‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 157 sur 354 · GL · texte numérisé non relu

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('l)int opi'n^ ainsi quo lu (lossircnt ion, ?i hasso IciniHMaturi", ce produit aciinifrl, dans les liiiuidi's, uiif hydralalioii rapide sans iiK^nio (pi'ii soit nt'cossairo do scintcnir rébullilion an delà do 3^5 niinntos, co qni ollVii l'avanla^odo ne pasaitôrurlogoiU dos potat^os, coninio cela aurait lieu par une coclion prolonij;ée.

Lo gluten granulé serait un aliment procioux dans les voyages, pour les trou|)es d(! terre et do mer, iniistin'il se tasse et so conserve pariaitoment dans des vases clos et secs, et présente à volonlé et juiids é^anx, uno jilus grande quantité de sulislance mitrilivc (pie les farines et les biscuits d'ouibarqueinenf.

C.LYCYRUHIZINI': ou sucre (h rc'fflissi'. — Le ^snere de réglisse existe dans la racine de /jltjct/rrhiza ylahra et dans l'extrait tiré de cette racine, et connu sons le nom de jus (/(' rcglisse. Les feuilles de ïiibrusprccutorius, arbrisseau très-réjtandu dans les Antilles, contiennent un sucre analogue. Cette es|ièce (le sucre, qu'il serait peut-être plus convenable de considérer comme appartenant à un genre particulier, se distingue par une saveur à la fois sucrée et amère, ou môme nauséabonde, qui se fait surtout sentir dans le fond du gosier, et à la partie supérieure de la trachée-artère.

Sucre de réfjlisse extrait de la réglisse (glyc. glabra). — On prépare ce sucre, soit à l'aide de la racine qu'on rencontre dans les pharmacies, soit à l'aide ih'. l'extrait connu sous le nomde/iw de réglisse, qui doit sa saveur au sucre de réglisse.

La propriété la plus remarquable du sucre de réglisse est sa grande affinité pour les acides, les bases saliliables et plusieurs sels.

Sucre de 7-églisse extrait de l'abrus precatorius. — (C'est cette plante qui fournit les jiois rouges, colorés en noir par un bout, dont on se sert pour faire des colliers, des chapelets, etc.) On met infuser les feuilles sèches, hachées, et on précipite l'infusion par l'acide sulfurique.

Le sucre de réglisse extrait de l'abrus precatorius se comporte avec les acides, les bases salifiables et les sels, exactement comme le sucre de réglisse ordinaire. 11 appartient donc au même genre, et n'en dilfère essentiellement que par sa saveur beaucoup plus désagréable.

Le sucre de réglisse a la propriété d'enduire le palais et la trachée-artère, et de remplacer le mucilage qui manque dans ces parties lorsqu'elles sont légèrement entlainmées : c'est pour cela qu'on s'en sert généralement dans les cas de toux et de catarrhe, et qu'on le fait entrer dans plusieurs préparations pectorales. Aux Antilles, le sucre de l'abrus est employé aux mêmes usages, à l'état d'infusion faite avec les feuilles. En outre le sucre de réglisse entre quelquefois dans In c,-?mposition des sauces de tabac et dans la bière, car en France et en Angleterre on emploie de grandes quantités de jus de réglisse pour colorer la uière.

On assimile aussi au sucre de réglisse la

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substance sucrée du polypodiitmmilgare, qui lui i-essenible en et^ ipi'elkï a uno saveur suciée itiieiise, (jui ne devient sensible quo dans 1(^ gosi(M-. Cette substance surpasse peut-être même le sucre de réglisse comme pectoral.

GMÉLINFTE. Voij. HvunoLiTi:.

COIJKLLTLUIE, verre à gobeleterie. Voy.

Vehiu:.

GOKMON. Yni/. Varechs.

COITKKS, guéris (lar l'iode. Voy. Iode.

GOMME. — Jusqu'à présent on a confondu sous cette dénomination générale un gi'aud nombre de corps doués de |)ropriétés chimiques essentiellement ditrérontes, et n'ayant de commun que ces deux caractères principaux, de former avec l'eau un liquide épais, mucilagineux, et d'être précipités de cette solution on coagulés par l'alcool. Cette classe comprend surtout doux substances bien distinctes, que r(jn a confondues parce qu'elles s'accompagnent souvent. L'une de ces substances est la gomme, dont le piototype est la gomme arabique, qui s'écoule spontanément de l'acacia vera; l'autre, le mucilage végétal, dont le prototype est la gomme adragant, qui, traitée par l'eau froide, reste sous forme d'une substance gonflée, mucilagineuse.

La gomme se dissout dans l'eau froide et dans l'eau bouillante, et forme un liquide, qui est épais et gluant, à un certain degré de concentration, et que l'on appelle alois mucilago. Elle est insoluble dans l'alcool ; les sous-sels plombiques la précipitent de sa solution, qui n'est pas troublée par l'infusion de noix de galle; traitée par l'acide nitrique, elle donne presque toujours de l'acide nmcique.

Le mucilage est insoluble dans l'eau froide, et très-peu soluble dans l'eau bouillante, dans laquelle il se gontle et se transforme en un corps mucilagineux et visqueux, qui peid son eau quand on le met sur du papier à filtrer ou sur un autre corps poreux, et se contracte absolument comme l'amidon à l'état d'empois, ou comme la gelée d'amidon de lichen. Il diû'ère de ces derniers corps par son insolubilité dans l'eau bouillante, et en ce qu'il n'est coagulé ni par la dissolution de borax, ni par l'infusion de noix de galle.

11 est probable que toutes les plantes contiennent de la gomme. Dans dilférentes espèces d'acacia, prunus, etc., elle circule à l'état de dissolution concontrée dans tîes vaisseaux particuliers, et s'écoule quand ces vaisseaux crèvent , puis se dessèche sur l'écorce et produit ainsi des masses limpides formées par une agglomération de gouttes jaunes ou d'un jaune brunAtre, qui durcissent après avoir conservé longtemps de la mollesse. Presque toutes les plantes en do;inent, lorsqu'on les traite par l'eau, qu'on évapore la solution jusqu'il consistanci; (i(^ sirop peu épais, et qu'on la môle avec de l'alcool, qui précipite la gomme ; ainsi obtenue, elle s(! trouve souvent mêlée avec d'autres matières insolubles dans l'alcool , surtout avec du malale calci(iiie, dont les propriétés physiques r(!ssemblent, dans plusieurs eir-

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constances, à celles ûe la gomme. Plusieurs plniUcs coiliennent de si grandes quantités de gomino, que leur infusion ne renferme pourainsi dire que de la gomme : de ce nombre sont Valtlnea et le malva officinalis, la racine de si/mphytHin officinale, etc. La gomme est produite, lorsqu'on grille l'amidon ou qu'on l'abandonne à la décomposition spontanée, et lorsqu'on fait bouillir l'amidon ou la sciure de bois avec de l'acide sulfurique étendu.

La i)lupart des expériences relatives aux pro[triétés chimiques de la gomme ont été faites avec la gonmie tirée de l'acacmt'era.fait que nous croyons devoir indiquer, parce qu'il se pourrait (pie plusieurs substances, regardées aujourd'hui comme de la gomme, ne possédassent pas toutes les propriétés que nous allons décrire.

La gomme ne saurait être obtenue à l'état cristallisé : elle se présente sous forme de petites masses arrondies plus, ou moins grandes, ou de gouttes solidifiées ; elle est transparente, incolore, quelquefois jaunâtre ou brune, coloration qui annonce la présence de corps étrangers ; sa cassure est vitrée, elle est sans saveur, inodore, et sa pesanteur spécifique est de 1,31 à 1,48. Elle ne contient point d'eau combinée; mais lorsque sa dissolution concentrée se dessèche peu à peu, elle retient, même ciuand elle paraît parfaitement sèche, jusqu'à 17 pour cent d'eau, qui se dégage par la dessiccation dans le vide à la température de 100".

Exposée à l'action de la chaleur, la gomme se décompose, en donnant naissance aux mêmes produits et aux mêmes phénomènes que les autres matières végétales ; c'est-àdire qu'elle donne de l'eau acide, de l'huile empyreumatique, du gaz acide carbonique, du gaz carbure d'hydrogène et un charbon spongieux.

L'eau la dissout lentement, mais complètement, en toutes proportions, et plus promptement à chaud qu'à froid, la dissolution est inucilagineuse, gluante, inodore et sans saveur; sa viscosité empêche des corps trèsdivisés de s'en déposer, et c'est pour cela qu'on ajoute de la gomme à l'encre, dans laquelle elle tient le gallate de fer en suspension. Si l'on dissout un sel métallique, par exemple, de l'acétate plombique dans la solution de gomme, et qu'on précipite le sel par le gaz suHide hydrique, le sulfure ne se dépose pas ; en outre, cette dissolution empêche le sucre et les sels Irès-solubles de cristalliser. Les dilférentes espèces de gomme communiquent à la dissolution un degré variable de viscosité : ainsi la gomme arabique rend l'eau plus mucilagineuse que la gomme de cerisier. Abandonnée à elle-même, la solution de gomme devient peu à peu acide.

Les espèces de gomme qu'on emploie sont, ou niUnrclles ou artificielles. Parmi les espèces naturelles , nous connaissons particulièrement les suivantes :

Gomme arabique. — Cette gomme oDf e l'arabine presque à l'état de pureté. Elle est en petits morceaux arrondis d'un côté et creux

de l'autre , transparents , friables, incolores ou un peu colorés en jaune, solubles entièrement dans l'eau. Elle découle spontanément des branches et du tronc de jilusieurs mi- ■ mosa qui croissent en Arabie et sur les bords du Nil. Sa composition, d'après Gay- Lussac et Thénard , est de : carbone 42,28, oxygène, 50,84, hydrogène 6,93.

Gomme (lu Sénégal. — Cette gomme , analogue à la précédente par toutes ses propriétés, provient d'une espèce d'acacia ( acacia Sénégal). Elle se présente en gros mor- ji ceaux plus ou moins colorés et de forme li ovoïde.

Gomme de cerisier. — Elle suinte en été du cerisier et du prunier. Extérieurement elle ressemble à la gomme arabique, mais elle en ditl'ère par ses propriétés. Traitée par l'eau , elle laisse beaucoup de mucilage en non-solution, et sa dissolution n'est pas si visqueuse que celle de la gomme d'acacia. Elle n'est pas précipitée complètement par l'alcool , et le sousacétate plombique qu'on y verse ne la précipite (pi'au bout de vingt-quatre heures en filaments lins. Elle n'est pas coagulée par le sulfate ferrique , quoique ce sel y décèle quelquefois la présence de l'acide gallique; elle ne trouble pas la solution de silicate potassique ou de nitrate mercureux, mais elle forme avec le chlorure stannique un coagulum sous forme d'une gelée ferme. Ni la gomme de cerisier, ni celle d'acacia n'est précipitée de sa solution par l'infusion de noix de galle.

Parmi les espèces de gommes artificielles, nous connaissons les suivantes :

Gomme de l'amidon grillé. — Si l'on grille de l'amidon, jusqu'à ce qu'il commence à devenir gris, et qu'on le traite par l'eau, celleci en dissout J-; si on le grille jusqu'à ce qu'il soit brun jaunâtre et qu'il commence à fumer, il se dissout complètement et forme une solution brune. Cette solution filtrée et éva[iorée donne une gomme jaune rougeâtre, qui répand une odeur de pain brûlé, est facile à réduire en poudre, et présente une cassure vitrée. L'alcool en extrait une petite quantité de matière brune, empyreumatique, à laquelle la gomme devait sa couleur. La dissolution de cette gomme, mêlée avec trèspeu d'acide sulfurique, n'est pas transformée en sucre par l'ébullition. L'acide nitrique transforme cette gomme , même à la température ordinaire , en acide oxalique , sans qu'il y ait simultanément formation d'acide mucique.

Gomme provenant de la décomposition spontanée de Vempois d'amidon.

Gomme obtenue en traitant le linge, lebois, l'amidon ou la gomme arabique , par l'acide sulfurique.

La gomme est employée en médecine ; on croit, entre autres, pouvoir remplacer par sa mucosité le mucilage naturel dans la trachéeartère , le canal intestinal et les voies urinaires. On l'emploie dans la peinture en miniature poui fixer les couleurs, pour apprêter différentes élotfes , leur donner du lustre, etc. Comme la gomme arabique est plus

mes sii|niosiH\s puros. Mais coniine , dans l'état où le comiiiorro les fmiriiit , elles coii-

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rh^iv qno l'anudoii grillé , on se seif de ce dciiiii'i' |iour appriMei' les étotîes dont la conleijr n'est pas lornic par celle de la gonnne artificielle (I).

Ohservatioti. — Suivant M. Ma;j;endie , les goniuK's ne seraient point pi'opres îi l'alimenlation, puisqu'elles ne reiit'ernient point d'azote. Cela est vrai (piaïul il s'a;j,it des s:;oni-

le

tiennent prescpie toujours des matières étrangères plus on moi'is azolées, on comprend alors comment il se fait cpi'elles puissent servir d'aliment dans les lieux où l'on n'a pas de nourriture plus savoureuse. En efl'et , les voyageurs s'accordent tous à dire que, dans les pays où ou les récolte, elles forment la base de la nourriture des habitants. Les nations qui peuplent les bords du Niger, les Maures de 1 intérieur de l'AlVique , qui s'occupent de la récolte de la gonnne du Sénégal; les Bédouins , les Hottentots, etc., vivent presque exclusivement de cette substance ; ce qui est d'autant plus commode pour eux, qu'elle est produite dans les contrées qu'ils traversent, qu'elle se conserve longtemps sans s'altérer, et que sous un petit volume elle contient beaucoup de substance alibile. 192 grammes de gomme suffisent , d'après Golberry, pour nourrir un Arabe pendant 2'i- heures. Suivant Paterson , les Nimiquois n'ont pas d'autre aliment ; il assure que les singes en sont très-friands et qu'ils s'en nourrissent. En Afrique , on en donne aux chevaux et aux chameaux. Voy. Mucilage.

GOMMK ADRAGANT ou ADRAGANTE.

Voy. Mucilage végétal.

GOMME AMMONIAQUE. — Elle s'écoule , à ce qu'on présume , de la racine du heracleam (jummiferum, et se récolte en Libye , en Abyssinie et dans l'Egypte méridionale. Elle se compose de grains jaunes, rougeâtres et blancs, plus ou moins volumineux , qui sont agglomérés en masses plus grandes. Une autre espèce, dont la couleur est plus brune, et qui est moulée en gAteaux , contient un mélange de sable et de sciure de bois. Elle a une odeur forte et désagréable , qui rap-

felle à la fois celle du castoréum et celle de ail , odeur qui est due à la présence d'une huile volatile ; sa saveur est d'abord douceâtre , puis désagréable , amère et âpre. La gomme ammoniaque se ramollit à la chaleur de la main, mais elle ne peut pas être entièrement liquéfiée par une ciialeur plus forte. Exposée au froid , elle devient cassante et susceptible d'être réduite en poudre.

La gomme ammoniaque est employée en médecine, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

Bésino.

employée en médele lait jaune qu'elle dans la peinture en

Laque en b.îlons.

Laque en grains.

Laque en écailles. 90,5

John paraît avoir soumis la laque en grains à une analyse ultérieure, car il y a

(1) Depuis quelques années, les parfumeurs prépareiil, pour le lissai,'(! des cheveux, des dissolutions Visqueuses arouialisees, qui ont surtout pour base le

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GOAFMF D'AMIDON GRILLÉ. IV)//- Gomme.

GOM.MK AU VRIOUK. lof/- Gomme.

GOMME DE CERISIER. Voy. Gomme.

GOMME-GUTTE.— Plusieurs plMiiles fournissent de la gouuue-gntic, particulièrement ]q sliil(i(linilis <-(tiith()(/i()i(li-s, le cdinhof/in (jutt(U V In/ p ni eu m haccifcram et rdyaniiise, etc. El'e nous arrive en masses volumineuses , d'un jaune rouge , h cassure brillante. Elle est facih^ h réduire en poudrti , inodore , et d'une saveur Acre qui ne se manifeste pas de suite.

La gomme-gulte est cine à l'intérieur, et forme avec l'eau sert

aquarelle, comme une des couleurs jaunes les plus pures.

GOMME LAQUE. — Elle est produite par le finis indica, le ficus rdigiosn et le rliamnus jujuha, et s'écoule, sous forme d'un liquide laiteux, des piqtlres faites par un petit insecte, le coccus ficus, sur les rameaux et les petites branches de ces arbres. C'est au milieu de ce liquide que l'insecte niAle s'accouple avec les femelles rouges qui y restent enfermées ; après quoi la masse durcit peu <\ peu. Les tiges et les branches, enduites de résine et de couvée, sont coupées ; elles reçoivent dans cet état le nom de laque en bâton (sticklac). On concasse cette masse, on enlève les morceaux de bois, et on extrait la matière colorante rouge provenant de l'insecte, en faisant bouillir la masse avec une faible dissolution de caibonate sodique ; on obtient ainsi des couleurs rouges. Les grains , épuisés par l'eau alcaline bouillante, reçoivent le nom de laque en grains (secd-lac). On les fond, on fait passer la masse fondue à travers un sac de coton long et étroit, et on reçoit la résine visqueuse sur des feuilles do bananier {musa paradisiaca). Pendant qu'elle est encore molle on la comprime entre deux feuilles, de manière à la réduire en jjlaques minces. On l'appelle alors laque en tablettes ou en écailles (shell-lac). On la rencontre dans le commerce sous ces différentes formes, mais suitout à l'état de laque en écailles. Elle consiste principalement en résine mêlée avec des substances étrangères. La résine qui est contenue dans la laque en écailles est la plus pure ; cependant elle renferme encore de la matière colorante, une certainequautitéd'unesubstance analogue à la cire, et, à ce qu'on croit, du gluten. Hatchett a essayé de déterminer la composition quantitative de la gomme laque dans ces différents états; voici le résultat auquel il est arrivé.

Cire.

Mat. color.

Gluten.

Sub»t. étrang.

Perte.

trouvé en cent parties : fiO.fiS d'une résine dont une partie était insoluble dans l'éther ; 10,7 d'une substance particulière qu'il ap-

niucilai^c des pépins de coings ou di; graines de psylliuiu. (J'est la ce qu'ils appellent la bumtuliiie.

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pelle laccine ; 3,75 de matière colorante ; 3,92 d'extructif; 0,62 d'acide laccique ; 2,08 de peau d'insecte rougie par de la matière colorante (chitine) ; 1,67 de graisse analogue il la cire; 1,04 de sels (laccate et sulfate potassiques, sel marin, phosphates terreux); 0,62 de sable ; 3,96 de perte.

Les usages de ia gomme laque, abstraction faite de ia matière colorante qu'elle renrernie,sont très-nombreux. Elle entre comme |)rincipale jiartie constituante dans la cire à cachjti-r, emjïloi auquel elle est jilus propre que d'autres résines, parce qu'elle est dure sans être fi'iable. La meilleure cire à cacheter rouge se prépare de la manière suivante. On fait fondre, à une très-douce chaleur, un mélange de W parties de laque en écailles, de 19 |)artios de térébenthine de Venise et de 1 partie de baume du Pérou, et on introduit dans la masse fondue 32 parties de cinabre porphyi'isé. Le cinabre qu'on emploie à cet eljet est de l'espèce connue sous le nom de cinabre à laque et se distingue par sa nuance vive et belle. La masse, refroidie jusqu'à un certain point, est roulée en bâtons arrondis, ou comprimée dans des moules de laiton. Dans la préparation de la cire à cacheter commune, on remplace une grande partie de la laque en écailles par de la colophane, et au lieu de cinabre on emploie un mélange de minium et de craie. La cire à cacheter noire de la première qualité se fait avec 60 parties de laque en écailles, 10 parties de térébenthine et 30 parties de noir d'os soumis à la lévigation ; pour rendre la cire odoriférante, on ajoute aux mélanges précédents un peu de storax ou de benjoin. La cire à cacheter jaune s'obtient avec 60 parties de laque en écailles, 12 parties de térébenthine de Venise, 24 parties de chromate plombique, ou de- jaune de Cassel, et 1 partie de cinabre. Dans la cire à cacheter bleue on emploie commecolorantle bleu de cobalt ou le bleu de montagne, et dans la cire verte, le vert de montagne ou la combinaison de la résine de la gomme laque avec l'oxyde cuivrique. La première empreinte appliquée sur de la cire à cacheter date, selon SlIioUz, de 1333, et la première notice sur la cire à cacheter a été publiée en 1563 par Garcia ab Orto 1).

La gomme laque fournit un excellent moyen pour luter des pièces de faïence, de porcelaine ou de terre. A cet effet on l'emloie seule, ou à l'état de mélange avec de a poudre de brique tamisée; on y ajoute celle-ci après avoir fondu la résine, et on moule le tout en bâtons. Les pièces qu'on veut luter sont d'abord chaulfées suflisamment, pour qu'en passant dessus la laque, elle entre en fusion, après quoi on les applique l'une sur l'autre et on les tient jointes jusqu'à ce qu'elles soient froides. Les i)ièces

(1) La cire àcacheier des sceaux eonlenns dans les boites de bois ou de fer - blanc atlaoliées aux vieux parcbemins, est faite avec 15 parties de térébenlliine de Venise et ciiic| parties d luiile d'olive, fondues avec 80 parties de cire et colorées avec du minium réduit en poudre fine par la lévigation.

ainsi lufées tiennent parfaitement bien tant qu'on ne les clinulîe pas. La, gomme laque est une des jjrincipales parties constituantes des vernis à la laque.

GOMVIE - RÉSINE. — On appelle ainsi des mélanges de substances végétales qui, dans la plante vivante sont tenues en suspension dans de l'eau, avec laquelle elles forment ainsi un lait. Ces sues laiteux sont contenus dans des vaisseaux particuliers, placés, pour la plupart, à la surface intérieure de l'écorce ; ils laissent écouler une grande partie du liquide , lorsqu'ils sont lacérés. Le lait blanc qui s'écoule des tiges de la laitue et du pavot incisés, le lait jaune qui se répand en si grande abondan(;e lorsqu'on cueille la grande chélidoine {clielidoniummajus), fournissent des exemi)les de ce cas. — Ces liquides sont souvent très-concentrés et se dessèchent assez rapidement à l'air, en laissant ordinairement des masses gris clair, jaunes, ou plus souvent brunâtres, qui sont encore molles, en sorte qu'on peut, en les pétrissant à la main, les réunir en masses plus grandes, qui durcissent peu à peu, mais se ramollissent ordinairetnent par la seule chaleur de la main. Les tuasses ainsi séchées ont reçu le nom de gomm>?s-résines, parce qu'elles contiennent, pour la plupart, tant de la résine que de la gomme.

GOMME DU SÉNÉG.VL. Voy. Gomme.

GOUDRON et POIX.— {Pix liquida et pix sicca.) On a donné ce nom à une huile empyreumatique, qui est ordinairement mêlée avec une quantité notable de résine non détruite, et que l'on obtient, en soumettant à une espèce de distillation, per descensum, les parties les plus résineuses de plusieurs espèces de pins. Pour obtenir le goudron, on creuse dans la pente d'un monticule une fosse en forme de cône, dont la sommité est tournée vers le bas, oij elle est munie d'une ouverture qui communique avec une gouttière peu inclinée, par laquelle la liqueur est conduite dans un réservoir pratiqué à côté de celte fosse. On remplit presque entièrement la fosse de bois fendu ; un des côtés de la fosse est muni, vers la partie supérieure, d'une espèce de cheminée, et la fosse est couverte avec des branches d'arbre et de la terre ou du gazon, de telle manière cependant que l'air puisse pénétrer par quelques ouvertures qu'on y ménage. On allume le bois par le haut, et on modère le feu en bouchant [leu à peu les ouvertures, en sorte que le bois se charbonne seulement, et que la chaleur s'étende du haut vers le bas. En même temps le bois placé le plus près de la chaleur donne naissance à une portion d'huile empyreumatique qui est absorbée par la résme contenue dans le bois placé en dessous et la rend fluide, après quoi ces deux corps coulent ensemble vers le fond de la fosse et de là dans la gouttière. Au commencement de l'opération, il se distillebeaucoup d'acide pyroligneux mêlé avec du goudron plus lluide, mais ensuite la quantité de liquide aqueux diminue de plus en plus, et le goudron qui pas-e acquiert plus de consistance. Quand la chaleur a peu a

GOL

GRA

]i(Mi gagné le fond de la fossé, l'opération est iciiiiiiuH'. et il reste dans la fosse un cluir- Inin l)iill;(nt et très-compacte.

lui .\ll(^iiiiit;iii', oCi le buis a plus de valeur i)ii'en Suède, on emploie, au lieud'uue fosse, lin e.\li!idre en tAle, ijui est muni par le bas irmie ^oiillière, et que Ton fernu; licrmétii|ii(MiU'iU parle haut, après l'avoir cliargi' de ItiKs ; autour de ce cylindre, et à peu de disl;ince, se trouve un autre cylindre construit en maçonnerie ; cet arrangi'ment permet de chaallei' entre les deu\ cylindres, et de mieux iiV,ler la chaleur, en sorte qu'on perd moins (le goutlron. Au commcncemeiil, il passe un liquide résineux, appelé liiledc (joadron, à la Mii'face duquel il se rassemble, a|)rès quel- (pie repos, un Iwpiide lluide peu coloré, ipii don'U", par la distillation avec de l'eau, une espèce d'iuiile de térébenthine infecte [oli'um piiii, ol. tcniplinum), et laisse dans le \as(' distillatoire ce qu'on appelle poix blanclic {pix itiba). II est |)résumable que ces subsiMiices se sont dégagées du bois soumis à la distillation sèche, sans avoir subi d'altération notable.

Le goudron est une masse visqueuse , brune, demi-fluide, qui conserve pendant longtemps de la mollesse. 11 se compose de plusieurs résines pyrogénées, combinées avec de l'acide acétique, ainsi que de la colophane, et il doit sa liquidité à de l'huile de térébenthine et à de l'huile pyrogénée, par lesquelles les résines sont dissoutes. Si l'on délaye le goudron dans l'eau, celle-ci prend une couleur jaune et une saveur de goudron, et acquiert en même temps la propriété de réagir à la manière des acides. Cette dissolution a reçu le nom d'eau de goudron {aqua picea) ; on s'en sert quelquefois en médecine, dans les tanneries pour faire gonfler les peaux, et dans plusieurs autres circonstances. Du reste, le goudron est soluble dans l'alcool, l'éther, les huiles grasses et les huiles volatiles.

Si l'on distille le goudron avec de l'eau, il passe un mélange d'huile de térébenthine avec beaucoup d'huile pyrogénée et un peu de pyrétine, mélange qui est brun et d'une odeur désagréable. On a donné à cette huile le nom d'huile de poix; par une nouvelle distillation avec de l'eau, elle se décolore. — Il reste dans l'alambic une masse fondue, qui se durcit pendant le lefroidissement, et qui a reçu le nom de poix {pix siccaon navalis). , Néanmoins la poix ne s'obtient pas Ordinairement par la distillation avec de l'eau : pour l'avoir, on évapore le goudron dans des chaudières, et à une douce chaleur, opération pendant laquelle les parties moins volatiles de l'huile de [loix se déi)Osent sur des faisceaux de branchages suspendus dans la cheminée. L'huile de poix ainsi obtenue contient beaucoup de goudron, et elle est si épaisse, qu'elle reste adhérente aux branchages : on l'en détache, et on la conserve dans des tonnes.

La poix se cumiiose de résine pyrogénée et decolophane, mais sa masse jn-ini-ipale consiste en pyrétine. Elle est molle à la tempé-

rature do 33% en soi'le qu'elle neut être flétrie et étirée en llls. Uni; boule de jioix molle tpii vieil! d'être pétrie se. brise ((uand on la jiHte avec force contre la terre, (,'t sa cassure est alors brillante. J.a poix siU'ond dans l'eau bouillante, elle se dissout dans l'alcool, ainsi que dans les carbonates et hydrates alcalins.

Les usagciS de la poix et du goudron sont très-étendus. Le goudron sert à giaisser les essieux et à enduire la boiserie et les cAbles qu'on veut |iréserver de l'inlluence de l'eau et tle l'air. La poix sert aux mômes usages et dans beaucoup d'autres circonstances. Le goudron qui n'est pas épais et l'huile de poix peuvent remplacer les huiles grasses dans la pn^parationdu gaz de l'éclairage, et ils constituent certainement la matière la plus économique et la plus convenable pour cette opération

En Russie, on prépare une espèce de goudronlluide en distillant le bois de bouleau ; on l'y appelle (leggut ou dor/cjcrt, et on s'en sert jiour graisser le cuir de Russie. C'est surtout l'épiderme de l'écorce du bois de bouleau qui fournit l'huile pyrogénée.

GRAINS DE BLÉ, leur structure. Voy.

Gluten.

GRAISSES. — Les matières grasses ou graisses sont très-ab-ndantes dans les animaux. Elles se trouvent contenues dans de petites cellules d'un tissu particulier, auquel on a donné le nom de tissu adipeux. On les trouve plus ou moins répandues sous la peau, à la surface des muscles, qui lui doivent en partie la forme arrondie qu'ils offrent à l'extérieur, dans leur intervalle , autour des reins, dans la duplicature de l'épiploon, etc.

Les graisses sont variables par leur consistance , leur couleur , leur odeur , suivant les animaux dont elles ont été extiaites. Celles que l'on trouve dans les ruminants sont solides et inodores ; molles et odorantes dans les carnivores; solides, inodores, trèsonctueuses, dans les oiseaux gallinacés; fluides et odorantes dans les cétacés. Leur couleur varie suivant l'âge des animaux: elles sont blanches dans les jeunes sujets, et jaunes dans ceux d'un âge avancé.

Les propriétés physiijues des graisses sont aussi variables que leurs propriétés chimiques; elles se fondent à des températures très-différentes; quelques-unes sont licpjides à la température ordinaire , et désignées alors sous le nom d'huiles ; telles sont les huiles de poisson et de pieds de bœuf.

Distillées en vases clos , elles fournissent par leur décomposition une petite quantité d'eau, un principe odorant volatil , plus ou moins d'acide acétique , de l'acide sébaciquc, des acides margaiique et oléique , des gaz composés d'acde carbonique, d'oxyde de carbone et d'hydrogène plus ou moins carboné; enfin, elles laissent une petite quantité de charbon spongieux et très-léger.

L'air exerce une action pailiculière sur la plupart (les grai.-ses; il les cohue, et leur commiini(|.iie , au bout d'un certain temps, une odeur forte et une saveur acre. C'est à cette altération qu'est due leur rancidilé.

GRA

GRA

L'eau est sans action sur les graisses ; mais l'alr-ool les dissont , surtout h chaud, en diffé-entes proportions. L'éUier sulfurique, les huiles volatiles, les dissolvent môme à froid: c'est d'après cette propriété qu'on f.nit usage de ces dernières pour enlever les taches de graisse sur les étoffes de soie et de laine.

Les métaux n'ont que peu d'action sur les graisses, à l'exception de ceux qui sont trèsoxydables , et qui peuvent alors réagir sur elles et les saponifier en partie.

Les graisses les plus employées sont celles de porc , de mouton , de bœuf. Parmi les autres matières grasses , se trouvent le beurre , le blanc de baleine , l'huile de poisson et l'huile de pied de bœuf.

Omisse de porc. — On la connaît sous le nom d'rtTonr/e , de saindoux ; elle s'extrait de la panne du porc coupée en petits morceaux, qu'on lave ensuite et qu'on fait fondre à une douce .chaleur pour la sé[)arer , par lillration, du tissu qui la contenait.

On l'emploie comme aliment ; elle fait la base de beaucoup de pommades cosmétiques et d'onguents, etc. , etc.

Graisse de mouton et de bœuf. — Ces deux graisses ont à peu près les mêmes caractères ; on les désigne sous le nom de suif : elles se purilient comme la graisse de porc.

Elle entre dans la composition de plusieurs onguents et emplâtres ; mais son plus grand usage est pour la fabrication de la chandelle.

Beurre. — Voy. ce mot.

Blanc de baleine. — Cette matière grasse , d'une nature particulière, existe à l'état de dissolution dans une huile ciui est interposée entre les membranes du cerveau de diverses espèces de cachalot ( physeter macrocephalus ). On le trouve aussi, mais en moins grande quantité , dans l'huile de baleine. M. Chevreul lui a donné le nom de rétine, v-ÀTo? , baleine. On le sépare de l'huile avec laquelle il est mêlé par la pression dans des sacs de laine, et en le faisant bouillir ensuite avec une certaine quantité de lessive ae potasse, qui saponifie l'huile et laisse le blanc do baleine à l'état de pureté (1).

Usages. — Le blanc de baleine est employé pour la confection de certaines pommades très-adoucissantes ; son plus grand usage est pour la fabrication des bougies transparentes, qui se préparent en l'unissant à une petite quantité de cire blanche.

Huile de poisson. — Cette huile s'extrait

(1) Cette matière grasse est, pour certains pays, ro'jet (riin commerce important. L'Amérique envoie aniiuellemenl a la pèclie du caclialol 150 navires environ, qui rapportent 135,00(1 l)arils(i"liuile, dont on relire à peu prés 750,000 kilogr. de blanc de lialeine. En An^deterre, celte pèclie occupe 80 à 90 navires, qui rapporlent aniinellenieiit .> à i millions de kilogr. d'iuiiles dont on relire 530 à iOO.OOO kilogr. de blanc de haleine. En France, celle indus' rie esi peu développée; aussi imporle-l-on chez nous 130,000kilog. de ce proiluil pour alimenler nos fal)ri(|ues de bougies diaphanes. Il est fâcheux que son prix élevé en restreigne beaucoup l'emploi. On lo faitentrer dans la préparation de certains apprêts nour les toiles.

(les différentes parties de la baleine et de [)lusieurs autres grands poissons marins. On l'obtient en exposant îi l'action d'une douce chaleur les parties qui la contiennent, et filtrant le liquide huileux à travers une toile.

Elle est employée h l'éclairage et à la fabrication des savons communs. L'huile identique à celle-ci , qui se sépare de la purification du blanc de baleine, est connue sous le nom d'Ituile de spermaceti.

Huile de pied de bœuf. — Cette huile, formée, comme tous les autres corps gras, de stéarine et d'oléine , se prépare en faisant cuire dans l'eau les pieds de bœufs écornés. Elle ne tarde pas à nager à la surface de la décoction, d'oij on la sépare pour la clarifier par le repos ou la filtration Ji travers un tissu de laine sur lequel on a disposé une couche de charbon animal. Cette huile j)uritiée est toujours jaunAtre , inodore; elle diffère de la plupart des autres corps gras liquides , en ce qu'elle ne se congèle qu'à une très-basse température.

Usages. — On l'emploie pour le graissage des mécaniques , en raison de sa liquidité môme à plusieurs degrés au-dessous de zéro ; elle est aussi recherchée pour graisser les cuirs et leur donner de la souplesse. Voy. Corps gr4S et Huiles.

GRANIT. — Les roches granitiques ne sont en quelque sorte employées qu'au défaut de toute autre pierre, ou dans le cas où l'on veut élever des monuments aussi durables que le monde ; elles sont d'une solidité ?i toute épreue, témoin plusieurs monuments égyptiens qui ont traversé les siècles et n'en sont pas moins aussi frais que si on venait d'y mettre la dernière main ; mais elles sont d'une grande dureté, et par conséquent diflîciles à tailler; elles forment à la surface de la terre de très-grandes masses sans stratification, ce qui procure à la vérité le moyen d'obtenir des pièces d'aussi grandes dimensions cju'on le désire, mais l'exploitation en est par cela môme pénible et dispendieuse. Cependant plusieurs contrées de la France n'em|)loient pas d'autres pierres h bâtir (Bretagne, Normandie, entre Cherbourg et Alençon, Marche et parties adjacentes du Bourbonnais, Limousin, une partie de l'Auvergne, du Lyonnais, de la Bourgogne, etc.); et il en est de même dans un grand nombre de contrées de l'Europe et de diverses parties du monde (quais de la Neva et le canal de Catherine, ville et fort de Rio- Janeiro, les tours de la fameuse muraille de la Chine, etc.). On transporte souventcette roche, à grands frais, dans les parties qui en sont dépourvues, pour en revêtir des massifs dont on veut éterniser la durée, pour les trottoirs des rues, des quais, de tous les endroits d'un passage continuel, ou pour en faire des bornes, etc. Les anciens ont fréquemment em|i!oyé des masses de granit d'un énorme volume; c'est surtout (^e qu'on observe dais les monuments égyptiens; on sait que plusieurs obélisques d'une seule pièce ont été transpor.tés jusqu'à Rome. La.

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niasso la plus imposaiik! ([u'oii ait transporti'-f, on (pit'hpu' sorlcdc nos jours (1777), est celle (pii soit (lo piodostal .^ la statuo de Pierre leCiraïul, ?> Siiiit-lVtershoui'g, du noiils (il.' trois millions de livres.

(iUANOI.n K. >()//. STMiiKTinE.

UCiAl'Uil'K (ploiiiliiKjinc , mine do plomb, carbure de fer, fer (■((//((«/■f' ). — Subslanee gris de plomb on gris île fer, d"nn éclat métalliijue; douce au loucher, tachant les doigts en gris de plomb.

Composition. — ('arbono sali par une très-

J)etite ipiantité d'oxyde de fer, et quelqueois mélan;é de maliî're ferreuse.

Celte matière a éti'' l'cgardée pendant longtemps connue un carbure de ter; mais aujourd'hui on pense (|ue le t'er, (piiest très-variable, ilmit on n'a jamais trouvé plus de 10 à 11 pour 100, qui e-t mèni ■ nul dans le grajiliile qui se forme cjnelqucfois dans nos l'niirneaux, est tout à fait accidentel. Il en résulte que la inatière n'est que du carbone, qui se trouve seulement à un autre état d'agi égation moléculaire ijue dans le diamant. Le t^ra|ilnte se trouve dans le gneiss, le micaschiste, les schistes argileux et les calcaires qui en dépendent.

Le principal usage du graphite est pour la confectioii des crayons diis de mines de plomb. Celui d'Angleterre, qui est d'une fi nes»e et d'une douceur extrêmes, est la v.iriété la plus propre à cet usage, ou plutôt la seule qu'on puisse employer pour les crayons tins. On ne lui fait siiijir aucune [iréiiaratioii, et l'on se contente de diviser la masse, au moyen d'une scie, en petites baguettes que l'on enchâsse ensuite dans un bois. Ces crayons simples sont extrêmement rares et fort cïiers, et la plupart de ciuix que l'on trouve dans le commerce sont composés. Les uns sont formés avec la pou-sière qui provient du sciage des précédents, dont on fait une pâte avec une gomine particulière ; ils sont encore assez bons lorsqu'ilsso-itbien confectionnés, et il ne leur manque qu'un peu de ténacité. Les autres, qui sont inférieurs, sont formés avec cette même poussière, ou avec des graphites de moindre qualité, de divers lieux, qu'on mélange avec des matières terreuses, avecdusulfure d'antimoine, etc.: ilssonttoujours durs et ne présentent jamais cette finesse que l'on recherche dans les premiers. Après les crayons de graphite anglais, qu'on ne fabrique même qu'en Angleterre, ceux qui méritent la préférence se fabriquent avec les variétés qu'on tire de Passau en Bavière.

Conté (1) prit, le 3 janvier 1795, un brevet

(1) Conté, qui a rendu d'immenses services à l'industrie, est né à Saint-Cénery, prés Séez, dans le (lêp.utcment de l'Orne, li- 4 aoùl 1753. 11 est mon à Paris, le 15 frimaire au XIV de la rcpulilique. Le jury de l'an IX lui accorda une médaille dur pour la découverte intéressante de ses crayons, qui firent cesser le tribut considéralde que la Kiaiice payait à l'Angleierre pour ce genre de produit. — Ou lira avec beaucou|) d'int('ièt une notice biographique sur cet ingénieux et savant artiste, ré ligee par M. de Gcrando et publiée dans le 22« Dtdlclin de la Société d'EncuvrayemeiU, eu avril 180G.

r.RP,

d'invention jiour un procédé qui permet d'obtenir d'excellents (nviyons avec des mélanges convenables de plombagine réduite en poudre très-(ine et d'argile bien divisée, qu'on convertit en pâte, et (pi'on moule dans une espèce d'étui; ce fourreau est fait en bois de cèdre, avec une macliine construite jiour cet objet. Cette machine fend cm long un petit cylindriid»^ bois, et coupe au milieu

un sillon carré, de même calibre

le

crayon, ([u'on y colle avec de la goulme. On recolla ensuite par-dessus h' demi-cylindre qu'on en avait enlevé, ce qui produit un cylindre complet dont l'axe est en plombagine. Ces crayons sont très-répandus dans leconimerce sous le nom de Crayons-CouCe'. O'.x en fait aussi avec la poussière de cette substance rétluite en jiâte avec de la gomme ou de la gélatine. Les crayons de plombagine ne sont guère employés pour dessiner la figure, parce qu'ils produisent des rellets brillants qui sont nuisibles aux elfets. Une amélioration importante a été apportée, il y a (juelques années, par un nommé Fichtembcrg, de Paris, dans la i^réparation de ces crayons. Il les compose avec un mélange de idombagine, desanguine etde matière grasse, et obtient ainsi des crayons qui laissent sur le papier des traits graisseux qit'il est impossible d'enlever, en sorte que les notes tracées avec eux peuvent être conservées indéfiniment dans un portefeuille sans s'elfacer.

On enqiloie aussi le graphite pour adoucir les frottements dans les machines en bois; on en frotte la fonte, la tôle, etc., pour la préserver de la rouille; enfin on le mêle avec des matières argileuses pour en former des creusets, dits creusets de mine de plomb, qui sont trôs-réfractaires et qui servent particulièrement aux fondeurs en cuivre. C'est à Passau que ces creusets se fabriquent particulièreirient.

r.RAVELLE. Voy. Urine,

GHÊLE. Voy. Eau.

GRENAT. — Wei'ner a divisé les grenats en pi'écieux et communs; Jameson,en trois espèces ; le grenat pyramidal, le dodécaèdre et le prismatique. Beudant en a fait quatre sous-espèces : le grenat de fer, de manganèse, de chaux et de fer et chaux.

Grenat de fer, almandin, grenat précieux, noble, oriental ou syrien, pyrope. — Ce grenat se rencontre dans des roches et dans des couches métallifères primitives, eu Allemagne, en Ecosse, en France, dans la Laponie, la Saxe, la Suède, etc.; les plus recherchés sont ceux du Pégu. 11 est quelquefois en masse, pwfois disséminé, mais le plus souvent en grains arrondis et cristallisés, soit en dodécaèdres rhotuboïdaux (forme primitive), soit en dodécaèdres tronqués sur tous les bords, soit in une pyramide aiguë à huit pans et à surface lisse. Couleur rouge foncé, tirant quelquefois sur le bleu; Ji l'extérieur, peu éclatant, et beaucoup à l'intérieur, translucide ou transparent, rétraction simple, raye le quartz, cassant, cassure conc' oide.

Grenat roui/e coc/uelieol.— Celle variété est également coimue sous le nomdegrwaî delio-^

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