MAR
rache aujourd'hui de leurs monuments pour les rauH'uer à grands frais sur les licïus mêmes d'où ils sont sortis, et dont on peut encore en extraire avec la plus grande faïulité. Partout où les Romains ont' pénétré, ils ont >!lc'védesmoiminents où ils ont employé de foit bi^aux luarhrcs, q l'ils ont eu h talent de découvrir duis le pays. La France leur en a fourni un très-grand nombre qu'ils ont transportés jus(pr.i Rome, d'où liiusieurs reviennent maintenant sous le nom de marbres anti(iues.
Le nond)re dis variétés de marbres est immense; chaque lieu, chaque carrière, ch;\([ue lit même d'une carrière, en olfre une inlinité i)ar la nUance, la vivacité, le mélange, la disposition des couleurs, jiar une multitude d'accidents , par la présence ou l'absence des débris organiques, le mélange de substances étrangèies, etc., etc. La plus grande partie de ces variétés portait dans le commerce un nom particulier, qulquefois avec une ou idusieurs épithètes, et il suftit du moindre accident aux marbriers pour donner un nouveau nom à quelques plaijues, débitées souvent dans le même bloc que beaucoup d'autres. Mais, pour les classer, ou ne peut guère établir que quatre gnndesdivisioiis, savoir : les marbres simples, incolores et veinés, les marbres brèches, les marbres composés, les marbres lumachelles.
Les marbres simples ne renferment que du carbonate de chaux plus ou moins sali par des ïnatières colorantes. Il y en a d'unicolores, parmi lesquels on peut distinguer les marbres bldncs (de Parus, pentélique, de Luni, de Carrare, etc.) ; \esmarbres noirs (de Dinan, Namur, des Hâutes-Alpes, de l'Ariége, etc.) ; les marbres rouges {rouge antique, griotte d'Italie, qu'on tiie de Caune |)rès Narboune, etc.), et les marbres jaunes (jaune antique, jaune de Sienne, etc.), qui sont d'autant plus estimés que la teinte est plus pure. Les marbres simples veinés présentent des variétés sans nombre. 11 y en a de blanc s veinés de gris, de bleuâtres, rosâtres, violâtres; de noirs veinés de blanc {grand antique) ou de jaunes {portor) ; de noirâtres veinés de blanc {Sainte-Anne) ; de bleufitres {bleu turquin, bleu antique, petit antique), dont les veines sont ou plus ou moins foncées que le fond ; de rouges, les uns rubanés (le Sicile), les autres veinés (le Languedoc, àv Caune, près de Narbonne, le Sainte-Baume, du Var, le grand rouge, de Mont-Ferrier, Ariége, la fausse griotte, de Sampan, près de Dôle, le wiar<»re«rtfm,Veiretle dans les Pyrénées, etc.). Il y a aussi des marbres veinés à fond jaune qu'on tire du môme lieu que le jaune de Sienne, et dont nous trouvons de très-jolies variétés en France (le nanquin, Valmiger, Aude, le Suint-Remy, Aveyriju, etc.).
Li'S marbres brèches sont les uns composés de fraguK.'nts de diverses couleurs, réunis par un ciment calcaire, les autres formés par des veines ((ui divisent la masse-en i)ièces qui semblent être autant de fragments réunis. On distingue les 6rè(7(('.s et les 6rocf/<r//ts; les premières présentent de grandes nièces, les autres