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ments de bouillon, ont trouvé un excellent moyen d'aiii;monter clicz cllos la production du 'tissu cellulaire ol de la graisse.
ALLIJMETTKS CHIMIQUES. — Un mélange de 100 parties de chlorate de jiotasse, (le î2 parties de soufre et de 10 parties de charbon, s"enflamme au contact d'une baguette préalablement trempée dans de l'acide sulfurique. C'est sur la propriété oxygénante du chlorate de potasse qu'est fondée la théorie de la préparation des allumettes dites chimiques. Pour préparer ces allumettes, ou trempe des allumettes soufrées dans une espèce de pâte faite avec 60 parties de chlorate de potasse, li iiarties de soufre et 14 ])arti('S de goinme, et une quantité d'eau suflisante pour faire une ]yMe convenable. Lorsqu'on plonge ces allumettes dans de l'acide sulfurique , il y a production de tlauune. L'acide se porte sur la i)otasse, qui met en liberté l'acide chlorique ; et celui-ci, cédant son oxygène au soufre, donne naissance à de l'acide' sulfureux et k du chlore. Le simple frottement suflit pour produh'e de la flamme. Avec un mélange pâteux fait avec du chlorate de ]iotasse, du sulfure d'antimoiue, du phosphore, du peroxyde de manganèse et de la gomme en proportions convenables, on prépare les allumettes qui s'entlammeut, non plus au contact de l'acide sulfurique, mais par le frottement. En substituant au chlorate de potasse le nitre, on obtient des allumettes qui, par le frottement, s'euflammeut sans bruit.
Leur préparation est fort simple : on les fait généralement avec du bois de tremble,, de peuplier, de saule , de bouleau très-sec , qu'on fend au moyen d'un grand couteau analogue à celui des l)OulangL'rs, eu petites bûchettes carrées. Rien n'égale la dextérité des ouv riei s qui exécutent cette opération : ils débitent de 4 à 5,000 bûchettes à l'heure. On a imaginé des machines ou rabots qui fendent jusqu'à 00,000 allumettes à l'heure; mais on u'en fait point usage, parce que leur prix de construction et d'entretien est trop élevé, relativement à la valeur du produit qu'elles fournisseut.Les bùcheltes une fois obtenues, on les dispose par patjuets ou bottes dont ou plonge l'un des bouts, ou alternativement les deux bouts, dans le mélange préparé. Voy. Phosphore et Potasse {chlorate).
ALOES. — On l'extrait des différentes espèces d'aloès [aloe soccotrina, pcrfoliula et spicuta). L'aloès de bonne qualité s'obtieut tantôt ])ar expression des feuilles de ces arbres, tantôt elle s'écoule spontanément des feuilles dont on a coupé la iiointe et qu'on a suspendues sens dessus dessous. Le suc est fdtré et évaporé à une douce chaleur; l'extrait qu'on obtient ainsi devient peu k peu si dur, qu'on peut le réduire en poudre. Ou rencontre dans le commerce plusieurs espèces d'aloès, savoir: l'aloès lucide, l'uloès soccotrin et l'aloès liépniique, que l'on iirépare iKuis différents endroits, et (jui ne se' distinguent les uns des autres que par leur couleur. L'espèce connue sous le nom d'aloès rabalUn s'obtient en décoctionnant les feuilles.
L'aloès est brun ou jaune rougeâtre ; sa saveur est très-amère. Il se dissout en grande partie dans l'eau et dans l'alcool. L'eau laisse, sans la dissoudre, une substance brune, pulvérulente, qui se dissout jusqu'à un certain point dans l'eau bouillante, mais se précipite en majeure partie jiendant le refroidissement.
L'aloès est très-employé en médecine ; c'est un des purgatifs les plus actifs et les plus usités.
ALQUIFOUX. Voii. Plomb [sulfure).
ALUMINIÎ {oxyde d'aluminium). — Cette terre est le principe constituant principal des terres argileuses, des ardoises, des mines d'alun, etc. Elle n'a été désignée comme une terre particulière qu'en 1754, par ftlarggraff, et comme un oxyde, que depuis les travaux importants de Davy sur la potasse et la soiule.
L'alumine native, la plus voisine de son état de pureté, existe dans le saphir, le rubis, les pierres orientales, la wavellite, etc. Elle est la base des kaolins , des terres à pipe, des terres à foulon, des bols, des ocres, etc., etc.
L'alumine pure est blanche, pulvéï'idente, douce au toucher, happant la langue, et formant, avec la sabve, une joAte douce ; elli; est inodore, insipide, fusible seulement au chalumeau oxyliydrogène ; le calorique ne l'ait que diminuer son volun)e en augmentant sa dureté ; c'est sur cette propriété qu'est construit le pyromètre de Wedwood. Elle se môle en toutes proportions avec l'eau, en garde une partie, sans ceiieudant s'y dissoudre. On éprouve la plus grande peine à en séparer les dernières portions de celle qu'elle a absoi'bée. L'alumine unie à l'eau jouit d'une ])ropriété plasti(jue qu'elle perd ]jar la calcination ; on la lui rend en la faisant dissoudre dans les acides ; elle a la plus grande aflinité pou-r les matières colorantes végétales, avec lesquelles elle s'unit et se précipite pour former les diverses laques.
11 faut distinguer l'alumine cristallisée, naturelle, de l'alumine préparée artilicielleuient. La première cristallise comme l'oxyde de fer, avec lequel elle est isomorphe. Elle est très-compacte, presque aussi dure que le diamant, et ordinairement colorée ; elle est connue comme pierre précieuse, sousl«s uoms de rubis et de saphir ; sa densité est 4, 2, nombre cjui rappelle la densité de la baryte. Le corindon est une variété d'alumine moins pure que le rubis et le saphir. L'alumine préparée dans les laboratoires se j)résente sous l'orme de poudre blanche, insipide, inodore, douce au toucjier, happant à la langue, et sans indice de cristallisation. Sa densité est 2, 0 ; par conséquent, elle est beaucoup moins considérable que celle de l'alumine naturelle cristallisée. L'alumine est infusible au feu des fourneaux ordinaires. Cependant, à la température blanche, elle se ramasse en morceaux assez compactes [lour faire feu au briquet. A la flamme du chalumeau, elle foud en une masse vi-
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treuso, transparente, presque aussi dure que le iiil)is, dont on imite la couleur avec l'oxyde de chrome.
L"alumino est roniplélenuMif insolulile dansTeau: cependant elle t'nrnie nve(t l'eau d(^s hydrates dont [liusicurs cxistenl natnrelleuienl, (connue le (/j/jtsiU' el le (liusporc.
Les substancîcs ahiinineuses sont Irt's-ré- |iandues dans la nature, h'arf/ilr, la Irrrc glaise, la terre de pipe, le kaolin, ïdliai , sont de l'aluniine impure, descomiiiuaisons d'alumine avec de l'oxyde de fer, de la magnésie, de la ])otasse. de l'acide silicitjue, de l'acide snifin-(jiie, etc.
L'alumine entre dans la composition de la faïence, de la porcelaine, des l>ri(jues, de la poterie, etc. Le sa])hir, le rubis (l'alumine cristallisée), sont employés comme pierres d'ornemout.
Plusieurs sels formés par cet oxyde, tels c|ue le sulfate dou])le d'alumine et de potasse, et l'acétate d'alumine, sonl d'un grand usage dans la teiiihire, à cause de la propi'iélé qu'a cet oxyde de se combiner avec les matières colorantes et de les fixer sur les tissus.
Mêlé avec la silice et la craie , l'oxyde d'alinuinium forme ces terres grasses qu'on désigne sous le nom de marnes, el qui sont quelquefiiis employées eu agiiculture pour amtuder les terres trop sableuses, et les rendre plus propres à la culture tle certains végétaux.
Silicute d'alumine. — Plusieurs de ces sels se rencontrent dans la nature, et sont trèsabondants: tels sont les différentes espèces d'argile, le kaolin ou terre à porcelaine, qui sont formées d'acide siliciquo et d'alumine.
Le silicate d'alumine, uni au silicate de potasse ou do soude, constitue un assez grand nombre de minéraux, tels que le feldspath , Vampliigènc, Valbitc, le pétulite, le triphane, etc. Le silicate d'alumine dans ces derniers est combiné à une petite quantité de silicate de lithium.
ALU.IIINIUM. — Ce métal tire son nom {Yulumen, dénomination latine de l'alun, sol double composé d'alumine, de potasse et d'acide sulfurique.
Après un grand nombre d'essais infructueux, (ju couronnés seulement d'un succès foi't incomplet, qui avaient été tentés par Davy, Berzélius et OErsted, Wœhler est cntin parvenu à isoler l'aluminium en 1828. Il existe dans la nature combiné à l'oxygène, et forme un oxyde que l'on a d'abord désigné sous le nom d'alumine. Cet oxyde d'aluminium se rencontre rarement à l'état de (lureté, mais le plus souvent uni à d'autres oxydes , et princi[)alement à la silice. Il forme, avec cette dernière, une variété de minéraux connus sous le nom d'argiles , terres argileuses. On le trouve encore uni à l'acide sulfurique dans un sel que la nature offre tout formé dans certains pays, et que les anciens ont connu sous le nom d'alun, bien qu'ils aient ignoré sa véritable composition.
L'aluminium ne peut être obtenu aisé-
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mont qu'en décomposant lo cblonn'e d'aluniiiiiiun parle potassium, f/onniic l'a observé M. Wo'iher. On place par couches ce chliiviH'v. dans un creuset de platine avec des morceanx aplatis de potassium. On fixe le couvercle avec un lil métiilliiiue , et on chanlle avec la \am\ni à (^sjtrit de vin. La réduction s'oi)èr(> avec un si grand dégagement (le chaiein-, que le cr(Miset devient rouge blanc. Le |)olassinni s'em|iaredu cbiore potu' former du chlorure de pof-isstum, et raluminiiun est mis à nu. On laisse refroidir le creuset et on y verse de l'eau, qui dissout le chlonu'o de potassium et laisse préci|)iter l'aluminium en une ]ioudre noirâtre qu'on recueille et qu'on lave à plusieurs rej)rises.
L'aluminium ainsi obtenu se présente en une poudre grise nouAtro, qui [)reiid l'éclat métalli(pie et brillant par le frottement contre un corps dur. Ce métal est infusible à la chaleur qu'on |ieut produire dans les meilleures forges. L'air n'a aucune action sur lui h la température ordinaire, mais à une chaleur rouge il le fait briHer rapidement et lo convertit en une poudre blanche qui est de l'oxyde d'aluminium. L'eaufroide pai ait sans -action sur ce métal , mais à une chaleur dé -f 100, elle l'oxyde peu h peu par suite de sa décomposition. Les acides ne l'attaquent aussi qu'il chaud el l'oxydent en le dissolvant, ce qiii démontre que l'adinité de ce -métal pour l'oxygène n'est pas aussi grande qu'on le supposait avant les expériences de M. Wœhler.
A'LUMINITE. Voy. Alunttes.
ALUN (sulfate double d'alumine et de potasse, on d'alumine et d'ammoniaque). — Ces deux sels, identiques par un grand nombre de leurs propriétés sont connus dL'])uis longtemps sous le nom d'alun : ils sont distingués l'un de l'autre i)ar les noms alun à base de potasse, alun à base d'ammoniaque.
On les obtient par plusieurs procédés : 1° en combinant directement le sulfate d'alumine à l'un ou à l'autre de ces sels : c'est le seul procédé pour celui à base d'amruoniaque ; quant à l'autre, on peut l'extraire des terrains volcaniques, où il existe tout formé, eu les lessivant avec de l'eau, et concentrant la solution dans des chaudières de plomb : c'est ce qu'on praiique à la Solfatare, dans le royaume de Naples ; 2° en calcinant, comme on le fait aux environs de Rome, à Tolfa, à Piombino,etc.,les roches qui contiennent le sous-sulfate d'alumine et de potasse j)ur ou mêlé à la «lice. Par l'action de la chaleur, une portion d'alumine se sépare d'elle-même, ou s'unit à la silice (jui se rencontre dans la roche, ce cjui contribue à convertir le suussulfate d'alumine et de potasse en sulfate neulre soluble dans l'eau. Celte opération, qui n'exige pas une chaleur trop élevée, se pratique ordinairement dans les fours où la tempe, ature peut èlr,; réglée à volonté. Toutefois, c'est en traitant par l'eau chaude Je résidu de celte calcinatiun, et concentrant la solution, qu'on en relire l'alun ; 3" dans les pays où le sulfure de fer se trouve naturel"
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lement raêlé h l'argile ou à des schistes , on reiiiploie pour la confection de l'alun. A cet ell'ct, ou lo réduit en poudre, ctonen forme des tas que l'on Imiiiecte avec de l'eau : il en résulte peu à peu, par l'action de l'oxygène sur le soufre et le fer, du protosulfato de fer et une certaine quantité de sulfiite d'alumine qui se forme par suite de la décomposition du premier sel par l'alumine ([ui entre dans l'argile. Au bout d'un an, on lave la matière avec de l'eau qui dissout ces deux sels, et par l'évaporation et la concentration le protosulfate de fer cristallise, tandis que le sulfate d'alumine, qui est très-soluble et difticile à obtenir cristallisé , reste dans les eaux-mères. En y ajoutantdu sulfate de potasse ou du sulfate d'ammoniaque, il se forme à l'instant de l'alun qui se précipite en petits cristaux qu'on lave avec une petite quantité d'eau froide, et qu'on fait ensuite redissoudre dans l'eau chaude et cristalliser. Ce n'est que lorsque les schistes, mêlés au sulfure de fer, sont très-denses, qu'on les calcine avant de les exposer à l'air; k" dans quelques circonstances on prépare directement l'alun en trailant les argiles pures par l'acide sulfurique étendu d'eau, concentrant le sulfate d'alumine qui s'est produit et l'unissant au sulfate de potasse ou d'ammoniaque. Lorsque les argiles sont ferrugineuses, on les expose à la chaleur rouge pour décomposer l'hydrate de fer, le suroxyder et le rendre moins soluble dans l'acide sulfurique faible.
L'alun préparé par l'un des procédés indiqués ci-dessus ne peut être regardé comme [)ur qu'après avoir subi plusieurs cristallisations qui le privent pour la plus grande partie du sulfate de fer qu'il contient.
On emploie l'alun en teinture et dans les impi-essions comme mordant pour fixer les couleurs sur les tissus ; en précipitant l'alumine avec le bleu de Prusse, on dégrade co bleu jusqu'aux nuances les plus pâles. L'alun s'em[iloie aussi dans ce but à la préparation des couleurs des papiers peints.
C'est en précipitant , par le carbonate de soude, l'aUimine en })résence des matières colorantes, notamment de la garance, que l'on obtient les dijférentes laques. On a maintes foisappliqué en grand l'alumine en gelée, ou l'alun précipité par les bases alcalines ou par la chaux pour décolorer les sirops ; mais on est presque toujours revenu à l'emploi du charbon d'os. M. Darcet a fait employer l'alun en poudre pour la désinfection des urines à Vichy ; on l'emploie dans la proportion de-yà T millième pour la claiification des eaux limoneuses de la Seine, du Nil : il se forme,sousriulluence du carbonate de chaux, de l'alun alumine qui entraine, en se précipitant, les matières en suspension. L'alun ajouté dans la distillalion de l'eau de mer prévient en partie l'altération des matières organiques et l'odeur désagréable de l'eau distdiée ; l'alun est indispensable aux collages des papiers, soit par les savons résineux, soit pur la gélatine ; on l'emploie pour empêcher l'altération des colles fortes, surtout dus colles
aubaquet, sur lesquelles il agit comme dans la pré|iaration dite alunar/e des peaux avec leurs poils, des cuirs hongrof/és et dans la taxidermie. L'alun l'orme alors une sorte de combinaison, qui peut se défaire, car ces peaux et cuirs peuvent donner de la gélatine, après des lavages à l'eau de chaux, tandis qu'aucun moyen n'a permis d'extraire la gélatme des cuirs tannés. On clari/ie tes suifs à l'alun, qui crispe et préci|iite dans la matière grasse fondue, les débris membraneux. L'alun s'emploie comme astringent en médecine. Après l'avoir desséché à une température ménagée, qui le boursoufle en vaporisant l'eau de cristallisation, on s'en sert en chirurgie pour ronger les chairs boursouflées, amollies : il est alors connu sous le nom d'alun calciné. On fait usage de l'alun dépotasse, exclusivement, poin- préparer un pyrophore, pour fabriquer lesnoMveaux plâtres durs, enlin, pour mettre les bijoux en couleur, en les passant au feu dans une composition formée d'alun , 2 kilogr.; azotate de potasse, 2 ; sulfate de fer, 1 ; et couperose, 1 ; mêlés et dissous à 100° avec 3 kdogr. d'eau.
Depuis fort longtemps on connaît la propriété que possède l'alun d'éclaircir les eaux troubles. En Chine, on met un morceau de ce sel dans le creux de la jointure d'un bambou percé de plusieurs trous, et on agite fortement l'eau trouble avec ce bambou i)endant plusieurs minutes. Cela suffit pour clarilior leau et la rendre potable.
Les blanchisseuses des environs de Paris se servent du môme moyen pour éclaircir les eaux de la Seine que les orages ont rendues troubles (1).
M. Félix d'Arcet, pendant son séjour en Egypte, dans les années 1828 et 1829, y a fait adopter l'usage de l'alun. Il a constaté qu'avec un \ gramme d'alun par litre d'eau du Nil, qui renferme, pendant l'inondation, jusqu'à 8 grammes de matières en suspension par litre, on obtient en une heure une clarihcation complète. Avec moitié moins de sel, l'etfet est analogue, mais exige plus de temps. Pour les eaux de la Seine, il faut tout au plus 2 décigrammes d'alun par litre, soit par conséquent 2 kilog. par hectolitre d'eau.
Reste k savoir si l'eau clarifiée par l'alun est aussi salubre qu'auparavant. M. Boutigny , d'Evreux, prétend qu'il y reste des
(1) En Egypte, on se sert d'un petit pain d'amandes pour clarilier l'eau. Le sacca ou porteur d'eau en frotte l'intérieur des vases qui renlernient le liquide, en faisant entendre un silllenient aigu qu'il croit indispensable à la bonne réussite de l'opéialion ; puis il agite l'eau fortement en tous sens et la laisse en repos pendant plusieurs heures. Elle esl alors trés-limpide et très-claire. C'est l'huile, provenant de la division du pain d'amandes, qui s'unit aux matières terreuses en suspension dans l'eau, les graisse pour ainsi dire, et les précipite en facilitant leur séparation d'avec le liquide. Au Caire et dans tous les bazars de l'Egypte, on vend de ces petits pains d'amandes au prix de 5 paras, ou environ i centimes. Au Sennaaret à Dongolah en Nubie, on em|iloie pour le même (d)jet des lèves, des haricots et iucmio des graines de ricin.
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traces soiisiblos do ce sel, et il pcnso que cela p(Hi(, h la longue, exercer une fôcheiiso influence sur la sauté. Si cela est, l'emploi des tiltres de charbon, ciuoiquc plus long, serait préférable lorsque l'eau doit servir de boisson (1).
En 1830, le chevalier Origo, colonel des jionipiers de la ville de Rome, a reconnu que l'eau saturée d'alun et tenant en suspension de l'argile, éleint beaucoup plus vite tes incendies que l'eau ordinaire. C'est la reproduction du procédé qu'euqiloyaient les Yigili de l'ancienne Uomo, puisqu'à cesépo- (|ues reculées, on faisait usage d'un mélange d'eau, de vinaigre et d'argile pour arrêter les progrès du feu. La faible déjiense qu'occasionnerait le procédé de M. Origo serait bien compensée par la rapidité avec lacjuelle on parviendrait à maîtriser l'action (lu feu (2).
ALUNITE {aiuminitc, etc.). — Cette substance se trouve dans le voisinage des terrains trachytiques, particulièrement dans les parties qui semblent avoir été remaniées par les eaux.
L'alunite est une matière très-précieuse pour la fabrication de l'alun , et elle est exploitée pour cet usage dans quelques localités où elle est abondante (Tolfa.Musaj, Beregszaz). Il suffit, pour préparer ce sel, de grider l'alunile et de la transporter sur une aire, où on l'arrose continuellement pour la faire ellleurir et la réduire en pùte; on procède ensuite au lessivage à chaud, puis à la cristallisation. L'alun qu'on obtient immédiatement , sans aucune addition de matière potassée, est extrêmement pur-, il a été longtemps recherché dans le commerce , où
(1) M. Arago parlait un jour de l'alunage de l'eau à un ingénieur anglais qui se lamentait sur l'imperfection actuelle des moyens de purilicaiion en grand. « Ah! que me proposez-vous, répondit-il sur-lechamp ; l'eau, comme la femme de César, doit être à l'abri du soupçon, i Voilà, dit M. Arago, dans une l'orme pcul-eire singulière, mais vraie, la condamnation définitive de tout moyen de clarification qui introduit dans l'eau de rivière quelque nouvelle substance dont elle était d'abord chimiquement dépourvue. Il est ici question de l'eau qui doit servir de boisson, car pour celle qu'on applique aux autres usages de la vie, il est indiffèrent qu'elle renferme de 1 alun, du sulfate de soude ou autres sels analogues, surtout en aussi petites proportions.
(2) M. Gaudin, calculateur du bureau des longitudes, a propose, en 1830, de faire servir au même usage l'eau chargée de chlorure de calcium, compose qui réunit à la fois l'abondance et le bas prix, la fusibilité et la soluliilité la plus grande et la plus persistante, la décomposition la plus diflicile, et par conséquent, vis-à-vis du bois en ignition, l'ailhérence et la pénétration la plus iniime, toutes qualités précieuses, sinon indispensables, pour l'objet en vue. Injecté en solution médiocrement concentrée sur des charbons ardents, il les couvre à l'instant d'une couche vitreuse qui arrête la combustion sur tous les points de la surface. La potasse du commerce peut remplir le même effet que l'alun et le chlorure de calcium. Le docteur Claimy a publié, en 1843, que le sel ammoniac brut est très-efficace dans les cas d'incendie; la dissolution, faite dans les proportions de 28 grammes de sel par litre d'eau, arrête instantanément le feu le plus violent.
DlCTlONN. DIS CuiMIE.
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il était connu sous le nom (YAliin d« Rome , avant qu'on ait eu l'idée de le fabriquer de toutes pièces, et de l'obtenir, dès lors, aussi I)ur en (pielque sorte qu'on le désire.
AMALCiAMK. )'«//. Mer(;ijre (usages).
AMANDE. Voy. lirii.Es.
AMBRE. — L'ambre est communément appelé ambre gris , pour le distinguer de Vamhrc jaune , dénomination sous laquelle on désigne quelquefois le succin. Cette substance se trouve principalement dans les contrées chaudes de la terre , llottant fi la surface des eaux de la mer, ou rejetée sur les côtes. Le meilleur ambre vient de Madagascar, de Surinam et de Java. Depuis qu'on l'a trouvé dans le canal intestinal du physeter macrocephalus , mêlé avec des becs de sepia oclopodia , et des débris de plusieurs animaux marins qui font la nourriture de ce cétacé , on a été conduit à supposer que c'est une production morbide, analogue aux calculs biliaires, conjecture qui est encore la plus vraisemblable de toutes celles qu'on a émises relativement à son origine , et en faveur de laquelle parle aussi sa composition chimique. On recueille l'amijre , qui est un objet de commerce à cause de son odeur, faible à la vérité, mais agréable.
L'ambre de bonne qualité est solide et opaque , d'une couleur de gris clair , plus foncée à l'extérieur , et parsemé de stries jaunes ou rougeàtres. Quand on le chautle ou qu'on le frotte, il répand une odeur que la plupart des homtues trouvent agréable. Il n'est point dur , et on peut l'écraser entre les doigts.
L'ambre sert comme parfum. La plus odorante de ses préparations est sa dissolution dans l'alcool ; aussi est-ce sous cette forme qu'on l'emploie de préférence.
AMBRE JAUNE. Voy. SucciN.
AMER DE WELTHER. Voy. Chimie animale.
AMÉTHISTE. Voy. Quartz.
AMÉTHISTE ORIENTALE. Voy. Saphir.
AMIANTE (asbeste, Un des montagnes, etc.). — Il existe dans les terrains primitifs, principalement dans des roches de serpentine qu'il traverse en veines minces , et parfois dans des roches de gneiss , accompagné de feldspath. Ce minéral est en filaïueuts plus ou moins flexibles et élastiques : éclat nacré, texture fibreuse , doux au toucher. On connaît un grand nombre de minéraux qui ont de l'analogie avec l'amiante , tels que l'amphibole , l'épidote, le diallage , le pyroxène, la tourmaline, etc.
Il est bien reconnu que les anciens fabriquaient , avec l'amiante , le lin et l'huile, des étolfes dans lesquelles ils enveloppaient les cadavres avant de les placer sur le bûcher, pour recueillir ensuite leurs cendres. Ces étiiifes salies reprennent, il est vrai, leur blancheur en les exposant au feu, mais elles perdent un jieu de leur poids , et , par une longue exposition ?i une temjiérature élevée, une partie de leur llcxibilité. Ces tissus, faits avec l'auiiante , le lin et l'huile , exposés à un feu sullisant, le lin et l'huile brûlent,