‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 194 sur 354 · LUI · texte numérisé non relu

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liiaux ne peuvent pas non plus se bien porter sans iiiiuifre; c'ost roque témoignont assez les nr)nil)reux exemples (1(^ ceux ipron a tenus reiifcniiés peiidant iDUAleuips dans des en.lrnits obseurs. Le contraire a lieu pour les senienees et les embryons, qui, durant leur deWeloi)jienient, sont entourés de corps opaqiu^s.

Pour que ces changements, dus îi l'influcnce des rayons solaires, dénondissent du développement de laeli.deur, il faudrait qu'à cfwque instant celle-ci fiit si exactement absorbée par les corps cnviroiuianls, que la température à lacjuello l'action chimique s'opère demeurât insensible au thermomètre.

11 ne nous est pas possible de oire ce qu'est, î> proprement parler, la lumière, si elle constitue une substance [larticulière, ou si elle résulte de la réunion des rayons chimiques qui viennent d'être décrits avec le calorique. Quand elle est absorbée par des corps opaques, surtout par des objets de couleur foncée, elle disparaît en totalité, et cependant nous ne voyons pas que ces corps augmentent de poids, même après avoir absorbé de la lumière pendant des années entières, ni que le soleil diminue par l'exercice continuel de sa faculté d'éclairer. Cette disparition totale de la lumière absorbée a fait croire pendant quelque temps que la lumière était due au mouvement d'une matière subtile appelée éther, qu'on supposait remplir l'espace incommensurable de l'univers, et dont on s'imaginait que le mouvement était entretenu par le soleil.

•Deux théories sur la nature de la lumière se sont partagé les opinions des physiciens.

Newton a fait voir que la manière la plus simple d'expliquer les phénomènes consiste à admettre que la lumière est une substance dont les molécules, infiniment déliées, se meuvent en ligne droite avec une rapidité extrême, que la distance entre ces molécules peut être très-considérable, par exemple, supérieure même à un demi-diamètre de la terre, sans que pour cela nos sens aperçoivent la moindre inte ruption dans la série qu'elles produisent; que, par conséquent, les rayons peuvent se croiser dans toutes les directions, sans se gêner dans leurs mouvements.

On suppose donc, dans cette hypothèse, qu'une substance réelle s'échappe des corps lumineux, et, quand on fait l'application au soleil, que cette substance se détache continuellement de l'astre. C'est pour cela qu'on l'appelle le système de l'émission.

On a objecté contre cette théorie que, si elle était vraie, le soleil devrait perdre continuellement de sa masse, et que, comme nous n'apercevons pas la moindre diminution dans cet astre, elle est dénuée de tout fondement. Mais, quoiqu'il soit très-possible que la masse du soleil diminue, par le fait de la lumière que répand cet astre, sans que la perte soit sensible pour nois, a cause de la brièveté du temps dans lequel roule le

cercle de nos observa ions, d'autres circonstances semblent néanmoins se réunir pour rendre |ieu vraisemblable cette diminution tant redoutée. Nous avons vu que la masse des corps dans lesqiu'ls disparaissent les rayons solaires qui tondjent sur eux, n'éprouve pas d'augnunilation, et qrie, parconsé(pienl, ces rayons, (|uoiiju'il puisse advenir d'eux après leur di>iparition, n'y restent j);is; la chaleur qui devient sensible quand la lumière disparaît, soit d'ailliMus qu'elle provienne de la rujiture de la combinaison dans laquelle elle était engagée avec celte dernière, soit qu'elle résulte d'une transmutation des rayons disparus , ne reste pas non plus sur la terre. On f)ourrait donc admettre, d'après cela, qu'elle retourne au soleil sous une autre forme que sous celle de lumière rayonnante.

. Cependant on serait fondé à objecter, contre cette nouvelle hypothèse, que la quan tité dos rayons solaires qui tombent sur les planètes roulantes autour de l'astre du jour, est infiniment petite, en proportion de celle des mêmes rayons qui jaillissent continuellement au milieu de l'univers, sans jamais rencontrer, dans les limites de notre système planétaire aucun corps susceptible d'arrêter leur marche, et de les renvoyer à leur source. Mais notre destinée est de rencontrer des choses incompréhensibles aussitôt que nous cherchons à tout concevoir.

Euler ne croyant pas possible d'admettre l'hypothèse d'une substance qui se détache du soleil, imagina, pour expliquer les phénomènes de la lumière, une autre théorie, au moyen de laquelle il démontrait mathématiquement l'analogie de cette dernière avec le son, et n'avait pas besoin de recourir à l'émission. Suivant lui, l'univers est rempli d'une matière infiniment subtile, qui pénètre partout, et que nos sens ne peuvent apercevoir aussi longtemps qu'elle demeure en repos. 11 donnait le nom d'éilier à cette matière. Un corps lumineux la fait entrer dans un mouvement d'ondulation semblante à celui que l'air éprouve quand il produit le son. Partant de res suppositions, Euler fait voir que tous les phénomènes de la réfraclion de la lumière s'expliquent par la réfraction des oscillations, et il a établi làdessus une théorie fort ingénieuse, qui a reçu le nom de théorie de l'ondulation.

Cette théorie suffit partout où il ne s'agit que de phénomènes purement mécaniques.

On la trouve déjà moins satisfaisante quand il est question d'expliquer la décomposition de la lumière par le prisme, quoique son illustre auteur ait eu le talent de la rendre séduisante même sous ce rapport ; mais lorsqu'on arrive aux ell'ets chimiques de la lumière , elle se montre plus insuffisante encore, et l'on reconnaît clairement qu'il y a, dans ces phénomènes, quelque chose qui n'est p-as purement et simplement mécanique. On peut en dire autant de quelques autres paiticularités qui ont été découvertes ou mieux observées [lar les modernes :

lelh's sont celles que a réfraction de la lu-

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