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verser l'acide lorsque tout est (Iispos(5 pour recevoir le ^az.
Un second tube , trois fois courbé h angle droit, conduit l'iiydrogène sous la cloche en tôle peinte immergée dans l'eau d'un cuvier et maintenue par un poids assez fort, ou par des traverses boulonnées. Un tuyau en cuir é|)ais , adapté au haut de la cloche, conduit le gaz dans le ballon.
Quelque soin que l'on prenne , il se perd toujours un peu de gaz, et les dernières portions d'acide réagissent trôs-lontemont ; on doit employer un excès de matières premières de 10 pour 100 environ : ainsi , j)0ur introduire da;is l'enveloppe d'un ballon 300 mètres cubes d'hydrogène , on distribuera dans les tonneaux 1300 kilogr. de ferraille le moins possible oxyd"e, 15,000 kilogr. d'eau et 2,300 kilogr. d'acide sulfurique. Les solutions évaporées, en contact avec un excès de fer , décantées et refroidies, donneront 7,500 kilogr. de sulfate de fer cristallisé.
Il est facile de calculer la force ascensionnelle d'un ballon : en admettant que l'hydrogène impur pèse 100 grammes , tandis" que l'air pèse 1300 grammes, on voit qu'un poids de 1200 grammes équilibrerait 1 mètre cube d'hydrogène dans l'air, sauf le poids de l'enveloppe : le taffetas enduit d'huile de lin siccative pour les grands ballons pèse 250 grammes le mètre carré, il suffira donc de multiplier le nombre exprimant les surfaces en mètres carrés par 250 pour connaître le poids de l'enveloppe en grammes, et de diviser par 1000 pour convertir en kilogrammes le chiffre obtenu.
Le poids de l'enveloppe étant retranché du poids qui ferait équilibre au gaz , la différence indique la charge en cordages, agrès , nacelle, hommes et lest , que l'on peut donner au ballon, c'est-à-dire la charge , à 3 kilogr. près, équivalente à la force ascensionnelle qui imprime une vitesse modérée, mais suffisante.
On doit d'ailleurs vérifier cette force à l'aide d'une balance romaine. Afin do pouvoir redescendre à terre avec régularité, il faut munir l'aéronaute de moyens, sûrs et faciles , d'ouvrir des soupapes qui laissent échapper du gaz à volonté ; on doit, en outre, mettre à sa disposition assez de lest |)Our qu'il puisse le jeter en descendant, évitant ainsi l'accélération de vitesse due à la chute.
Quelques autres précautions sont indispensables : le ballon ne doit pas être entièrement rempli, car une dilatation accidentelle du gaz par les rayons du soleil pourrait faire rompre l'envelopiie et précipiter tout l'appareil sur le sol. A l'aide de ces précautions, Charles, Gay-Lussac et Biot, effectuèrent sans accident des ascensions durant lesquelles ils purent se livrer à d'importantes observations scientifiques ; la plus célèbre de toutes porta Gay-Lussac à une hauteur de 7,000 mètres et fournit à la science des ri'sultats précieux.
Huilons en baudruche. — On prépare sous diverses formes de sphéroïdes, de cylindres , d'ellipsoïdes, de poissons, d'cléiiluiiils, etc.,
des petits oallons en baudruche, pellicule d'intestins amincis à l'aide de faibles solutions alcalines (de potasse).
Ces envelo|)pes, très-légères, laissent aux K'tits aérostats une force ascensionnelle que es autres enveloppes ne pourraient permettre : un ballon sphérique d'un mètre cube pèse, vide, environ 85 grammes ou 183 grammes rempli d'hydrogène , il pourrait donc enlever un poids presque égal à 1300e'-— 1'83 ou 1115 grammes. Ces aérostats sont employéspourdesexpérienceset surtout comme objets d'amusement ; dans ce but encore on peut, à l'aide d'un petit tube évasé communiquant avec une vessie à robinet , insuffler du gai hydrogène, entier avec ce gaz des bulles de savon qui s'élèvent dans l'air et qui s'allument au contact d'un corps enflammé.
HYDROGÈNE PROTOCARBONÉ. Voy.
Hydr0re gazeux.
HYDROGÈNE ARSÉNIQUÉ. Voy. Arsemc.
HYDROGÈNE SULFURÉ. Voy. Sulfhy- DRiQUE (acide).
HY'DROGÈNE, son assimilation dans les végétaux. Voy. Nutrition des plantes.
HYDROGÈNE BICARBONÉ. — Ce gaz n'existe pas dans la nature. C'est un produit de l'art. 11 se forme dans une foule de circonstances ; dans la distillation des matières grasses, huileuses et bitumineuses, et, en général, dans la décomposition, par la chaleur, de la plupart des substances organiques.
Sa découverte a été postérieure à celle do l'hydrogène carboné , elle ne date que de 1796. On la doit à plusieurs chimistes hollandais, qui travaillaient en société.
Il est peu de gaz aussi intéressants que celui dont nous nous occupons, en raison des nombreuses applications qu'il reçoit chaque jour dans les arts. C'est lui qui constitue essentiellement le gaz de l'éclairage.
Samuel Hall, mécanicien anglais, a imaginé, en 1817, de faire servir la flamme de l'hydrogène bicarboné au grillage ou flambage des tissus de coton, qui ne peuvent être employés, au moins dans le plus grand nombre de cas , sans avoir été débarrassés du duvet cj[ui .recouvre les fils du coton et masque en partie leur finesse et leur éclat.
Green, chimiste allemand, a employé avec avantage, pour faire partir des ballons, l'hydrogène bicaiboné, qu'on obtient par la distillation de la houille. Il est un peu moins léger que l'hydrogène pur, mais son extraction est beaucoup moins coûteuse.
Un Anglais, Samuel Brown, a construit des machines dont le moteur est l'hydrogène bicarboné, et qui, d'après lui , ont tous les avantages des machines h vapeur, sans présenter les mêmes dangers. Mais ces machines n'ont point été adoptées.
D'autres Anglais ont essayé d'appliquer le même gaz aux divers usages de Véconoinie domestique. L'église de Saint-Michel, à Londres , i)ossède un calorifère de cinipiante-neuf centimètres de diamètre, qui y maintient constamment une température douce et ne consomme, pendant 8 à 9 heu-
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