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la voie liumulo iloimc îles n'sullnts inexacts.
I\.istu /)(()• lu ptirrc dr loiirlic. — On Irotte l'alltaj^o sui' une picrro ly(li(Mlnl^ Plus il est jauiio et mou, plus il y à d'or. Après l'avoir ainsi IVoUi', ou essuie la tache avec un pou d'aiiile azotique étendu. Si la tache jioisiste, l'allia^^e est riche en or. Avec une certaine il ib lude, on jui;;e à un centiùnie prùs.
l'ssiti par la voir sèche {i)i(/iiarlation). — On ajoute à l'alliage une certaine quantité de iilomb, alin -d'entraîner plus lacilenient le cuivre dans la substance de la coupelle. La (juantité de plomb qu'on ajoute varie suivant la richesse de l'alliage, lùilin, poui' pi'évenir toute chance d'erreur, on ajoute à l'alliage, outre le plomb, une certaine quantité d'argent. Pour 1 paitie d'or on emploie 3 parties d'argent, e'csl-à-dire 1 partie sur ^ ; de là le nom d'inquartation donné à cette partie de l'analyse de l'or ^>ar la voie sèche.
Fausses monnaies d'argent. — Les monnaies d'argent peuvent être fausses, 1° par altération du titre; i' pur la substitution d'un autre métal à la totalité de l'argent.
Fausses monnaies d'argent par altération du titre. —Dans ce cas, la jiièce est presque toujours au-dessous du titre légal. Ainsi, en France, une pièce maïquée au coin des monnaies françaises ordinaires est fausse, si, au lieu d'être au titre légal de yOO, elle se trouve au titre de 500, de 600, etc. En Prusse, en Autriche et dans d'autres pays, où le titre légal est beaucoup moins élevé qu'en France, des pièces d'argent du titre de 500, de 600, etc., peuvent n'être pas fausses, suivant le titre convenu. Les pièces d'argent au titre de 500 sont de couleur rouge : elles seraient encore plus rouges, si le faux moniiayeur n'employait pas l'artitice suivant : il chautt'e la pièce, dans un moulle, au rouge obscur; la couche superlicielle du cuivre s'oxyde; l'oxyde de cuivre s'enlève ensuite facilement, au moyen de l'eau acidulée. Mais ces pièces se reconnaissent par leur légèreté; d'ailleurs la faible couche d argent de la surface s'use rapidement et trahit la fraude. En les raclant avec un canif, on met facilement le cuivre à découvert ; mais le meilleur moyen de constater la fraude, c'est la coupellation. C'est ainsi qu'on a découvert qu'il y avait autrefois en circulation des pièces de six francs dont le titre n'était que de 6;i0.
Ou altère quelquefois le titre, en trempant une pièce de cuivre dans une dissolution d'argent. Celui-ci se précipite sur le cuivre, et acquiert par le frottement l'éclat qui le caractérise.
Les fausses monnaies d'argent par altération du titie sont rares. 11 n'en est plus de même des fausses monnaies par substitution: celles-ci sont beauccmp plus fréquentes; on n'y trouve ordinairement pas de trace d'argent. Les métaux em,jloyés pour être substitués à lai gent sont : 1° l'étain. La fraude est ici trop grossière pour n'être pas reconnue sur-le-champ. Les pièces ainsi falsiliées sont d'abord presque de moitié plus légères
que les pièces d'argent véritables, dont elles imitent le coin. Lorstproii les ploie, elles font entendre» h; cri de l'étain. Elles ont un son mat, et elles développent, par le froltenient, uiK^ cci-lainc odcui- | roiire à l'étain. 2" L'étain et Vantinioim; (allia,-;e). Les pièces faites avec cet alliage ont h peu près le son de l'argent; elles sont en général mal coulées et mal fra[ipées. Elles donnent avec l'eau régale une dissolution dans laquelle une lame d'étain précipite l'antimoine métallique. Elles ne tlonnent pas de lioutrm de retour lorsqu'on hs passe à lacoufielle; la couleur de la coupelle indique, jusqu'à certain point, après roi)ération, les métaux qui entrent dans l'alliage. Une poussière blanche indicpie l'oxyde d'étain; la couleur jaune indi(|ue l'oxyde de plomb; la couleur noire, l'oxyde de cuivre; enfin, l'antimoiDe tache la coupelle en gris.
Fausses monnaies d'or. — Les fausses pièces d'or sont faites, en général, avec plus de soin que les fausses pièces d'argent. La fraude consisie particulièrement dans l'altération du titre. En chauffant ces pièces avec de l'acide sulfuiiqne, on dissout le métal étranger ( qui est ordinairement du cuivre), et l'or reste intact. C'est surtout au moyen de la balance qu'on découvre aisément la fraude. Les fausses pièces d'or sont en général plus légères que l'or.
Des faux monnayeurs de Birmingham étaient jiarvenus à fabriquer des pièces imitant le son et la densilé de véritables pièces d'or. A cet effet , ils employaient une lamelle de platine contournée en spirale, de manière à laisser très-peu d'intervalle entre chaque spire. Les intervalles de ces tours de spirale étaient remplis avec du plomb ou avec de l'étain, dont la quantité était si bien calculée, que le poids de la pièce fausse représentait exactement le poids de la pièce véritable. Puis en prenant les couches supérieure, inférieure et laiérale d'une véritable pièce d'or , ils les appliquaient, au moyen d'une soudure, sur la s|>irale de platine préparée 'de la manière que nous venons d'indiquer. Les pièces ainsi fabriquées ont le son et la densité de véritables pièces d'or; mais il est facile, au moyen des acides forts, de découvrir les jointures qui existent entre l'alliage de platine et les lamelles d'or. Enlin, on constate immédiatement la fraude au moyen de la coupellation. (HOEFER.)
MONNAIES D'OR. Voy. Or, alliages.
MONNAIES D'ARGENT. Voy. Argent, alliages.
MORDANTS. Voy. Teinture.
MORIQUE (acide). — Découvert par Klaproth dans une exsudation jaune brunâtre qui s'était concrétée sur le tronc d'un mûrier blanc, morus alba; il y existe en combinaison avec la chaux.
MORPHINE (de jj-opi^n, sommeil profond).
La morphine a été le premier alcaloïde connu en chimie organique. 11 a été découvert presque en même temps par Séguin en France et par Serluerner en Allemagne. On retire cet