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tagne et le gris venlAtro, le rougo de cnriso, le roiigo (le c]i;iir,lo rouge brunillre ol le brun (le |irLine. Il est luat h riultTieur, opa- (lue, moins dur qnc le précédent, susceptible de prendre un beau poli ; cassure conchoïde.
Jaspe agate. — Se trouve toujours en masse dans les agates et les amygdaloïdes , blanc jaunâtre , blanc rougcAtre , jaune paille , etc. ; ces couleurs sont distribuées en zones et en rubans; il est dur, opaque; cassure conchoide , quelquefois translucide et souvent happant à la langue.
Jaspe porcelaine, — Celte espèce est regardée connue due à une argile schisteuse qui a été durcie par des feux souterrains ; le plus souvent il se présente en masse et morceaui anguleux ; il olfre quelquefois des em[)reintes végétales ; ses couleurs sont le bleu, le jaune, le gris, le rouge de brique, le noir grisAtre , le gris de cen.lre, etc. ; quoiqu'il ne soit ordinairement que d'une seule couleur , il présente souvent des dessins ipjagés et pointillés.
Jaspe opale. — Se trouve en masse dans le porphyre , dans la Hongrie et dans la Sibérie. Couleurs diverses , qui sont rouge , brun noirâtre, jaune d'ocre, etc. Quelque,
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fois en taches o( en veines, assez (îclalani, ordinairement opaque, facile h casser, cassure conelioïde.
JAUNE MINÉRAL de Naples ou de CasseL Vof/. Pi-oMB, chlorure
JAYEÏ (houille pici forme). — On le trouve dans les trois formations houilleuses, mais plus communément dans les montagnes de trapp, et parfois dans des dé|)ôts argileux entremêlés de succin. Ainsi MM. Julia de Fontanelle et Reboulh l'ont rencontré à Sainte-Colombe, où il a fait longtemps l'objet d'une grande exploitation. Le jayct est en masse ou en lames, ou bien sous forme de branches d'arbres, sans contexture régulière ; il est d'un beau noir et d'une grande compacité ; éclat gras, cassure conelioïde à grandes cavités, cassant. Poids spécifique, 1,31)8. Quelquefois il surnage l'eau ; alors il est moins compacte, à grain moins fin et bien moins estimé. Il brûle en répandant une odeur de houille, qui est quelquefois aromatique. On taille le jayet en France pour en faire des bijoux de deuil et des objets d'ornement, qui sont principalement expédiés en Espagne, en Allemagne, dans le Levant et en Turquie.
JOB, fait mention du fard, rouge d'antimoine. Voy. Antimoine, sulfure.
KALIU.M. Yoy. Potassium.
KAOLIN. Toy. Augu.es.
KARABÉ. Vo)/. Succix.
KARSTEMTÉ ( chaux sulfatée anhydre ; ffypsc anhydre). — Forme quelquefois des masses considérables vers la jonction des terrains de cristallisation et des terrains de sédiment. Une variété est employée habituellement en Italie sous le nom de bardiylio, marbre de Bergame, pour faire des tables, des chambranles de cheminée, etc. Elle est d'un gris bleuâtre.
KERMÈS (sulfure d'antimoine). — Ce médicament, dont la découverte paraît être due à Glauber, acquit une grande célébrité vers le commencement du x\m' siècle. Il fut connu alors sous le nom de poudre des chartreux, à cause d'un chartreux, le frère Simon, ([ui en préconisa le preuîier les vertus médicinales. Sa jM-éparalion, tenue secrète pendant longtemps, fut achetée en 1720, par le gouvernement français, d'un chirurgien nommé La Ligérie. qui en avait eu connaissance par un éïève de Glauber.
Depuis cette époque, les procédés ont beaucoup varié pour l'obtenir.
Dans les pharmacies, on le |)réparc aujourd'hui en faisant bouillir, dans une marmite de fonte, une partie de prolo-sulfure d'antimoine pulvérisé, vingt-deux parties de souscarbonate de soude cristallisé, et deux cent ciiuiuante parties d'eau de rivière. Lorsque l'ébullition a été continuée pendant une demi-heure ou trois quarts d'heure, en l'agi-
tant par intervalles avec une cuiller de fer, on filtre la liqueur à travers des papiers gris étendus sur des toiles, et on la reçoit dans des terrines échauffées d'avance avec de l'eau bouillante. Au bout de vingt-quatre heures, !e kermès étant précipité, on décante l'eauraère et on le lave avec de l'eau bouillie et refroirlie; puis on le recueille sur un filtre. Lorsqu'il a été bien lavé, on en exprime l'eau qu'il contient encore, en le soumettant à la presse entre plusieurs doubles de papier, et ensuite on eii achève la dessiccation dans une étuve échautfée do + 25 à -j- 30°.
En traitant à plusieurs reprises par la liqueur d'où le kermès s'est déposé la portion du sulfure d'antimoine qui na pas été attaquée, on en obtient une nouvelle quantité comme dans le premier traitement.
Si, après ces ditférentes ojjérations, on sature les eaux-mères du kermès par l'acide hydrochlorique ou sulfurique, il se forme un nouveau précii)i(é jaune orangé foncé, que l'on connaît depuis lT)ngtemps sous le nom de soufre duré.
Le kermès obtenu parle procédé que nous avons décrit ci-dessus se présente en pouilro légère, d'une couleur rouge brune foncée et veloutée.
On le prépare d'une manière plus économique, en faisant bouillir deux parties de sulfure d'antimoine, une partie de potasse caustique, et vingt-quatre parties d'eau, liltranl la liqueur an bout d'un quart-d'heure d'ébullitiou, et la laissant refroidir.
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Comme ces procéil(5s n'en fournissent quo do petites nuantiti^s, on le prépare pour les Ix'-oiiis tle la niétlecine vétérinaire, en fondant dans un creuset deux parties de sonscarbonate de potasse, une partie de sulfure (l"aiitimi)ine et ,*» de soutVe. Lorsque ee uiélaiii;o est fondu, on le eoule dans une marniiledo fonte., et, après l'avoir pulvérisé, on le fait bouillir dans dix h douze pai tics d'eau ; i).\v le refroidissement de la liqueur bouillante, le kermès se précipite en abondance ; on le recueille avec les précautions que nous avons indi(iuéos [ilus haut.
La théorie d(,' la formation du kermès peut èlre expliquée suivant deux h^vpotlièses. Dans la première, lapins ancienne, qui consiste h regarder le Ivcrmès comme un sousliydrosultalo d'antimoine , on admet qu'on traitant lo sulfure d'antimoine par le sousrarliontite do soude et l'eau, celle-ci est décomposée ; que son oxygène s'unit à l'antimoine, et son hydrogène au soufre pour former de l'acide hytlrosulfurique qui s'unit en partie à l'oxyde d'antimoine et à uiie partie de la soude du sous-carbonate de soude, qui est alors transformé en sesqui-carbonate de soude. Il en résulte alors du sous-hydrosulfate d'antimoine et de l'hydrosulfatode soude. Comme ce dernier jouit de la propriété de dissoudre une plus grande quanlité de sousliydrosulfate d'antimoine à chaud qu'à froid, il iloit nécessairement en laisser précipiter une partie par le refroidissement.
Dans la liqueur surnageante, il y a donc l'excès de carbonate de soude employé, le sesqui-carbonate qui s'est formé, et de l'hydrosulfate de soude qui, au contact de l'air, passe à l'état d'iiydrosulfate sulfuré par l'oxygène qui a décomposé une partie de l'acide hydrosulfurique.
Les (tlocons jaune orangé de soufre doré qu'on sépare des eaux-mères du kermès par les acides proviennent de la portion de kermès que contenait à froid l'hydrosulfate de .soude, et qui s'est unie à l'acide hydrosulfurique et au soufre mis en libei'té pendant ia saturation. Dans cette supposition, le soufi'e doré serait un hydrosulfate sulfuré d'antimoine.
D'après de nouvelles recherches faites par Borzelius, le kermès serait un protosulfure d'antimoine hydraté, correspondant au protoxyde de ce métal, et le soufre doré undeutosulfure correspondant au deutoxyde.
Ce savant chimiste établit que dans l'action de la potasse sur le sulfure d'antimoine, celui-ci se partage en trois parties; l'une est décomposée par l'oxyde de potassium, d'où résulte de l'oxyde d'antimoine, et du sulfure de potassium. Ce dernier dissout la seconda jiortion de sulfure d'antimoine, et la laisse jirécipiter en partie par le refi'oidissement h l'état d'hydrate , tandis que l'oxyde d'antimoine formé s'unit à la troisième portion (lu sulfure d'antimoine, et forme le résidu de l'opération. L'opinion de Berzelins sur la nature du kermès et du soufre doré, Cit fondée sur la u}aoièi-e dont se compor-
tent ces produits au feu et leur analyse respective.
Le kermès, soumis à l'action do la chaleur dans des vases fi'rmés, abandoime de l'eau sans dégagement dis gaz, et se transforme en .sulfure d'antimoine ordinairt;, (andis (pu^ I,; soufre doré fournit en plus du soufi'C qui se sublime.
La dilférence qu'un observe enti'c la couleur du [)récii)ité fornu'' par le gaz hydrosulfurique tlans les sels d(! [irotoxydiî d'antimoine, qui est un véritable prolosulfuro hydraté, et le kermès, serait due , d'api'ès JJcrzelius , qui a cherché à en découvrir la cause, à ce que le kermès renfermei'ait toujours une petite quantité d'un sulfure double alcalin, qu'on ne peut point enlever par les lavages. [Traité de chimie, tora. Il, page 503.)
11 [laraît néanmoins, d'après les expériences de plusieurs autres chimistes , que lo kermès, suivant son mode de préparation, n'est pas toujours identique, et que dans quelques cas, il renferme une assez grande quantité d'oxyde d'antimoine. Ainsi, d'après M. Henry lils, le kermès préparé par l'ébullition du sulfure d'antimoine dans la solution de sous-carbonate de soude, contiendrait, sur cent parties : proîosulfure d'antimoine, 63,1 ; protoxyde d'antimoine, 27,2; eau combinée, 9,0. Ce résultat, s'il est exact, tendrait à faire regarder le kermès comme un oxysulfure hydraté, à proportions déh nies, contenant 2 atomes sulture, 1 atome oxyde, et 12 atomes eau.
Ce conflit d'opinions différentes sur la nature du kermès prouve que ce composé n'est pas encore bien connu dans sa composition, ou du moins que celle-ci est suscei)til)le do varier suivant des circonstances qui n'ont pas encore été bien appréciées, ou plutôt suivant le mode de préparation : toutefois la majorité des faits observés jusqu'à présent sur lo kermès, préparé par le procédé ordinaire, autorise à regarder ce composé comme un oxijsidfure d'antimoine hydraté. En ellet, suivant Gay-Lussac, on en extrairait du |iroloxyde d'antimoine en le traitant à une douce chaleur, par une solution d'acide tartricfue ou de bi-tartrate de polasse.
Le prix élevé du kermès fait que, dans le commerce , certaines personnes n'ont pas honte, dans l'espoir d'un plus grand gain, de le falsilior avec des substances inactives. C'est ainsi qu'on le trouve (pielquefois mélangé avec de la brique piléc, de l'oxyde rouge de fer, et certaines poudres végétales de couleur analogue. Cette falsitication, qui répugne à tout homme qui exerce honorablement sou art, peut se reconnaître facilement en traitant une certaine quantité du kermès suspect par six à sept fois son poids de solution de potasse caustique bouillante. Lorsque le kermès est exempt des substances nonnnéos cidessus, la dissolution est coniplèle; dans lo cas contraire, il laisse un résidu coloré sur la nature duquel un examen ultérieur peut décider.
Dans certains cas, le kermès, ayant été mal