‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 160 sur 354 · HEM · texte numérisé non relu

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fiiriqiie est, au contraire, le plus fort de tous

les arides.

,3° Oiiand ils s'unissent avec un im'tal, il résLiUo de là un sel. La combinaison du chlore avec le métal appelé sodium est notre sel de cuisine, dont le nom générique de sel a été appliqué avec le temps à une série entière de corps analogues. Les oxydes auxquels l'oxygène donne lieu en s'unissantaux métaux électro-positifs portent la dénomination do bases salili:ibles, ceux qui naissent de son union avec les métaux électro-négatifs ont reçu celle d'acides, et de la combinaison d'un acide avec une base salKîable, il résulte également un sel. Par exemple, la combinaison du soufre, de l'oxygène et du fer, a une si complète analogie avec celle du chlore et du fer, ([ue quand la forme cristalline se trouve détruite, il est impossible de les distinguer l'une de l'autre par leurs caractères extérieurs, et qu'il faut avoir recours à l'analyse chimique pour y parvenir. Quand le soufre s'unit avec un métal, il résulte de là un corps qui ne ressemble point à un sel, et les sulfures métalliques électro-positifs, en s'unissant avec les sulfures métalliques électro-négatifs, produisent des corps salins, absolument comme font les bases saliliables en se combinant avec les acides. L'azote est presque entièrement privé de la propriété de s'unir avec les métaux, et le phosphore n'en jouit qu'à' un degré très-faible.

Cette propriété qu'ont le chlore, le brome, l'iode et le fluor, de donner des sels avec les métaux, sans la coopération de l'oxygène, constitue leur caractère principal. Mais elle n'appartient pas exclusivement à ces quatre corps ; quelques composés la partagent avec eux : tel est, par exemple, celui des nitrures de carbone décrits sous le nom de cyanogène. Alin de pouvoir comprendre dans une appellation commune toute la classe des corps simples et composés, qui donnent des sels avec les métaux sans le concours de l'oxygène, on les a appelés corps fuilof/nies (formateurs de sels, corpora halogmia), et on a nommé les sels eux-mêmes sols haloïdes. Si nous poursuivons plus loin l'exemple précité du sulfate ferreux et du chlorure ferreux, nous trouvons le métal combiné, dans le dernier, avec du chlore, dans le premier, avec du soufre et de l'oxygène ; or, en considérant le soufre et l'oxygène comme unis ensemble, nous arrivons à l'idée d'un corps halogène composé, dans lequel entre comme élément, non-seulement l'oxygène de l'acide sulfurique, mais encore celui qui appartenait à l'oxyde ferreux avant la combinaison, et il ne serait pas difficile de considérer tous les sels comme étant des combinaisons d'un métal avec un corps halogène simple ou composé, si l'on pouvait jamais parvenir à isoler les corps halogènes composés qiii résulteraient de l'union de l'acide avec l'oxygène; lie la base. C'est à cause de cette circonstance qu'on a regardé pendant longtein|)s le chlore couune un de ces corps com[io.sés d'un railical inconnu (inuria, marinticuin) et de deux proportions d'oxygène, dont l'une le conver-

tissait en un acide, l'acide hydrochlonque, alors appelé murintiquc , et dont l'autre, qu'on croyait être la moitié de la précédente, suflisait précisément pour oxyder et convertir en base saliliabli! le uiétal avec lequel le chlore se combinait. Scheele, qui a découvert le chlore, l'envisageait déjà sous ce point de vue, et le désignait sous le nom d'acide marin déphlogistuiué, que les partisans de la chimie dite antiphlogistique traduisirent par celui d'acide murinlique oxygéné, et auquel Berzelius substitua ensuite celui d'hyperoxydale muriatique,\mrce que le nom d'acide oxyinuriatiqac iombiiit en partage au chlore, dans l'esprit de cette théorie. Les phénomènes que le chlore et les corps halogènes simples produisent avec d'autres corps sont tels, qu'on peut tout aussi bien les expliquer en adoptant cette théorie qu'en suivant celle d'après laquelle le chlore est considéré comme un corps simple, et la grande analogie qu'on remarque entre les sels résultant de l'union des métaux avec le chlore et ceux qui naissent de la combinaison des oxybases avec les oxacides, fut le motif qui engagea Berzelius, pendant longtemps, à regarder comme plus probable, par conséquent, à défendre les anciennes vues, suivant lesquelles le chlore est un corps oxydé. Cependant la circonstance qu'on n'est jamais parvenu à retirer de l'oxygène, soit du chlore lui-même, soit d'aucun muriate sec, jointe à la manière dont le carbone se comporte avec le chlore, paraissait démontrer qu'on ne doit point considérer ce dernier comme un corps contenant de l'oxygène ; et depuis qu'on a découvert des sels formés par l'union des métaux avec un corps halogène composé, des sels dans lesquels l'absence de l'oxygène est hors do doute, il n'y avait plus le moindre motif de demeurer fidèle à l'ancienne théorie, c'est-à-dire de ranger le chlore parmi les corps oxygénés. Gay-Lussac et Thénard furent les premiers qui démontrèrent qu'on est tout aussi fondé, sinon môme plus, à le considérer comme un corps composé ; mais ils laissèrent le choix libre entre les deux opinions, et ce fut Davy qui, conduit aux mêmes vues par ses expériences, établit la théorie actuelle , comme étant la seule exacte,

HARENGS, comment on les saure. Yoy.

Conservation des matières organiques.

HAR.VIONICA CHIMIQUE. Yoy. Hydrogêne.

HÉMACHROINE («laa, sang, et />'-•. J^ teins); syn. hématosine. — On désigne sous ces noms le principe colorant pur du sang, débarrassé des ditférentes substances auxquelles il est uni dans le sang des animaux ; il peut exister sous trois états différents : 1° en suspension dans le sérum, 2° dissous ^ dans l'eau, 3" à l'état coagulé et insoluble dans l'eau.

M. Brande, qui en a démontré le premier l'existence et les caractères , l'obtient en abandonnant à lui-même le sang séparé do sa ûbrine par l'agitation : il se dépose peu à

ses

IIDM

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