‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 161 sur 354 · HOM · texte numérisé non relu

HOM

peu (lu s(^runi,nKMt.^ encore à un peu d'alljuaiini^ cl (le libriiu'.

Bcr/.eliiis ciiiiiloie un nuire procède', (pii cOMsisle .'i couper en tramlics minces le caillol (lu saui^ bicu (^y;.('i'"'''< '•' picsser enti'e des feuilles de papier josepli (lour enlever le sérum (pu peul y resler, et aie tiitiu'cr ensuile dans l'eau pour dissoudiu^ la malii~'ro colorante et la S(''parer de la lilirine. Kn exposant alors la solution ii l'action de la clialeur au-dessous de j- (iO", il en vaporise l'eau et obtient la matière colorante.

Décomposée par le feu, elle donne tous les pi'oduits des substances azotées, et laisse un charbon (lui l'ournit j)arson incinération une cendre rouge;\lre formée de la moitié de son poids de (leroxyde de fer, de piiosphate, de carbonate de chaux et de sous-phosphate do for.

Comme la présence du fer ne peut ùtre démontrée par les réactifs dans les solutions acides de la matière colorante, Berzelius pense avec raison ([ue celle-ci le contient à l'état métalliijue. et qu'il fait partie de ses éléments (1).

(1) I.a proportion du fer dans le sang de l'homme a par» si considérable à Mengliini, qu'il laisse ennevoir l'espi'rance d'en fal)iii|ner un jour des clous, des épées, des instruments de toute espèce. Deyeux et Parnientier avaient en l'ingénieuse idée de l'aire frapper, avec le fer retiré de leur sang, des médailles destinées à étiMiiiser la mémoire des hommes célèhres. D'aprcs M. Lecanu, l'hémaiosine coiuienl une proportion de 1er représentant environ les 7/I00''* de son poi.ls. La (piaiitilc du sang qui se trouve dans le corps d'un adulte étant estimée à 15 kilogrammes, et cette quantité de liquide renfermant deux grammes 4U (le fer niétallii|ue, il s'ensuit qu'il y aurait, dans le sang des 5"2 millions d'habitants de la France, 77,248 kilogrammes de fer métalli(|ue.

« C'est trop peu de fer dans le sang, dit M. Lecanu, pour qu'on en fabrique des instruments de tonte espèce, suivant la pensée de Menghini, et, par contre, peul-etre trop pour que l'on puisse admettre sans réserve qu'il provient uniquement des aliments, t

En dernière analyse, le sang veineux de l'homme est formé, sur 100 parties, de

Eau, 790,3707 ■!

Albumine, 09,8040 |

Matière grasses, ex- |

Iractives et sels, 1 0,9800 .

Fibrine, 2,9480

Hémalosine, 2 270ii

Albumine, 123,0273

Sérum, 869,1547

Globules, 130,8453

Un baron allemand, homme d'une famille très-ancienne, ayant les seize quartiers dans chacpie lignée, suivait, à Berlin, le cours de chimie qu'y professait alors le célèbre Klaproth. Un jour, comme le baron se rendait au laboratoire du chimiste, sa voiture versa en chemin, et lui el son cocher furent tellement meurtris par la chute, que le chirurgien appelé crut devoir les saigner l'un et l'autre. Le baron conçut alors la pensée de mettre à profit cet accident pour éclaircir une question qui l'avait souvent occupé ; il voulait déterminer si le sang d'un baron alleman.l et celui d'un homme du peuple sont, en elfel, de dilfèrenle nature, comme on l'a prétendu. En conséquence, le produit des deux saignées ayant été recueilli en deux vases dilfércnts, il l'adressa au chimiste, avec prière de le soumettre à la plus exacte

Dans un nouveau travail, publié en 1830, M. Lecanu a déuionlré (pic la matière coloraiilc ohlciHic par ce dernier |)iocé(lé n'est point pure, iiu'cUc conliciit encore une ccrtaiiK^ (piaiitité d'albumine ipii lui est combinée.

Il résulte des recherches de M. Coudœviir t]ue la matière colorante du sang |ieut être obtenue (exemple dc^ fer. L'hématosine ((>• H" N' O" Fe), préparée d'après la méthnde de Saiison, ne perd pas tout sou fer, nièiwe après une digestion de plusieurs joiws d;»'fls l'acide chlorhydriciue ou l'acide sulfuri(pie étendu. A l'elfet d'enlever tout le fer, l'iiématosinc est traitée par l'acide sulfuri(jue (concentré , et conservée pendant plusieurs jours dans des flacons fermés. Par l'addition de l'eau, il sedégagedes bulles d'hydrogène, ce qui prouve cjuc l'hématosine contient le fer dans un état qui sollicite l'oxydation. La liqueur filtrée renferme du sulfate de fer. La matière qui reste sur le liltre est de nouveau lavée à l'eau, et desséchée à 120°. L'analyse y fait reconnaître la présence du fer. Traitée de nouveau par l'acide sulfuiique, l'hématosine ne renferme plus que quelques traces do fer. M. Mulder conclut de là que l'hématosine pure doit être considérée comme un coluposé dans lequel n'entre point de fer, et représentée par la formule : C* U" N' 0», HÉMATITE. Voy. Limomte.

HÉMATOSINE. Voy. Hémachroïne.

HIBCIQUE (acid(A), de liirvus, bouc— On l'obtient en saponitiant ïhircine ou les graisses de bouc et de mouton.

HOMBERG. — L'année de la mort de Nie.

Léinery, mourut aussi, et presque jour pour jour, Homberg, gentilhomme allemand, qui a donné son nom à diverses préparations, telles que son sel sédatif, qui n'est antre chose cjue l'acide borique, son phosphore, qui n'est que l'oxychlorure de calcium fondu, et son pyrophore, qu'on étudie encore dans tous les cours. On a seulement, il est vrai, un peu modifié sa préparation, qui consistait à calciner l'alun avec la matière fécale humaine, qu'on remplace par toute autre matière organique. Homberg était l'un des chimistes les plus instruits de son époque et l'un des plus [lassionnés pour la science. 11 était né en 1652, <i Batavia, dans File de Java, et avait fait ses éludes à Leipsick. Doué d'un esprit lent, et privé de la faculté de s'exprimer avec facilité, il eût fait un très-mauvais professeur; mais il a rempli le rôle dans lequel il pouvait être le plus utile. Inventant peu, il aimait à rassembler les travaux des autres. Aussi le voit-on passer une grande partie de

analyse. L'analyse faite, elle donna la même quantité des différenis principes du sarig; seulement, le sang du baron contenait 200 parties d'eau de plus que celui du cocher, circonstance qui eût été à l'avantage de ce dernier, si celte petite dilliTence avait mérité qu'on y fit attention. Le seigneur allemand, enchante de ce résultat, transmit au piécepteur de son lils copie de l'analyse en (piestion, en lui recommandant bien de la mettre sous les yeux du jeime baron, toutes les fois qu'il paraîtrait nîgarder son sang comme plus pur (pie celui des autres homiues !

sa vie îi voyager, parroiirant l'Halie , la France, la Hoilaiide, la Prusso, la Suède, visitant tous les cliiniistes les plus renommés, tels que Kunckel, Baudoin et Ijeaucouji d'autres, tAchant de se procurer leurs recettes, aclictant un secret par un autre, mettant ensuite au jour tous les procédés qu'il tiarvenait à connaître, et publiant une multitude de ])etits mémoires détachés, pleins de ces faits que d'autres cherchaient à soustraire à la connaissance du public.

Vous le voyez , les temps étaient venus. Dans chaque chimiste de cette éiioque se dévoile le même besoin de publicité le même besoin de communication libre de la pensée. L'esprit vif de Lémery se trouve jeté dans cette voie par les nécessités de la discussion oi'ale ; l'esprit plus lent de Honiberg est poussé dans la même route par les nécessités de la discussion écrite. Les a|iiilaudissements de la foule arrachent à Léniery les vérités qu'il laisse tomber du haut de sa chaire. Les éloges de quelques esprits choisis sulhsent pour déterminer Honiberg à confier ses pensées les plus secrètes à la publicité des recueils académiques.

HOMME, de son alimentation au point de vue i'hinii{{ne. Voy. Aliments.

HOUBLON. Voij. Bière.

HOUILLE [charbon de terre, houille grasse, etc.). — Substance opaque, noire, temlie, s'allumant et brûlant avec facilité, avec llamme, fumée noire et odeur bitumineuse. Fondant, se gonllanl pendant la combustion, de manière à ce que les morceauxse collent entre eux; donnant, lorsqu'elle a cessé de llaml)er, un charbon poreux, léger, solide, dur, d'un éclat niétallnide, à surface largement mammclonnée. Donnant à la distillation des matières bitumineuses, de l'eau, des gaz, souvent de l'aunnoniaque, et laissant un charbon brillant, cclluleux, c[ui a pris la forme du vase distillatoire.

La houille se compose de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote, en différentes proportions, suivant les espèces.

La jirésence de l'azote dans la houille est nn fait remarquable. On jiense en général que les houilles, aussi bien que les autres combustibles minéraux, sont dues à des végétaux enfouis à diveises éjioques dans le sein de la terre, et qui y ont subi une décomposition ]iarticulière; mais on sait que l'azote est peu abondant dans le règne végétal, et que c'est dans les produits du règne animal qu'il se trouve principalement; par conséquent la supposition d'une origine végétale pourrait bien ne pas être aussi fondée que l'on paraît le croire en général, et peutêtre devrait-on admettre que les animaux ont concouru à cette formation autant que les végétaux, à moins qu'on ne soit conduit à considérer les houilles comme purement inorganiques.

Gisement. — Les houilles ne commencent à se montrer que dans les dépôts arénacés, désignés sous le nom de terrain houiller. Ce tel rain, qui forme des collines plus ou moins élevées,quelquefoisde très-hautes montagnes,

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