‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 158 sur 354 · GUA · texte numérisé non relu

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Itéme, grenat pj/ropc, hi/ncinlhe la belle, escarboucle (Ica lapiddirrs. uinelith ijsonitesdf PI iue ; rouge siÉii^uiii lii'S-vif; presque aussi dur (ifC le précédent : moins estimé; on le tuille oniinaiienient en caboclion : sa couleur parail alors plus vive et jilus uniforme.

(irenal cramoisi. — On le nonnne aussi qrniat vermeil ou la vermeille. Belle couleur rramoisi, plus ou moins forte, tirant parfois sur le vineux ; assez éclatant et assez estimé. Ce grena* paraît être le rubis des Carlliagi- 110 is.

Grenat orangé. — C'est le grenat hyacinthe des lapidaires : celte variété est ibil chère quand elle a une teinte cannelée d'un Ix'au velouté et que les pierres sont parfaites.

Grenat de cluiiix, grenat commun, yrossulaire. — On le rencontre en masse ou bien disséminé dans des cavités drusiques, ainsi qu'en couches dans les schistes roicacés, argileux, chlorite, et dans le trapp primitif, en Irlande, en France, en Norwége, etc.

Les grenats à belles teintes sont montés eu bijoux; on eu écarte les autres, ainsi que les brunâtres, les noirs et les verts; ou les taille en perle et en cabochon ; il n'y a guère que les grenats d'un beau violet velouté, tels que les grenats syriens, qui soient d'un prix élevé. Un grenatde cette espèce de forme octogone de huit lignes et demie sur ^, fut vendu chez M. Drée 3,550 francs; un grenat rouge de feu, de Ceylan, ovale de onze lignes sur sept, fut vendu 1,003 francs.

GRÈS.— Les matières arénacées ou grès, sont beaucoup moins employées dans l'architeclure que les pierres calcaires ; cependant il en est quelques espèces qui présentent assez de solidité, et dont on se sert avec succès dans plusieurs contrées oiîles pierres calcaires manquent. On emploie, 1° le grès rouge, qui appartient à la partie inférieure des dépôts secondaires (partie orientale de la Lorraine, Alsace, Bouibonnais, bords du Rhin); 2° les parties solides du grès houiller (Carcassonno, canal du Languedoc, Vienne en Autriche, dans plusieurs parties de l'Italie, etc.); 3° des grès qui avoisinent le lias, tels que le quadersandstein (littéralement, grès à pierre de taille), roche arénacée blanchâtre ou jaunâtre, qui forment des hautes montagnes dans le Biesengebirge, entre la Bohème et le comté de Glatz, et qu'on emploie dans la bâtisse, à Dresde et sur les bords de l'Elbe ; 4° diiférents grès des terrains tertiaires, savoir : la mollasse, employée avec succès en Suisse et dans le département de l'Isère; les grès des parties supérieures des formations des environs de Paris, mais qu'on réserve plus particulièrement pour les pavés, à cause de la dilliculté qu'on éprouve à les tailler régulièrement ; dans le département de l'Aisne, plusieurs de ces grès, qui sont en apparence très-fiiables et qui ne pourraient être employés à l'air, servent avec avantage pour les constructions sous l'eau.

GRIZOU [prolocarbure d'hydrogène , hydrogène carboné, grioux , brisou, terrou, etc.). — Substance gazeuse, incolore, s'entlauunant à l'approche d'un corps en combustiou et dé-

tonant fortement lorsqu'il est mélangé d'air atmosphéi-ique. Donnant de l'eau et de l'acide carbonique par la condjustion.

Dans les lieux où le proto-carbure d'hydrogène se dégage du sein de la terre pa:' des crevasses, on l'utilise, en l'enflammant, pour la cuisson de la chaux, de la brique e'. des poteries, ou pour évaporer des liquides. Les habitants des lieux utilisent quelquefois les feux naturels pour faire cuire leurs ait ments. C'est le môme gaz (jue l'on em|)loio aujourd'hui pour réclairag((, en le piéparant, soit avec la houille, soit avec des huiles, des graines oléagineuses, etc.

Si l'hydrogène carboné présente quelques avantages à l'homme sous certains rapports, il devient fort dangereux sous d'autres ; On sait que ce gaz se dégage souvent en abondance de la houille, et d'autant plus que ce combustible est de meilleure qualité, et qu'il remplit les galeries des mines; or, en se mélangeant avec l'air de ces galeries, il devient susceptible de détonation à rajiproche d'un corps enflammé, et peut produire les accidents les plus graves. La dilatation subite de l'air au moment de l'explosion provoque un couraut d'une vitesse prodigieuse, qui lance les ouvriers avec violence contre les murs ou le sol des galeries, oiî ils peuvent ôlre grièvement blessés et même tués.

Pendant longtemps on n'a connu d'autres moyens de se préserver des effets de ces explosions, désignées sous le nom de feu grisou, feu terrou, qne de les provoquer soimême, en choisissant le moment oà les ouvriers étaient hors de la mine, ou du moins dans une retraite sûre. Mais cette précaution n'empêchait pas un autre genre d'accidents, produits par la détonation, la rupture des lîoisages, l'éboulement des galeries, qui devenaient aussi funestes que l'explosion ellemême. Aujourd'hui, on prévient les accidents, d'abord en établissant un bon système d'airage, provoqué, s'il est nécessaire, par des fourneaux d'appel, et ensuite en employant la lampe de sûreté dont on doit la découverte à Davy. Cette lampe consiste en une lampe à l'huile dont la flamme est enfermée de toutes parts par une toile métallique. Davy a été conduit par une série d'expériences ingénieuses, à prouver qu'un mélange détonant enfermé dans une telle enveloppe peut bien y détoner, mais que la flamme ne pouvait pas se communiquer audehors; par conséquent, un tel appareil peut être porté dans les travaux infectés de grizou, sans crainte d'aucune explosion. Voy. Davy.

GROTTE DU CHIEN. Voy. Carboniqus (acide).

GUANO (de l'indien huanu, excrément). — < Substance d'un jaune foncé, d'une odeur forte et ambrée ; noircissant au feu et exhalant une odeur ammoniacale; soluble avee elfervescence dans l'acide nitrique à chaud.

Cette matière se trouve sur les côtes du Pérou, aux îles de Chinche, près de Pisco, et dans plusieurs autres plus méridionales ,

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