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parler, du carbonate de soude en excès, on obtient des cristaux dans lesquels l'oxygène de la base est à celui de l'acide comme 2 : 5. Le biarséniate et le phosphate de potasse qui en résultent iirennent la môme forme, qui est un jirisme à bases carrées, terminé parlesfaces (l'uu octaèdre h bases carrôr-s; les angles sont les mômes dans l'un et l'autre prisme. Cet exemple d'isomorphisme est frappant.
D'un autre côté, la magnésie, les proto- Sydes de fer, do manganèse, et l'oxyde de ïinc, donnent la môme forme cristalline lorsqu'ils se combinent avec les mômes acides dans la môme proportion ; ce qui tend à prouver que deux substances qui ont la môme com|iosit on atomique cristallisent de la môme manière; mais la conséquence n'est pas rigoureusement exacte, car le phosphate et larséniale neutre de soude, quoi(pie ayant des formes presque identiques, montrent une petite dilférence dans les angles : h quelle cause (IcH-elle ôtre attribuée? nous verrons bientôt d'où elle peut jirijvenir. De là on a conclu que la l'orme pouvait être la conséquence de la composition atomique ; cette règle a néanmoins des exceptions, puisque le biarséniate et le biphosphate de soude, au môme degré de saturation et combinés avec les mômes ])roportions d'eau, prennent des formes cristallines différentes et inconciliables. Voici des corps isomorphes : 1° l'oxygène, le soufre, le sélénium; 2° le fluor, le chlore, le brôjme, l'iode ; 3' le phosphore et l'arsenic; i" le fer, l'aluminium, le silicium, le carbone et le magnésium. Il résulte des consid 'l'ations ])récé(lentes (jue la clnux, la magnésie, le protoxyde de mangunèsis de fer, l'oxyde de cuivre, de zinc, de cobalt, de nickel, a.ipartieunent à lui uièmegrou[)e isomorphe, parce qu'un atome de métal est combiné avec deux atomes d'oxygène. La heryt:', la strouliane, l'oxyde de plomb, appartiennent aussi à un groupe isomorphe. C'vsi par un pareil motif ([ue les foruies cristallines du sulfate de baryte, de strontiane, sont semblables, en ne [lerdant pas de vue néanmoins cette vérité que 'es formes peuvent être les mômes sans qu'il y ait égalité parfaite dans les angles correspondants. Nous rapporterons (juelques observations à cet égard qui ne seront pas sans intérêt pour le lecteur.
MM. Beudant et Mitscherlich ont observé que l'angle dièdre du sjiath d'Islande, qui est de 10d°5', variait dans les échantilluns (pii renferment plus ou moins de carbunate de magnésie, de fer, de manganèse; que l'angle augmentait ii mesure que la quantité des deux premiers deven;nt i)lus grande et dinnnuait pour celle du sec )nd. Les observations faites jusqu'ici tendent à prouver que la valeur de l'angle est la moyenne des angles des carbonates considérés isolément, et est proportionnelle à la quantité de chacun d'eux. Considérons, par exem])le, un carbonate qui reiiferme cinq i)articulcs de carbonate de cli'ux et une seule particule de carbonate de fer; l'angle dièdre du cristal est la sixième i)art!e de la somme formée ])ar cinq angles
de 105"5' et un angle de 107°, angle du carbonate de fer, c'est-ii-dire 103",2i', 10". On n'a encore trouvé que deux excei)tions à cette règle, encore croit-on qu'il y a mélange et non combinaison.
Nous avons présenté l'isomorphisme tel t qu'on l'a envisagé jusqu'ici; mais les recherches de M. Kopp sur la constitution des ciinibinaisons solides et liijuides, d'après les volumes, sont de nature à moditicr nos idées à cet égard, en nous montrant que les substances isomor|)hes ont to\ites un môme volume spécifique, qu'une différence entre les volumes spécifiques en entraîne nécessairement une dans les formes cristallines, et que risomorjihisme ne dépend i)as du nombre d'atomes qui entrent dans une combinaison, mais bien du volume qu'ils occupent dans cette combinaison.
Nous renvoyons au mémoire de M. Kopp, dans lequel oii trouvera un grand nombre de faits qui viennent à l'apimi de ses idées théoriques. Nous pensons ijue les vues nouvelles . qu'il vient d'émettre sur risomor[)hisme sont de nature à ôtre prises en considération par les physiciens et les chinnstes; passons au dimorphisme.
Un môme corps ne prend pas toujours le môme arrangement moléculaire; ainsi le soufre, qui est très-fluide quand il est près de cristalliser brusquement, sans acquérir de viscosité sensible, devient fortement visqueux quand on le chauffe bienaudelàdu degré où il cristallise. On ne peut s'empôcher de reconnaître ici que le dimorphisme du soufre ne provient que de la température à laquelle cette substance a cristallisé dans le système oclaédrique et dans le système prismatique. L'iodure rouge de mercure, porté à la température de 150 à 200", jirend une couleur jaune citron; si on abandonne cette iodure jaune à la température ordinaire, il reprend sa couleur rouge primitive, et les cristaux deviennent o|iaques, de translucides qu'ils étaient auparavant. Dans ces divers changements, le composé ne perd aucun de ses principes ; il faut donc qu'il y ait eu changement dans l'arrangement des niDlécules, et par suite modification dans le système cristallin. Il est bon nombre de substances, telles que le sucre, l'acide arsénieux, etc., dont l'arrangement moléculaire change avec la température. Nous avons vm exmuple remarquable de dimorphisme dans le charbon et le diamant, dont les principes constituants étant tes mômes, l'un cependant est noir et l'autre translucide.
Les exemples que nous venons de donner suffisent pour caractériser le dimorphisme 11 résulte toutefois des faits que nous venons de rapporter , qu'une môme substance composée des mômes éléments , combinée dans les mômes proj)ortions , peut affecter deux formes dill'érentes , pourvu que des circonstances particulières exercent une influence dans l'acte de la cristallisation. Voy. Atomes.
IVOIRE. — On appelle ainsi la substance qui constitue les énormes dents ou défenses