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mièro oITi-c, par c\omi)lc, dan=; Ip spalh calcaire, ralh.Ure, le mica, etc., et qu'on désigne sous le nom de polarisation.
« Qu'il me soit permis de saisir cette occasion, dit BiTzelius, pour fixer l'attention du lecteur sur une circonstance qui se représente fréquemment dans l'étude de la physique, c'est-à-dire sur la manière souvent très-différente dont on y explique un seul et même phénomène. Nous devons bien nous persuader, dès nos premiers pas dans celte science, qu'il est impossible de tout expliquer, et que, par conséquent, nos efforts sont infructueux dans un granil noriibre de cas. Deux gémies extraordinaires envisa,.^ent un même phénomène sous deux points de vue dilférents. Les théories qu'ils construisent ne peuvent naturellement point être exactes toutes d'ux. Il n'est pas rare que des physiciens d'un esprit |)cu profond en regardent une comme étant l'expression de la vérité môme ; les jeunes gens soit plus enclins à cela que les hommes qui, ayant déjà vu souvent l'expérience renverserleurs idées favorites, sont devenus par cela même plus détlants.ilais il n'est pas toujours nécessaire que, de deux théories contradictoires, l'une soit exacte et l'autre fausse; car le véritable état des choses peut nous être encore inconnu, et il peut même arriver que cet ét.it ne nous soit jamais révélé. 11 faut donc peser les probabilités en faveur des deux théories, sans pour cela considérer ni l'une ai l'autre comme l'expression de la vérité , e'est-à-dire sans y ajouter foi pleine et entière avant d'avoir des preuves suffisantes qu'elle seule est exacte, et que, par conséquent, toutes les autres sont fausses.
« Si nous appliquons ce principe au cas présent, nous voyons qu'il n'est pas possible de déterminer laquelle des deux théories, celles de Newton et d'Kuler, est plus vraisemblable que l'autre. Nous n'en pouvons donc regarder aucune comme parfaitement exacte. « Newton admettait que la lumière est nne substance dont les molécules s 3 meuvent avec une grande ra.iid té. Son hypothèse explique bien les phénomènes; "mais elle a contre elle la diliicullé d'une diminution improbable de la masse du soleil, sans laquelle, on ne saurait concevoir d'émission. Cette difficulté n'entraîne cependant pas l'impossibilité que les chos-^s soient réellement ainsi. .Mais Young a reconnu dernièrement que, dans certaines circonstances, un rayon lumineux peut être détruit par un autre rayon lumineux, au point que de là il résulte iJe l'ombre ou de l'obscurité. Or, ce phénomène est absolument incompatible avec le système de l'émission ; tandis que, dans celui de l'ondulation, il s'explique très-bien en disant que quand, de deux ondes, l'une se trouve arrêtée à la moitié de son amplitude, sa base se confond avec le Sommet de l'autre, et qu'elles se détruisent réciproquemint. Euler supposait une matière subtile, nommée étlicr, en faveur de laquelle nul autre motif ne parle, sinon qu'on a besoin d'elle j)Our expliquer les
phénomènes. En effet , cette matière ne tombe pas sous les sens ; elle remplit l'espace, elle n'a point de pesanteur, c'est-àdire qu'elle n'est attirée, ni par le sol'eil, ni par la terre, et ses oscillations produisent sur nos sens l'impression que nous appelons lumière. Mais nous ne comprenons pas comment le mouvement qui engendre la lumière, une fois excité dans l'ét'ier, peut s'arrêter sans le concours d'une force contraire qui le neutralise. Cependant nous voyons qu'il peut cesser instantanément saiis que les corps opaques projettent des ombres, lesquelles dépendent de ce que l'é- Iher, situé derrière le corps qui porte une ombre , reste en repos. S'il n'y a qu'une seule force qui agisse en sens inverse de l'éther lumineux, et le ramène au repos, cette force doit agir comme celle qu'on appelle en physique force d'inertie, et l'éther doit par conséquent opposer de la résistance aux corps qui tendent à le pénétrer. Mais s'il en était ainsi, les planètes seraient arrêtées par lui dans leurs orbes, et la vitesse de leur raouvem.^'nt diminuerait d'année en année ; ce qui n'est pas moins contraire à l'observation, et mêuie à toute vraisemblance, que la diminution d ■ la masse du soleil par le fait de l'émission de la lumière.
'( Si l'on ajoute encore qu'il se passe, ddi\s la décomposition chimique, des phénomènes que les oscillations de l'éther n'expli ■ quent point, nous sjmmes forcés de convanir que la théorie d'Euler paraît dénuée de vraisemblance, quoiqu'il ne suive point de là que nous puissions regarder celle de Newion comme exacte. Il ne nous r'iste donc qu'à avouer que nous avons bî-soin encore d'un très-grand nombre de découvertes pour pouvoir nous figuier que. nous savons quelijue chose de certain touchant la nature de la lumière.
LUMIÈRE SOLAIKE. Voy. Lumière.
LU d 1ÈRE SOL.MRE. — Son action chimique et effets électriques produits. Voy. ELKcrr.iciTÉ dégagée dans les actions chimiques.
LYCOPODE, — petite plante de nos bois, assez semb'able à une mousse, qui renferme dans ses épis une énorme quantité de pollen, dont la récolle esl une opération trèslucrative pour les habitants des Alpes, des montagnes de la Suisse et de l'Ahemagne. Ce pollen, nommé soufre végétal, tant à cause de la couleur que de la facilité avec laquelle il s'embrase, lorsqu'on le projette à travers la flamme d'une bougie , est la substance qu'on emploie sur les théâtres pour proiluiro des feux etfrayanis, mais peu dangereux. Les pharmaciens utilisent le lycopode pour empêcher les pilules d'adhérJr entre elles, et c'est aussi avec cette poudre qu'on dessèche les écorchures qui surviennent entre les cuisses des enfants.
LYMPHE. — La lymphe est un fluide des plus abondants dans 1 économie, que l'oc rencontre da s les vaisseaux blancs, oc mêlé au chyle dans le laiial L-l.oiacique.
Co (luiilc, iiK-<i!or(> oii li''j;i''i-<.Mri('iit j;uiiiA- Ire, pout ('' re rocuoilli dans h' c mal thmafi([m', ;>|ii'i''S avoir l'ail jeiiticr unaiiiiual (kmidaiil plusifiu's jours.
Une porlioM lic lynipho, rociifillie dans lo réservoir de P('i'(|m't sur un hi)niiiu' mort fv la suite d'une inllauuuatiou ciMV'bralL', était
lini|ii ic, l/'^éroau'iil jann.'ilro, d'ono saveur salée; elle s'est eoa^idé'c el s^'-pan'c en deux parties : l'une li(juide, raïueiianl nu bleu lo loti: nesol, et se (M)inji<irlant connue la partie sérous(( delà lymplu;; l'autre, denii-i^élali neu<e, a oll'ert ions les caractères d'un caillot libriiicuv.
MACHINES ÉLECTRIQUES. Voy. Ei.ec- Tnrr.nt.
M.VCLE. Voy. .\ni>u.ousite
MACiNÉSIE ( »jr//(/c de magnésium ^ teire (rmcn , terre talqtienne.) — A n commencement (l'.v siècle dernier, on vendait h Home, sous le nom de HMqnesie blanche, une poudre Itlandie qui avait, disait-on, la propriété de giiérir toutes les maladies. Dix ans ajirès on trouva que cette poudre, (ju'on croyait ôlre de la chaux, se relirait du sel d'Epsom, et Hlack prouva, en 1753, qu'elle constituait une espèce particulière de terre.
].a magnésie existe dans la nature h l'état d ' carbonate, de bicarbonate et surtout de sulfate et de chlorure, dans les eaux minérales et dans les eaux de la mer. On la trouve dans la nerpentine et dans la dolomite (carbonate de chaux et de magnésie.)
C-t oxyde est employé en médecine pour dissiper les aigreurs de l'estomac, occasioni>ées par une trop grande acidité du suc gastrique. C'est le meilleur antidote que l'on connaisse des a'ides minéraux portés dans les organes digestifs; il les sature aussitôt, et forme avec eux des sels plus ou moins purgatifs. On l'administre en suspension dans l'eau sucrée, h la dose d'un demi-gros il un gros. Mêlé avec un mucilage de gomme et du sucre, il forme la base des tablettes, connues en fiharmacie sous le nom de tablettes de magnésie. Coml)iné avec l'acide sulfuriqne, il forme le sulfate de magnésie, sel qui est très-fréquemment employé comme purgatif en médecine humaine et en médecine vétérinaire.
SEL A BASE d'oXYDE DE MAGNESIUM OU DE MAGNÉSIE.
Carbonate de magnésie. — Ce sel se rencontre dans la nature, mais en petite quantité; il est desséminé dans certaines roches et connu sous le nom de magnésite. On le préi)are, dans les laboratoires, par la déeomposilion du sulfate de magné>ie, par le earbanate de potasse. Ce sel se prépare en Angleterre et en Bohême en précipitant directement les eaux de source qui contiennent du sulfate de ma,-,n'sie en solution. C'i'sC de ce sel qu'on extrait la magnésie calcinée qu'on emploie en médecine : ce carbonate n'est préitaréque pource seul usage.
Jlicarbonalc de magnésie. — Ce sel si! produit par la réaction des bicarbonates de potasse ou de soude sur les sels solubles do magnésie. C'est sous cet état (|u'il existe U<ii»s toutes les eaux qui contiement du
caibonate de magm'sie en dissolution.
Snlfitte de magnésie. — Ce sel, d signé autrefois sous le nom de sel d'Iïpsom, parce qu'on le retirait des eaux mi'iéralcs d'EpsMm,en Angleterre, se rencontre aussi abondamment en solution dans plusieurs autres eaux minérales, telles que celles de Sediitz, d'Egra, etc. On l'a au-si trouvé dans quelques localiiés , en ellloresceiice sur les rochers et certaines murailles.
Il est employé en médecine comme purgatif, à la dose d'une once ou deux pour l'homme, et à plus haute dose pour les animaux. C'est à la présence de ce sel (jue beaucoup d'eaux minérales salines doivent leur propriétés purgatives; teiles sont les eaux minérales de Sediitz, etc., qui en coniiennent d'une demi-once h une once par litre. Ce sel est encore usité en pharmacie pour la préparation de la magnésie pure.
Phosphate de magnésie. — A l'état neutre, ce sel se trouve dans le règne organique; il existe en peti e quantité dans les os, dans certains liquides animaux, et dans beaucoup de graines céréales. Uni au phos|)hate d'amnKmiaque, il produit un sel doub e qui est si abondant par fois chez c rtains animaux, qu'il forme presque entièrement ces concrétions plus ou moins volumineuses qu'on rencontre dans les intestins lies chevaux.
Borate de magnésie. — Ce comf)osé salin se rencontre tout formé dans la nat ire. Les minéralogistes l'ont nommé boracite.
Nitrate de magnésie. — Sans im, ortance.
MAGNÉSITE (écume de mer). — Dans les roches de serpentine, à llrubschitz, en Moravie, et en diverses localités, dans des terrains secondaires et tertiaires, à Saint-Ouen. Montmartre, Salinelle, Coulommiers, etc., en niasse tuberculeuse , uniforme et vésiculaire, couleur blanchûlr.-, jaunâtre, ou gris jaunAtre, marquée de petites taches; tentire, rude au toudier , ojiaque , cassure conchoide, raie lo spath cdcaiie, inl'usible, et acquiert une telle dureté au chcdumeau , qu'elh' peut rayer le verre. On en trouve à l'état ter/ eux et à l'état compacte, à cassure terreuse; cette variété jiortc le nom d'écume de mer.
MAGNÉSIUM. — Ce métal a été obtenu pour la i)remière fois par Huuiphry Davy, peu de temps a[irès la découverte du potassium, en soumettant la magnésie (oxydô de magnésium) à l'action d'une forte pie galvanique ; mais 1rs {)etites quantités que ce procédé en a fournies ont été insuffî santés pour l'é'udifM-.
MAL
MAL
M. Bns«v o^t pnnonii, on 1830, h s'en pro-iinr ji-'r lo prorédi^ indii|ué par M. Woliier, i)0;ir l'extraftion do ralaminuim, c'cstâ-(Jire en composant le chlorure de magnésium dans nn tube de verro par le potassium... Si l'on traite la masse calcinée par l'eau, le chlorure de potassium formé est dissous, et il se précip.te au fond du vase (les globules brillants , ayant l'éclat et la blancheur de l'argent.
MAIS ou BLE DE TURQUIE. —Plante originaire d -s contrées méridionales. On la cultive en France; ses graines sont trèsusitées comme aliment, on en retire une farine adoucissante et nutritive. Cette farine est presque toujours un |ieu grosse , et ne se conseive guère plus d'une année; elle est plus longtemps à cuire que les fécules pures, fait des bouillies agréables au goût et qui se digèrent mieux que celles de farine de froment. Elle donne aussi d'excellente pâtisserie; mais son pain est lourd et resserre le ventre; c'est en bouilliequ'elle est préférable.
« Selon M. Lespès , rapporte le docteur Deslandes, dans son Traité d'hygiène, p. 309, les peuples qui font usage des bouillies avec la farine de mais, n'ont ni calculs urinaires, ni maladie de vessie. Ces bouillies ont fait disparaître des hypocondries, des dyssonterics, et délivré de l'épilepsie des populations entières. »
Los propriétés adoucissantes de la farine de maïs peuvent, en effet, avoir une influence favorable dans ces diverses maladies.
MALACHITE ( mitre carbonate, cendre verte , vert de montagne.) — La malachite ou carbonate vert de cuivre, formée par la réunion de petites stalactites dont chacune a ses couches d'accroissement, sa structure fibreuse radiée, est en quelque sorte un albAtre de cuivre. Elle présente des zones de diverses teintes de beau vert, qui se fondent doucement l'une dans l'autre, se dessinent de la manière la plus agréable par le poli, et qui sont rehaussées par l'éclat légèrement soyeux qu'occasionne la structure fibreuse. Malheureusement, on ne peut l'avoir en grandes pièces, tant parce que les dépôts en sont peu considérables, que parce qu'ils sont fréquemment remplis de fissures et de cavités. La plus belle pièce quion ait citée est celle qui se trouvait dans le cabinet du docteur Guthrie, à Saint-Pétersbourg, de 32 pieds de longueur, 17 de largeur, et 2 pouces d'épaisseur , qu'on a estimée à 20,000 francs. Aussi débite-t-on les morceaux qu'on peut se procurer, en feuilles extrêmement minces, pour en exécuter des placages comme ceux que nous faisons avec les bois précieux. C'est par ce moyen, et par des pièces de rapport, que l'on cherche a disposer de manière qu'on aperçoive le moins possible leur réunion, qu'on est parvenu à faire des tables, des vasques d'une grande étendue, des chambranles de cheminée, etc., etc., qui sont de la plus grande beauté, et toujours d'un très-haut prix. On pétrit quelquefois les petits fragments entre
eux, cl on en fait des objets pleins, qui son encore assez agréables.
MALACOLITE. Voy. Pyroxène.
MALADIES DU CIDRE. Yoy. Cidre.