‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 192 sur 354 · LL'M · texte numérisé non relu

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les rayons sans leur faire suhir d'altération.

On peut refaire de la lumière Id.iTiche avec les sept rayons colorôs, eu les réunissant par le uioyeu d'un i;ivuiil miroir ardent. Mais celle iumièio hlauclie ne renaît (ju'au foyer, et là uu'^mc! elle S(î trouve entourée d'un bord colore, parce (piMI n'est point en notre pouvoir di; rcuiiir les rayons colorés d'une manière parfiiite. l.oiS([u'on t.iillc un plateau de buis ou de cirlon imi rond, ([u'on le p;ulai,'e on sept couiparlimerils ayant, celui |)0ur la coulmu' roaji;e 45 degrés, celui pour roranj;(', 27; cel ii pour le jauue, k8; celui jiour le vert, 00; criui pour l'indigo, (iO ; celui pour le b'eu, VO ; celui cnliu |>our le violet, 80 ; et rpi'on point ces compartiments (le couleurs aussi vives que possible, le plateau paraît d'une blancheur parfaite, d'^-s (ju'on le fait tourner sur son axe avec une certaine rapidité.

La physique nous a|iprend que quand les rayons lumineux traversent vni verre biconvexe, par exenii)Ie un verre ardent ordi- ) aire, ils 6i)rouvenl, vers le centre de c.î verre, une réfraction en vertu de laquelle ils prennent la forme d'un cône derrière lui, et, qu'à un : certaine distance, qui varie suivant le plus ou moins de convexité du verre, ils se réunissent ou un seul poini, auquel on d)nne le nom de foijcj-. Si l'on j)iace un corps opaque à cet endroit, les rayons solaires qui ont traversé toute la surface du verre , s'y concentrent en un point où ils déposent tout le calorique qu'ils auraient dispersé sur un espace de la largeur du verre ardent. De là résulte sur ce jtoint une élévation di; température, qui, suivant la grandeur et la convexité du verre, peut rarier de[iuis une faib!e chaleur rouge jusqu'à la plus forte chaleur qu'il nous soit donné de produire. Mais il iuipoite do faire remarquer, à cet égard, que le foyer des rayons caloriques ne coïncide i)as [)arf,ntement avec celui des rayons lumineux, ot que les rayoMs calorifiques éprouvant une réfraction moins granJe, leur foyer setrouve à une pelite distance, à peine appréciable, deriière celui des rayons hnuineux.

Wollastou a remarqué fpi'en décomposant la lumière au moyeu d'un (irisuie aninilaire, composé d'un verre biconvexe garni de papier noir dans son milieu juscju'à une certaine distance du bord , le foyer des rayons calorifiques est éloigné de celui dos rayons lumineux d'un douzième environ de la distance à laquelle lui-uiôme se tiouve du verre.

Tant que les rayons lumineux traversent des corps conducteurs ou transparents, ils ne subissent pas de décomposition, et le corps qui les laisse passer n'acquiert point de chaleur. Mais moins les cor])S sont translucides et plus ils s'i'chaull'ont. Voilà pourquoi les rayons solaires déposent peu de chisleur dans l'air, qui est le meilleur conducteur eonnu de la luunère. Le verre, au contraire, même le [dus limpide, est déjà moins b m conducteur que l'air; ce qui fait qu'il dé-

comjwse une petite partie des rayoïss du .soleil, et qu'il s'échaull'e un peu. ('ette circonstance expliipie jiour(pioi un froid perpi'lucl i-ègne dans les hautes régions do i'almosplièie ; car les rayons solaires n'y trouvent pas des corps (pii puissent extraire leur caloritpu;. l'nr la même raison la châle.'r est très-faible sur les montagnes, où ces mêmes rayons rencontrent une masse de matière si peu considérable que le calori(pie extiail d'eux parc(îtte masse se trouve entraîné sur-le-champ par l'a r environnant. Ajoutons encore (jue, dans les temps chauds, les rayons du soleil tombent obliquement sur les versants des montagnes, et que, par conséquent, ils sont moins denses.

Les corjis opa(pies, qui alisorbcnt toute la lumière, dégagent aus>i tout le calorique. Cl st pour cette raison iju'il fait plus chaud sur les continents qu'en [ileine mer.

On a tiré parti de celte propriété des corps pour mesurer l'intensité ou la densité de la lamière. On prend deux thermomètres dont la marche soit sensiblement égale, et l'on iioiicil la boule de l'un ; dans l'obscurité ils marchent tous deux de concert ; mais, I)enJ.int le jour, celui qui est noirci monte davantage (|ue l'autre, et cela d'autant |ilus que la lumière qui tombe sur tous deux est plus forte. Cet instrument i)orto le nom de photomi'tre : il a été imaginé par Pic'et. Leslie a trouvé, par son secours, que l'intensité de la lumière solaire est douze mille fois supérieure à celle de la lumière d'une bougie, en sorte qu'une portion du sole.l de la grandeur de la llannne d'une bougie éclairerait autant que douze raille bougies réunies. On peut se servir aussi de cet instrument pour mesurer la trans|>arence des corps. Ainsi Leslie a reconnu (]ue sur 100 rayons lumineux, 80 traversent la batiste sèche, 93 la batiste mouidée, 49 le [lapier fin, 80 le j)apier huilé, etc.

D'après cela , les rayons du soleil ne sont points chauds par eux-mêmes ; ils no donnent de la chaleur que quand ils viennent à être décomposés et absorbés par des cor|.s non-conducleurs. C'est ce qui a fait croire pendant longtemps qu'ils éciiaull'aiont eu imprimant du mouvement à ini principe ])articulier de chaleiu' inhérent h la terre. 11 résulte des expériences photomélri(iues de Leshe que, sous la latitude d'Edimbourg, au temps du solstice d'été, la force échauffante des rayons du soleil, yers le coucher de cet astre, est de 90 degréi'du thermomètre de Fahrenheit, ou de -j- 32 «degrés du thermomètre centigrade. En hiver, au contraire, leurplus grande forceécliaull'ante est de 25degrés du tliermomètre Fahrenheit, ou de -(- 3,

(ide.:;

lu thermomètre centigrade. Ceux qui

traversaient un ciel couvert de miag's peu éjiais faisaient monter le ihermomèlre cenligrade depuis 10 jusiju'a 20 degrés eentig. en été : tandis qu'en hiver ils ne le faisaient monter que depuis 0 degrés jusqu'à 9 cent.

Toute cond)uslioii produit des rayons semblables à ceux du soleil, mais infiniment moins denses, et unis par des liens beau-

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