLUCYNlUM (du grec yXu/.ûf , doux, iiarce (pu' les sels (le glucyne oui une saveur suci'ée). — D'après l'élymologie , on devrait orlhogra|)liier (jlycyne. Les synonymes sont: (jlacyum ; béryllium.
Ce métal a été découvert en 1798 par Vauquelin,dans une pierre désignée par les minéralogistes sous le nom de béril, aiyuemarine, et ensuite dans l'émeraude du Pérou. Sans importance.
GLUTEN ( fibrine végétale ). — Principe essentiel des graines des céréales. Disons un mot de ces graines et de leur strudure.
Les grains de blé ont la forme d'ellipsoïdes courts ou allongés ; une ligne les partage en deux lobes dans leur longueur, et les plans qui les forment se prolongent contournés eu volute à l'intérieur, de manière qu'un grain de blé représente deux cylindres juxtaposés, qui seraient formés par l'enroulement des deux moitiés d'une feuille épaisse.
On remarque à l'une des extrémités de chaque grain de blé une petite cavité remplie par le germe ou l'embryon; le bout opposé offre des poils nombreux, dans lesquels sont souvent retenues les poussières, les moisissures ou les sporules qui environnaient les grains, et que les manipulations ont répandues dans la masse.
Le blé, altéré par ces poussières et notamment par les productions maladives ducs à certains cryptogames {charbon, rouille, carie, etc.), est recoimaissable à la couleur biune ou roux foncé du bout velu de ses grains; les négociants le désignent sous le nom de blé bouté.
Si l'on coupe en deux un grain de blé pcr[)endiculairement à son grand axe, on . voit qu'il est composé d'abord d'une enveloppe générale, espèce de ])ellicule épidermiciue peu adhérente, et formée d'un tissu résistant, imprégné de silice , et non alimentaire.
Sous cette pellicule on remarque, h l'aide du microscope, un rang de cellules d'une couleur grisàire, et contenant surtout des matières azotées, albumineuse et caséeuse, des phosphates de chaux et de magnésie, et des matières grasses. Plus avant, dans l'intérieur, se trouvent des parties graduellement l)lus blanches, qui présentent, renfermés dans les cellules, plusieurs p incipes imméla dials, et surtout l'amidon et le gluten.
Le procédé usité dans les laboratoires pour l'extraction du gluten est semblable à