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MBL
cia lentiscns , qui croît aux tlos do l'Archipel cl surtout, h l'ilc de Cliio. I':ik' nous arrive en grains ou eu larmes jaunAIres , demi-transparentes. Elle se ramollit sous la dent et a luie faible saveur aromatique un ]K'u amère.
Le mastic entre dans la composition de plusieurs emplAtrcs , onguents , vernis et poudres fumigatiiires. Les habitants de certains |)a,vs , parlieulièremrnt les femmes en Turquie, le mâchent, pour fortilier les gencives et communiquer à l'haleine une odeur agri^abie.
^L\SS1C0T. Voij. Plomb , protochlorure.
MATIÈRE, est-elle divisil)le à l'inlini?
Tôt/. Atomes.
MATIÈRE INCRUSTANTE. Yoy. Plantes, LECR COMPOSITION , et Rois.
MATIÈRES COLORANTES employées pour QUELQUES ALIMENTS. — Ou colorlc ccctains aliments pour donner bonne opinion de leur qualité , et pour les rendre plus agréables k l'œil. Parmi les ditférentes substances employées dans ce but , il y en a qui ne présentent aucun inconvénient ; de ce nombre sont : les étamines de lis, le safran, le souci et les carottes, pour colorier en jaune; la cochenille pour le rouge; les épinards , la poirée et le blé vert pour la couleur verte ; les fleurs de carottes sauvages et les baies de sureau pour obtenir le pourpre ; le tournesol pour le violet , etc. , etc.
D'après un arrêté relatif à la salubrité publique, alFiché en IS'tO, voici les substances dont on peut se servir pour colorier les liqueurs , bonbons , dragées , pastillages et toute espèce de pâtisserie ou sucrerie.
Couleurs bleues. — L'indigo , le bleu de Prusse ou de Berlin.
Couleurs rouges. — La cochenille, le carmin, la laque carminée, la laque du Brésil.
Couleurs jaunes. — Le safran , la graine d'Avignon, la graine de Perse, le quercitron, le curcuma, le fustel, les laques alumineuses de ces substances.
Couleur verte. — On peut produire cette couleur avec le mélange du bleu et des diverses couleurs jaunes ; mais l'un des plus beaux est celui que l'on obtient avec le bleu de Prusse ou de Berlin et la graine de Perse ; il ne le cède en rien , pour le brillant, au vert de Schweinfurt , qui est un violent poison.
Couleur violette. — Le bois d'Inde, le bleu de Berlin.
Par des mélanges convenables on obtient toutes les teintes désirables.
Couleur pensée. — Le carmin , le bleu de Prusse ou de Berlin. Ce mélange donne des teintes Irès-brillantes.
D'après le môme arrêté , voici les substances qu'il est défendu d'employer pour colorier les bonbons, pastillages , dragées et liqueurs: 1° parmi les substances végétales, la gomrae-gutte , l'aconit napel et l'orseille ; 2° toutes les substances minérales ( le bleu de Prusse excepté) et particulièrement les oxydes de cuivre , les cendres bleues ; les oxydes de plomb (le massicot, le minium),
le sulfate de mercure (le vermillon) ; le jaune de chrome , connu en chimie sous le nom de chromate de plomb, et (pii est formé de deux substances vénéneuses ( l'oxyde de l'Iomb et l'acide chromique ) ; le vert de Schweinfurt ou hr vi'rt de Scheelc , poison violent (pii contient f/w C!e!t)re et de l'ursinie; 1(! blanc de plomb , coniui sous le nom de céruse , ou de blanc d'argent ; le blanc de zinc, qui est vénéneux.
Quoi({ue toutes ces substances puissent occasionner des accidents plus ou moins graves, elles étaient cependant fort en usage il y a peu d'années, et le sont [leut-ôtre encore dans les villes où la surveillance n'est point assez active à cet égard.
D'autres substances sont employées pour colorier certains aliments, et leur communiquent aussi des propriétés dangereuses.
Par exemple , on se sert de l'alun pour obtenir du pain plus blanc et pour aviver la couleur du vin , de l'acétate de plomb ou sucre de Saturne pour claritier les sirops , les liqueurs, les eaux-de-vie, et pour donner une teinte plus vive aux légumes , surtout aux haricots en gousse ; du suc de chéliduine, des fleurs de renoncules, pour rendre le beurre plus jaune ; du cuivre pour colorier en vert quelques liqueurs alcooliques ou les prunes à l'eau-de-vie, et pour donner une couleur plus verte aux cornichons, aux câpres, etc., que l'on confit dans le vinaigre.
MÉCONINE. — MM. Dublanc et Couerbe ont démontré presqu'en môme temps l'existence de ce nouveau principe dans l'opium. Il n'y existe qu'en très-|)etite quantité et diffère des autres alcalis de l'opium par l'absence de l'azote au nojubre de ses éléments.
La méconine se rencontre dans l'infusion d'opium dont on a précipité la morphine, et ne peut en être séparée que par évaporation et cristallisation de la liqueur.
MÉCONiQUE (acide). — Cet acide, observé d'abord par Séguin, puis décrit en 1817 par Sertuerner, existe dans l'opium en combinaison avec la morphine, ce qui lui a fait donner le nom de f/ijzMv, pavot.
Cet acide paraît exister, mais en très-petite quantité, avec les autres éléments de l'opium, dans les capsules, les feuilles et tiges de nos pavots.
MÉLAM. — Nouveau composé azoté découvert par M. Liebig dans les produits de la décomposition du sulfocyanure d'ammonium. C'est une poudre d'un blanc grisâtre, insoluble dans l'eau, l'alcool, l'éther.
MÉLANGES FRIGORIFIQUES. — L'emploi de ces mélanges remonte déjà très-haut dans l'histoire do la science. Le nitre fut d'abord le sel qu'on mit en usage pour cet objet, et ce furent les Italiens qui s'en servirent les premiers, puisque, vers 1550, on rafraîchissait déjà par son moyen l'eau et le vin, dans les riches maisons de Rome. Lord Bacon, qui mourut en 1G26, a écrit qu'on pouvait faire geler l'eau avec un mélange de neige et de sel marin. Vers la fin du jcvii' siècle, Boylo lit connaître beaucoup d'aulres substances susceptibles d'ùire employées à
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produire des abaissements de leinjiérature. C'est vers 1655 à HitJO qu'on fit l'application des mélanges frigorifiques à la confection des glaces et des sorbets. Cet art ingénieux fut apporté à Paris vers cette époque par un Florentin, Procope Couteaux, et ces préparations rafraîcbissantes obtinrent tant de vog :e, qu'en KJVG on comptait déjà dans cette ville 250 boutiques dans lesquelles on vendait des boissons glacées de toutes sortes. Walker fut le premier chimiste qui parvint
Eau 10 parties \
Azotate dépotasse. ... 6 f
Cliloihydrale d'ammoniaque. 6 1
Sulfate de soude cristallisé. . 4 1|2 )
Neige ou glace pilée. ... 2 parties ) Sel marin 1 j
Sulfate de soude cristallisé. . 8 |
Acide clilorhydrique. ... 5 j
Neige. . • 3 j
Acide sulfurique faible ... 2 {
Sulfate de soude cristallisé. 4 |
Acide sulfurique à •il». . . 3 j
MELLITIQUE ou MÎELLIQUE (acide). — Klaproth a donné ce nom à un acide particulier qu'il découvrit, uni à l'alumine, dans un minéral très-rare, désigné par les minéralogistes sous le nom de pierre de miel, melltte. On l'extrait en faisant bouillir ce minéral pulvérisé dans l'eau bouillante.
MELLON. — C'est un des produits de la déeoniposition de sulfocyanogène. Il a été découvert par M. Licbig, qui le considère comme un radical composé de carbone et d'azote. C'est une poudre jaune-citron, insoluble dans l'eau, l'alcool, féther, mais qui se dissout dans l'acide azotique et les alcalis fixes.
MERCURE {vif-argent, hydrargyre). — Le mercure est connu de toute antiquité. Il est det usles métaux anciennement connus celui sur lequel IfiS alchimistes ont exercé davantage leur patience et leur assiduité. Soc éclat brillant et sa liquidité lui avaient fait donner par eux le nom de vif-argent, d'après la croyance qu'ils avaient que ce métal était de l'argent liquide, et c'est dans le but dicté par la cupidité qu'ils l'ont soumis à de nombreuses et vaines expériences pour le solidifier et opérer sa transformation en argeiU. La recherche de ce prétendu secret formait l'une des bases de ce grand œuvre à l'accomplissemeut duquel ils sacrifiaient inutilement tous les instants de leur vie.
Si les travaux nuilti[)liés qu'ils ont entrepris pour changer tous les méiaux en or ou en argent l 'ur fournissaient toujours des résultats différents de ceux qu'ils attendaient, il faut avouer que leur curiosité leur a fail découvrir, pai' liasard, plusieurs combinaisons utiles qui seraient restées ignorées à cette époque.
Il existe des mines de mercure à Almaden en Es[)agne, dans le duché des Deux-Ponts, h Idria dans l'Illyrie, dans l'Istrie, et en dif-
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h faire de la glace au milieu de i été, eu se servant uni([uement de simples solutions (l(> sels; et, le 20 avril 1787, il réussit à congelé.' le mercure.
On prépare les mélanges frigorifiques en dissolvant des sels très-solubles dans l'eau ou les acides étendus, ou en mettant en contact avec la glace ou la neige des sels, des aci ies, des alcalis, en certaines proportions
Voici quelques formules de mélanges fri gorifiques :