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ville de Paris doit contenir au moins la moitié de la crème que la vache a fabriquée.
Quant au lait qu'on apporte des environs de Paris, il peut être celui des deux traites de la veille, qu'on a eu le temps d'écrémer. Du reste, l'absence de la crème est facile à saisir par la dégust.ition et surtout par lo galactomètro ; mais il ne faut pas oublier que plusieurs causes intluent sur la quantité de la crème. Qui de nous ignore que quand le temps est orageux, le lait ne donne pas de crème ou fort peu?
Ce que l'on vend sous la simple dénomination de crème ou do crémc à café, n'est que du lait pur ou du .lait additionné d'un peu de vraie crème; quant à cette dernière, on n'en vend que peu sous lo nom de crème double.
C'est l'addition d'eau, plus encore que la soustraction de la crème , qui diminue la qualité du lait, car elle n'agit pas seulement en étendant ses principes sapides, elle les détériore ; coiiséquunnnont on peut, on écrémant partiellement ce lit[uide, pour vendre la crème à part, former un aliment de deuxième qualité, il est vrai , mais encore bon, comparativement à son bas prix.
Les expériences nombreuses auxquelles M. Quevenne s'est livré, la quantité assez grande d'échantillons do lait du commerce pris au hasard qu'il a examinés, l'ont conduit à conclure que la croyance généralement admise par les gens du monde que l'on ajoute une infinité de substances dans le lait, qu'on le fabrique pour ainsi dire de toutes pièces, est fort exagérée. Sans doute, celui qui est livré à la consommation est rarement pur , mais en fait de falsification,, tout se réduit ordinairement à le laisser rejioser pour enlever une partie do la crème et à ajouter de l'eau.
LAITIER. Yoy. Fer.
LAITON. Voy. Cuivre et Zinc, alliages.
LAMPES d'Argaiit, de Carcel, etc. Voy.
Flamme.
LAMPE DE DAVY ou Dévyne. Voy. Toiles MÉTALLIQUES.
LAMPES DES PHILOSOPHES. Voy. Hydrogène.
LA.MPIRES, leur phosphorescence. Voy.
Phosphorescence.
LANTHANE. — (Do >avOivM, je suis caché, faisant allusion à la combinaison intime du lanthane avec le cérium dans la Cérite.) Le lanthane est un métal qui a été découvert récemment dans la cérite, par Mosander. On ne possède sur ce métal que des notions encore imparfaites. L'acide de cérium, préparé par dos procédés ordinaires, contient à peu près •§• d'oxyde de lanthane, dont la présence altère à peine les propriétés du cérium (Mosander). Pour obtenir le lanthane, on calcine fortement l'azotate d'oxyde de cérium lanthanifère. Par suite de la calcination, l'oxyde de cérium devient insoluble dans les acides étendus, tandis que l'oxyde de lanthane, qui est une base trè^lorte, se dissout dans ces mêmes acides. En traitant par l'acide azotique, étendu de 100 parties
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d'eau, le n^sidii do la lalciiinlion de l'azulalo dL'cérium, lUi (ihticiit iino(lissi)lution d'oxyde de lantliaiic, l'oxyde do lériuui restant insoluble.
LAPIS-LAZULI. Voy. La/l'lhh et Oitre-
LARMKS. — On a donnt^ le nom de lariiirs au lliiidc sécrrté par la glande laci'ynialc, (lui est situ(;e dans un eidonceiiient de. la [lai'oi supérieure de l'orbite. Ce lluido conlinuclleuH'ul sécrété a pour usage de lubrélier la nuiqueuse (pii recouvre l'œil. Après avoir rempli cette fonction , il est absorbé par les points lacrymaux qui le portent dans un petit sac, d'où il se rend ensuite dans les fusses nasales et se môle au mucus.
La sécrétion de cette glande est influencée par le volume ()u'elle peut i)rendre tout à coup, et par les atr(^ctions qui excitent vivement notre sensibilité.
Ce fluide est incolore, limpide, inodore, d'une saveur salée plus ou moins amère; il vertiit le sirop de violettes, et ramène au bleu le papier de tournesol rougi par un aciiie : l'alcool le trouble et et en sépare un peu de mucus. D'après Fourcroy et Vauquelin, il est composé d'eau pour la plus grande jiartie et de quelques centièmes de mucus , de soude libre, de chlorure de sodium, et il'un peu de phosphati' de chaux.
LARMES BAÏAVIQUES. Voi/. Verre.
LAUMONITE { zcolite de Bretagne). — Tombant en poussière par l'exposition à l'air. Elle n'a eiicore été trouvée que dans les mines de plorub de Huelgoat en Bretagne.
LAURIER. Voy. Huh.es.
LAVOISIER. — Nous no pouvons mieux faire que d'emprunter sur ce grand chimiste le jugement de l'écrivain le plus compétent, grand chimiste lui-même, M. Dumas, dans ses Leçons sur la philosophie chimique.
« L'année même 1770, qui vit paraître les premiers travaux de Sclieele et de Priestley, se trouve marquée [lar l'apparition du premier mémoire chimique de Lavoisier. C'est d'une recherche fort simple au fond qu'il est question dans ce mémoire. Mais quand on examine avec attention la méthode de l'auteur, on reconnaît avec surprise que le jeune Lavoisier, de môme que ses deux illustres compétiteurs, possède déjà, et qu'il possède seul, la méthode et l'instrument dont l'emploi constant doit caractériser plus tard toutes ses recherches.
« Lavoisier se propose dans ce mémoire lie résoudre une question de la plus haute importance : il s'agit de savoir si l'eau possède ou non la propriété do se convertir en terre. On sent très-bien que, partageant les idées de son tenais et regardant l'eau comme un corps simple, la conversion de l'eau en terie est pour lui un phénomène du plus haut intérêt et propre à jeter la plus vive lu- Hiière sur la nature d'un des éléments adnds alors. Aussi, quaud il entreprend cette expérien<;e, \ oyons-nous Lavoisier procéder tUiiime il doit [/rocéder dans toutes les re-
1>ic;;h)n.n. m; CauiiE,