‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 22 sur 354 · NA · texte numérisé non relu

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lécdinposor corlniiis coriis on les sonniolfaiif à r^iclidii tic la l'ili' voll,iii|uo ; on osl iii(^iiic parvenu h oiilcnii- ( et oil'ct snr (jiiohiiu'suns tlonl on n'avait |)ii iMicore opéi'cc la dtV;omi)Osition. C'est à C(3 ntoyen t|iie nous devons la (lécduvei'lo de |)lnsieuis métaux regardés auparavanl connue des terres ol des alcalis, ainsi que la connaissance du chlore, l'analysi" la plus exacte do l'aii- et ilo l'eau, celle de [ilusieurs sels, etc.

Analyse par Ir raloriquc. — Cotte analyse ne doit point (Mre considérée comme on la hiratiquait autrefois, mais comme on en fait usa^e maintenant pour séfiaror. les corps qui ,se tondent k divers degrés de chaleur, ou qui s'évaporent h dos températures dill'érentes. Ainsi, à un degré de temi)érature neu élevé, on séparera |iar la fusion un alliage de plomb avec un métal moins fusible, comme on volatilisera le mercure d'un amalgame d'or ou d'argent , et l'on aura pour résidu l'un ou l'autre do ces métaux. Les corfis entrent en fusion à des températures plus ou moins élevées, et d'autre's résistent à foutes les températures : ceux-ci sont appelés apyres ou infiisililcs. Lorsqu'on veut étudier l'influonce de la chaleur sur lui minéral, c'est surtout à l'aide du chalumeau que le minéralogiste entreprend ces essais. Dans le principe, on avait recours au chalumeau des orfèvres; depuis, cet instrument a été perfectionné par un grand nombre de savants; et, pour obtenir des températures plus élevées, on a imaginé d'tn construire qui fussent propres à être alimentés par le gaz oxygène ou par les gaz hydrogène et oxygène. Ces chalumeaux se trouvent décrits avec leurs gravures dans ia physique amusante de M. Julia de Fontenelle. De tous lés chimistes qui se sont livrés h l'analyse des minéraux au moyen du chalumeau, Berzélius est celui qui en a fait l'emploi le plus étendu et qui a le mieux démontré les nombreux avantages qu'on pourrait en recueillir. M. le Baillif a inventé, de son côté, des coupelles Irès-blanches, de quatre lignes de diamètre et d'un ciers do ligne au plus d'épaisseur; le cent ne pèse que 108 grains; elles sont composées d'un mélange à parties égales de terre à Porcelaine et de Ih plus belle terre à pipe; tout métal est sévèrement exclu de leurfaerication; l'ivoire seul y est employé. Si l'on essaye un oxyde ou un métal, 5 milligrammes ou la neuf centième partie d'un ^rain sont toujours plus que suffisants pour faire un essai complet. M. le Baillif a également inventé un chalumeau qui ofi'ro de jrands avantages sur les autres.

■ Lorsqu'on a placé le minéral dans une de ;es coupelles, et qu'on l'a exposé à l'action Ju chalumeau, on examine le changement qu'il a subi, les caractères do l'émail, s'il y a eu fusion ; car ils sont utiles à l'égard des roches et autres agrégés dont on ne peut i'econnaitre les caractères géométriques. Il est souvent nécessaire d'em|doyer un fondant iiour analyser le minéral ; ce fondant est le borax, préliminairement fondu et pilé

pour empAchor son bonrsounemonf ; dans un grand nombi'o d'essais il doviiuil indispensable.

Le chalumeau produit souvent deux sortes de llammos : l'une, qui est bleu;1tro , et (pi'on attribut! au gaz hydrogène, atuionco l'oxydation de tous les métaux; et l'aulro, (jui est hlant^ho, accompagiuî leur réduction.

Analyse par Venu. — Cotte analyse peut être purement mécanitpie ou chimique; anisi, dans les lavages des minerais aurifrres , etc. , l'eau ne faitiiu'entraînorles substances étrangères [ilus li'gèros (|ue le métal , qui (m est débarrassé en grande paitie , tanuis qu'elle dissout divers oxydes, tels (jue la barite , la chaux, la potasse, la soude, etc., et qu'elle sépare les sels solubles do leur mélange avec ceux qui ne le sont pas ; elle sert aussi do moyen pour reconnaître ou établir leurs formes cristallines. Comme il est divers sels qui ont des pro|)riétés physiques analogues, leur degré de solubilité peut être un de leurs caractères distinctifs, etc.

Analyse par les réactifs. — Cette analyse exige une connaissance entière de tous les moyens que nous olfre la chimie. C'est en faisant réagir une série de corps les uns sur les autres, et en étudiant soigneusement les nouveaux phénomènes qu'ils présentent , qu'on parvient à en reconnaître la nature, ainsi que les proportions'Je leurs principes constituants, s'ils ne sont pas simples. Cette analyse est labasefondamentaledela chimie. , Analyse des pierres. — Les pierres, ainsi que les terres qui en sont des débris , sont composées quelquefois d'un, mais généralement de plusieurs oxydes ; il arrive aussi qu'elles sont unies à des substances combustibles, à des oxydes et à des sels.

En général , les pierres sont composées d'alumine , de chaux , de magnésie , de silice et des oxydes de fer et de manganèse en combinaison binaire , ternaire , quaternaire , etc. Il en est quelques-unes , mais c'est le très-petit nombre , qui comptent parmi leurs principes constituants, la potasse , la soude, la glucine , le zircone, l'yttria , l'oxyde de chrome, et môme la barite , la lilhine, l'oxyde denickel, l'oxydedechrome et de titane ; enfin, des acides fluorique, borique, phosphorique et carbonique.

Les terres peuvent être attaquées par les acides, tandis que presque toutes les pierres ont assez de cohésion ou de dureté pour résister à leur action. Cette cause lient le plus souvent à la grande quantité de silice que îenfermont toujours ces dernières, laquelle Ibrme, avec les autres oxydes, de véritables silicates. Les substances qui , par leur agrégation et leur cohésion, résisteront donc à l'action des acides, devront être traitées par la potasse caustique , ou par le nitrate de plomh , si l'on y soupçonne quelque alcali. De tous les oxydes, ceux qui entrent le plus souvent et en plus grande quantité dans la composition des pierres, sont la silice et l'alumine; la chaux vient après. La silico y est en combinaison saline , et forme des silicates simples ou multiples. On croit

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:}ue l'alumine jouit de la même propriété.

Quand on voudra procéder h l'analyse d'une pierre ou d'une terre , on commencera d'abord par réduire la pierre en poudre impalpable : à cet effet , on la broiera dans un mortier d'agate ou de silex , par parties d'un demi-gramme au plus , jusqu'à ce que la poussière placée entre l'ongle et le doigt ne paraisse plus rugueuse ; ensuite on en pèsera 5 grammes, que l'on mettra, avec 15 grammes d'hydrate do potasse , dans un creuset de plaiine ou d'argent ; celui-ci, surmonté de son couvercle , sera exposé peu k peu à la chaleur rouge, retiré du feu dès que la matière sera fondue, ou au moins devenue pâteuse, et abandonné h lui-même, pour qu'il se refroidisse. Alors on y versera, à plusieurs reprises , de l'eau , que l'on fera chauffer et que l'on décantera chaque fois dans une capsule ; par ce moyen , toute la matière se séparera du creuset et deviendra capable de se dissoudre dans l'acide hydrochlorique , que l'on n'ajoutera que par portion, et en ayant soin que l'effervescence produite ne projette point de la liqueur hors du vase. On chauffera alors , et si la dissolution n'est pas complète , inalgré l'excès de l'acide , c'est un signe que la pierre n'a pas été complètement attaquée; on laissera alors déposer; on décantera ensuite, à l'aide d'une pipette, et l'on traitera ce résidu de nou veau, pour être ajouté à la première jiortion. Lorsque la dissolution hydrochlorique sera complète , il faudra l'évaporer jusqu'à siccité, en ayant soin de ménager le feu sur la fin , afin de ne pas décomposer l'hydrochlorate de fer. Lorsque la poudre ne sentira plus l'acide hydrochlorique , ce qui est nécessaire pour précipiter toute la silice, on la délayera dans 20 à 30 fois son volume d'eau ; on fera bouillir la liqueur, à laquelle on ajoutera quelques gouttes d'acide hydrochlorique , et on la filtrera ensuite. Si la liqueur ne passait pas, ce serait un signe qu'il y reste de la silice en dissolution ; il faudrait alors évaporer de nouveau.

Sur le filtre restera la silice ; dans la dissolution seront l'alumine, la magnésie , la chaux, l'oxyde de fer, de manganèse, et supposons même, quoique ces substances ne se rencontrent jamais ensemble, de la glucine, de la zircone et des oxydes de chrome et de nickel. Au moyen de l'ammoniaque caustique, on précipitera les oxydes de fer, de manganèse, plus la zircone, la glucine et une partie de la magnésie : nous les nommerons précipité B. Dans la liqueur se trouverait alors la chaux, la magnésie, le nickel resté en di'isolution par un excès d'alcali, et le chrome à l'état de chromate de potasse. En évaporant la liqueur jusqu'à ce que l'excès d'ammoniaque soit dégagé, on précipitera l'oxyde de nickel seulement. En faisant ensuite passer un courant de gaz sulfureux, on désoxydera l'acide chromique, et on pourra le précipiter par l'ammoniaque. 11 faut alors passer la liqueur, ou la précipiter de nouveau par l'oxalate d'ammoniaque. La chaux seule sera précipitée à l'état d'oxalate, et la ma-

gnésie restera en dissolution. On la séparera en évaporant à siccité, calcinant, reprenant par l'acide hydrochlorique, et précipitant par le sous-carbonate de soude. Le carbonate de magnésie se séjjarera. Le précipité B, après avoir été bien lavé à l'eau bouillante, sera traité par une solution de jjotasse caustique, qui dissoudra la glucine et l'alumine seulement. On séparera ces deux oxydes l'un de l'autre; car, en saturant la liqueur par un acide, et précipitant de nouveau par un excès de carbonate d'amraoniai|ue, la glucine se redissoudra, tandis que l'alumine restera intacte. Le résidu insiiluhle dans la potasse sera donc formé d'oxydes de f.-r, de manganèse , de zircone et de magnésie. En calcinant ce précipité, on rendra la zircone incapable de se redissoudre dans les acides , tandis que les autres oxydes conserveront cette |)ropriété nouvelle. La dissolution des trois oxydes restant étendue de beaucoupd'eau,et précipitée parl'amnioniaque, séparera la ma,^nésie qui restera en dissolution à l'état de sel double. On séparera enfin le fer du manganèse, en les redissolvant dans l'acide hydrochlorique, saturant exactement la liqueur par l'ammoniaque, et précipitant par le bi-arséniate de ]iotasse ; l'arséniate de fer seul sera précipité, tandis que celui de manganèse restera en dissolution ; on filtrera la li(jueur, on lavera le précipité à l'eau bouillante, et on le fera sécher pour en connaître le poids. Quant à la dissolution qui retiendra l'arséniate de manganèse, on y mettra une dissolution de potasse caustique, qui le décomposera, et on séparera l'oxyde de manganèse.

ANDALODSIÏE {feldspath apyre ; spath adamantin ; macle , etc.). — Trouvée pour la première fois dans l'Andalousie, en Espagne, et depuis dans du schiste micacé à Douce- Montain , comté de Wicklow , à Dartmoor, dans l'île de Unst, etc. 11 est en masse ou cristallisé en jirismes rectangulaires à quatre pans , s'approchant du rhomboïde ; la structure des prismes est lamelleuse, et les jointures sont parallèles aux faces ; couleur rouge de chair ou rouge rosé, translucide, cassante ; elle raye le quartz, et est infusible au chalumeau. Poids spécifique, 3,165.

AINI'MAUX, composition atomique. — Nous nous bornerons à donner une idée générale de la structure des muscles et des nerfs, et à faire connaître la composition physique du sang et de quelques séciétions qui renferment des globules considérés comme molécules organiques.

Des muscles. - Pour étudier la structure des muscles et des nerfs, on est arrêté par cette considération, que tous les anatomistes qui ont traité la question ne sont pas d'accord entre eux. Nous nous en tiendrons aux faits généralement adoptés, et nous exposerons les opinions des divers anatomistes.

Borelli a considéré les muscles comme des faisce.iux sur lesquels on voit des fibres transversales. En général, tous les anatomistes ont vu ces lignes transversales qui sont très-serrées les unes contre les autres ; mais

ils ont (litfi'rP (fopiiiinii sur la ninnii^ro (Imil ou devait (iéiTirt^ ci's sliics, ainsi (|U(! leur roiuif t'-liMiicMiiaiii'. Suivant l-cuw luilioek , les musck'S sont ciiui|iiisrs de liliies sur IcsquoUes ou riMuarquc des stiics circulairL's, cl dont la largeur est le tiuarl d'un ciicvou ; il fu l'aul, dit-il, doux cents pour foinicr un iiiu>clc. C.liacuno do ces libres est cllc-Mu''mo coin|iosco de cent à deux cents libres clénicnlaires , et entourée il'unc! membrane. Tréviranus a avancé que les muscles sont composés de cylindres entourés de stries transversales parallèles , cliaciue cylindre ayant ses stries qui disfiaraissent en comprimant les libres. Baucr et Home considèrent les libres élémentaires counne couiposées do y;U)bules ayant la gran'lour des gloluiK s du sany. Suivant d'autres observateurs, lils que YaoUier, le muscle [)arait coiu[)Osé, sous le microscope, de faisceaux musculaires séparés, prismatiques, qui font voir, à la surface des lijj;nes transversales, (ju'il existe do véritables rides dont l'intervalle est toujours marciué |iar la ligne noire ; ces rides, toujours parallèles, n'entourent pas quelquefois tout le faisceau, puisqu'elles s'en trouvent déviées. El, es apiiarliennent à chaque faisceau, ne sont que su|jerlicielles, n'appartiennent pas à des cloisons, et disparaissent à une forte pression. Vagnier considère chaque faisceau comme composé de libres primitives très-minces, presque parallèlles et de même grandeur, dans tous les animaux vertébrés, les insectes, etc. Suivant cet anatomiste, il existe une grande uniformité dans la structure des muscles de l'homme, des mammifères, des oiseaux, des poissons, des insectes et des crustacés, conséquence à laquelle ont été conduits également d'autres anatomistes.

MM. Prévost et Dumas divisent la fibre rausaulaire en trois ordres, savoir : en fibres tertiaires, qui sont les lilaments musculaires que l'on obtient eu fendant le muscle dans le sens de sa longueur ; en fibres secondaires , qui proviennent de la division des précédentes , et eu libres primitives, qui proviennent de la division de celles - là. M. Milne-Edwards , qui s'est occupé d'une manière spéciale de la flbre élémentaire, a reconnu qu'elle était identique dans tous les animaux, à tous les âges, et formée d'une série de globuLs d'un môme diamètre ; les libres secondaires seraient donc formées de la réunion d'un faisceau de semblables chapelets. Suivant ces trois observateurs, quand on soumet à un microscope d'un grossissement ordinaire les fibres secondaires, on les voit comme des lignes barrées en travers par un nombre considérable de petites lignes sinueuses , placées à la distance régulière de j-çj de millimètre. Cet aspect, qui parait dû à la gaine membraneuse dont elles sont revêtues, ne se retrouve pas dans la libre secondaire qui a été fendue ou déchirée, et varie avec la direction de la lumière ; on doit donc le considérer, suivant eux, comme un etfet d'optique. Du reste, elle est composée d'un très-grand nombre de petits lilets

élémentaires placés parallèlement, on à peu j)rès, à côt('' les uns des autres. En examinant également au iiiicroscop(! un muscle on repos et suriisammeiit lin pour (pi'oii puisse; le voir par transparcMice, on voit (|u'il est formé d(! la réuniini d'un certain nombre de libres sensibleMKuil parallèles, très-lhîxibles, et disposées do manière à jiouvoir changer facilonieiit do position : tout cet échafaudage est iiiaiiiteim |)ar un tissu cellulaire, et sillonné en dillereiits sens [lar des vaisseaux et des nerfs (pii le parcourent, sans avoir avec lui do liaisons faciles îi observer.

Nous passerons sous silence les travaux des autres anatomistes , pour indi(juer les recherches microscopi()ues récentes, pleines d'intérêt, de M. Boumaii, qui a étudié avec soin les muscles de divers animaux, et dont M. Becquerel a constaté l'exactitude

1° Les faisceaux primitifs des muscles élémentaires consistent en masses allongées, polygonale*, composées elles-mêmes de particules élémentaires ou éléments charnus, arrangées et unies ensemble aux deux bouts et sur les côtés, de manière à constituer, dans ces deux directions respectives, des fibrilles et des disques qui peuvent en être séparés ; les stries noires longitudinales sont des ombres entre les libies, et les stries noires transversales sont des ombres entre les disques.

2° Cha(]"e faisceau primitif est entouré d'unegaînemembraneusetrès-délicate, transparente et probablement élastique, comme on peut le voir en examinant au microscope un fragment de muscle do raie, qu'on a tiraillé de manière à rompre les fibrilles. A cet effet, en enlève avec une pince et un scalpel un lambeau de libre, et avec deux aiguilles on en détache les faisceaux primitifs, que l'on puisse apercevoir au microscope. Un de ces faisceaux est placé sur une lame de verre avec un peu d'eau, et on le recouvre d'une lame de inica. Dans les préparations, il faut mouiller le muscle.

3" Chaque faisceau primitif contient des corpuscules qui sont les noyaux des cellules primitives de développement. Pemiant l'accroissement, ces corpuscules deviennent plus nombreux.

4° Les extrémités des faisceaux primitifs, dans certains cas au moins, sont continues directement avec la structure tendineuse ou fibreuse; elles ne sont jias coniques, mais tronquées obliquement ou transversalement. Cette manière de voir est en opposition avec ro|)inion que le tendon entoure chaque faisceau et est continu d'un bout à l'autre, en constituant la gaîne cellulaire.

Pour voir 1. s stries transversales, il faut opérer sur la fibre musculaire du bœuf, (lue l'on divise avec une aiguille; pour obtenir une section transversale, il faut prendre le muscle pectoral d'un oiseau, le faire dessécher, et en couper une tranche que l'on étale sur une lame de verre. Ces observations sont de nature à fixer l'opinion des anatomistes sur la structure des muscles.

Des nerfs. — Nous allons agir à l'égard de»

nerfs comme pour les muscles, c'ost-à-dire exposer succinctement les opinions des physioloj^istes sur leur structure , alin de ne prendre ([ue ce qu'il y a de commun, seul point qu'on puisse regarder comme ce qu'il y a de plus certain. Les opinions sont partagées à l'égard du cerveau, origine des nerfs, dont la structure est en général globuleuse ou tubuieuse, ainsi que sur la l'orme, la grandeur et le rapport des globules.

Haller admettait dans les nerfs une structure tubuieuse. Borelli considérait le nerf comme composé d'un faisceau de plusieurs filets tibreuK, ayant une enveloppe commune, considérant ces tilels libreux comme creux et remplis d'une matière molle.

Malpighi pensait que la structure du cerveau était glanduleuse. Leuwenhoek varia dans ses opinions; dans les dernières années de sa vie, il annonça que les nerfs étaient composés de tuyaux parallèles , longitudinaux, creux, et dont le diamètie était trois fois aussi large que leur cavité interne.

Délia ïorre a considéré les nerfs comme composés de filaments droits , mais non transparents, d'une délicatesse extrême, sans aucun canal au milieu; mais parmi eux se trouvent un grand nombre de petits globules prescjue ronds et transparents.

Prochaska admit que ces globules étaient huit fois plus petits que les globules du sang, qu'ils n'étaient pas du tout réguliers, ni en rapport avec les différentes parties du système nerveux.

Fontana a considéré la substance médullaire du cerveau comme composée de cylindres ou canaux transparents irréguliers, se repliant ensemble en manière d'intestins , substance qu'il a nommée intestinale. A côté d'elle se voient des corpuscules nageant dans l'eau. Suivant lui, le cylindre nerveux primitif, c'est-à-dire le nerf dépouillé avec une aiguille de la surface raboteuse qui l'enveloppe, est un cylindre trans[)arent.

Tréviranus a dit que les nerfs des animaux des quatre classes étaient composés de tuyaux jjarallèles, membraneux, remplis d'une substance tenace, et s'olïrant à l'état de petits globules à l'intérieur.

MM.Préviisl et Dumas, ainsi cjue M. Milne- Edwards, trouvent, dans ce que Fontana appelait fibres primitives, (Quatre autres libres composées de globules de yj.-de millimètre, dont deux au bord du tuyau et deux à l'intérieur. Les quatre libres internes seraient donc les véritables libres élémentaires.

M. Itaspail, ayant fait dessécher spontanément sur une lame de verre de gros nerfs, enleva, à l'aide d'un rasoir, des tranches qui dépassaient à peine ^ de millimètre, et qui, vues au mici'oscope, se présentent sous une forme ()arfaileiuefit homogène , et sans la moindre solution de continuité. Il y a donc deux opinions bien distuictes. Les uns admettent une structure globuleuse, tandis que d'autres, et c'est l'opinion généralement admise , considèrent l 's nerfs comme formés de tidjes plus o i moins irréguliers.

M. Eli. eiiijerg a cherché ii prouver que

l'état globuleux no saurait exister. En examinant au microscope la matière blanche du cerveau , de la moelle , des nerfs , de l'ouïe, de la vue et de l'odorat, il a reconnu cfu'ils étaient composés de tubes transparents, présentant, il des intervalles marqués, des dilatations 3[)liérojdes et globuleuses, ce qui leur donne la forme d'un chapelet. Ces tubes sont parallèles et ne perdent celte position que par la manœuvre de l'observateur; ils présentent uue cavité intérieure remplie d'une matière particulière , sans aucune trace de gloliuks, et k laquelle Ehrenberg a donné le nom de lluide nerveux ; leur diamètre varie entre V» ^l t»W <i'' ligne. En les déchirant , on ne voit jamais sortir de liqueur. Plus on se rapproche de la périphérie du cerveau , jilus les tubes diminuent de diamètre , de manière que , dans la matière grisâtre , ces tubes ne forment plus qu'une masse granuleuse , formée de grains extrêmement lins, qui sont unis au moyen de fils très-minces. Parmi ces hbres , ainsi qu'à la surface de la rétine , se trouvent des grains plus forts , qui paraissent formés de petites granulations, et servent peut-être à la nourriture des nerfs, qui, par leurs bouts béants, pourraient les absorber.

Telle est , suivant Ehrenberg , la constitution des nerfs du sentiment. Voyons comment il envisage la structure des nerfs du mouvement.

Ces nerfs sont pourvus de tubes droits et uniformes bien ditférents , sans dilatation, plus gros que les tubes articulés dont ils sont la continuation. Us contiennent dans leur intérieur une matière peu transparente, blanche , visqueuse , qu'on peut retirer des tubes sous forme de grumeaux , et qu'il appelle matière médullaire. Leur diamètre varie entre rg et rsV» t'e ligne.

Krause n'admet pas tous ces résultats; il regarde le cerveau comme formé de librilles solides, composées d'une masse soluble dans l'eau , et de globules blancs sphériques de -âis de ligne de diamètre.

Valentin considère le système nerveux comme composé de deux masses primitives, de fibres primitives isolées et de petits corjis isolés en tonne de massue , qui forment la couche. Ces deux formes se trouvent également dans le système nerveux central el |)ériphérique; il n'y a pas de transition entre elles. Quand les fibres primitives se trouvent t«irallèlement les unes aux autres, elles constituent la formation des nerfs. Ces tubes , ainsi que les petits corps isolés , sont entourés de graines v;iriant d'épaisseur ilans les différentes parties du système nerveux, et composés du tissu cellulaire.

Les petits corps varient de forme , qui tantôt est plus oa moins ronde ou allongée. La substance des libres primitives est partout trans|)areute; les gaines des nerfs et des globules sont beaucoup plus épaisses dans les parties périphériques que dans le centre ; elles deviennent extrêmement minces sitôt que les nerfs entrent dans le cer-

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veau; c'osl alors iiirellos dovionnotit variceiist's l'ar la siuiplo prossioii.

lîiinlach a l'ail des ohscrvations intrrcssaiilcs sur J'iulliHMn'o de la Irinpéialtiro et (le (lillVriMits léaclits chiiniiiucs sur les iierts. 11 paraît que les lihros priuiilivcs du ctuveau et thi la uiiK^llc (5piiiii''n' (''prouvonl luic alléralioii, niOme uno di'siructuui couiplèti', plus ra{iidoui('iit qm\ les libres primitives des nerfs péri|)liuri(pios. Dè-slors il faut observer au uiicroseope, autaut qui^ nossible, sans soumettre les nerfs à l'action ue la chaleur ou des réactifs.

En résumant tout ce (|ui a été dit concernant la struclurc d(>s nerfs, on voit que la structure globuleuse, admise d'abord comme structure élémentaire du système , a été abandonnée bientôt par les auteurs, tandis que la structure tuberculeuse, repoussée par les anatomistes, qui croyaient voir dans les globules des parties élémentaires des nerfs et des muscles , paraît être admise aujourd'hui par lapUq)art des anatomistes, qui sont néanmoins encore en désaccord sur leur contenu solide ou liquide.

Nous revenons sur l'opinion de MM. Prévost et Dumas à l'égard de la constitution des nerfs. Si l'on divise , suivant eux , un nerf dans le sens de la longueur, et qu'on étale sous l'eau la matière pulpeuse, renfermée sous le névrilème, on voit un assemblage nombreux de petits filaments parallèles, égaux en grosseur, et qui semblent continus dans toute la longueur du nerf. Ces fdaments plats paraissent composés de quatre fibres élémentaires disposées à peu près sur le même plan, et formées de globules qu'on n'adopte jilus aujourd'hui.

11 nous importe, pour la théorie des contractions, de suivre le nerf à son entrée dans le muscle, puisque celui-ci se contracte par l'excitation du nerf. On voit le nerf se ramifier d'une manière peu régulière en apparence, si ce n'est une tendance marquée dans les rameaux à se diriger ])erpendiculairement aux fibres musculaires. On peut faire cette observation sur le muscle sternopubien de la grenouille. Il suîfit d'observer a^ec des lentilles d'un grossissement de deux ou trois cents diamètres. Ou voit deux troncs nerveux , parallèles aux fibres du muscle, qui cheminent îi distance l'une de l'autre, et se transmettent mutuellement de petits lils nerveux. D'autres fois, le tronc est )ierpendiculaire aux fibres du muscle; on voit les derniers ramuscules nerveux épanouis et éiablis dans les troncs, puis se répandant au travers des fibres musculaires et perpendiculairement à leur direction , se contournant sur eux-mêmes en forme d'anse, pour venir dans le tronc qui les a fournis. Les neifs n'auraient donc point de terminaison, et se comporteraient comme les vaisseaux sanguins.

M. Breschet, qui a étudié la structure des nerfs, a remarqué que les filets proviuantdes troncs nerveux, disséminés dans le tissu iiusculaire sous-cutané , se subdivisent .\ "inliiii en approchant du derme, et on ue

pourrait les distinguer si l'on no voyait lo point où ils entrent et celui où ils aboutissent. La direclion des papilli'S dans l'éjii derme est ol)li(pie et légèrement inclinée; outi(! leiii' névrilème, elles ont encore une gaine propre, qui les couvre en forme de cajiuclMJU, la(]iiello esl formée aux dépens do la matière cornée. Le corps dos tiges nerveuses s'effile et s'arrondit par un sommet renfié comme une baguette do tambour.

Le cor[is du nerf, sous le névrilème, est formé do stries légères ondulées, qui, partent de la base, deviennent moins mar(|uées et souvent vaporeuses h mesun; qu'elle..; serpentent vers le renllement terminal , oiî elles j)araissent se réunir en demi-cercle concentrique. La surface en est lisse et unie, et aucune partie ne s'en détache jiour communiquer avec les tissus voisins. Cette manière de voir a de l'analogie avec celle de MM. Prévost et Dumas; néanmoins elle n'est pas adojjtée par plusieurs anatomistes.

Pour étudier les causes qui interviennent dans la production de la chaleur animale chez l'homme et les autres mammifères, il faut avoir une idée des principaux organes où elle a lieu. Commençons par le cœur. Le cœur est jilacé entre les poumons, dans une cavité de la poitrine appelée tiiorax. Il est enveloppé par une esoèce de double sac membraneux, le péiicarde; sa forme générale est celle d'un cône renversé; sa substance est presque entièrement chai'nue. 11 est composé de quatre cavités , deux à droite, deux à gauche ; de chaque côté il y a une oreillette et un ventricule; ce sont, pour ainsi dire, deux cœurs qui jouent ensemble. Suivons le sang dans son cours : le ventricule gauche, qui renferme le sang artériel, lance ce dernier, en se contractant, dans le système artériel; il pénètre jusqu'aux radicules artérielles les plus ténues, qui constituent, avec les radicules veineuses, le système capillaire. Le sang passe ensuite des premières dans les secondes. Les deux systèmes capillaires sont-ils continus ou s'abouchentils ensemble, ou bien le sang, pour passer de l'un dans l'autre, traverse-t-il la trame même du tissu? C'est ce qu'on ne peut décider d'une manière complètement satisfaisante. Au surplus, c'est dans ce passage, quel que soit le mode dont il s'elfectue, que se fait la nutrition interstitielle, que s'o[)èrent les décompositions et recomj.osiiions qui ont lieu dans cha([ue point de l'organisme tant que dure la vie; c'est dans ce passage enfin qu'a lieu la transformation du sang artériel en sang veineux. Le sang, après cette transformation, arrive dans le système capillaire veimaix; là il chemine en raison de forces dont je n'ai pas à m'occu])er ici; après avoir parcouru le système veineux, il arrive dans l'oreillette droite du cœur, mais il ne fait qu'y passer, car celle-ci se contracte afin de pousser le sang dans le ventricule droit, qui, à son tour, l'envoie dans un vaisseau qui se nomme artère pulmonaire,, quoiquelle renferme du sang veineux. lille se divise eu deux branches, uue pour chauue

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poumon. Le sang passe ainsi dans les radicules de l'artère pulmonaire ; ces radicules se ramilienl sur les parois des vésicules pulmonaires, et là se continuent immédiatement avec les radicules des veines pulmonaires. Ces vésicules pulmonaires sontdes espèces de cellules irrégulièrement cloisonnées, -et dans lesquelles l'air arrive par les raraitications des bronches. C'est donc immédiatement à travers les membranes excessivement minces qui constituent les parois desradiculesdu système capillaire des poumons que le sang veineux, chargé de gaz acide carbonique, et (jui arrive par l'artère pulmonaire, reçoit par absorption de l'air la part de l'oxygène et une certaine quantité d'azote, qui, en se dissolvant dans le sang, en chassent une partie des gaz quj s'y trouvaient. Cette opération terminée, ^e sang artériel passe dans les radicules des veines pulmonaires ainsi désignées, bien qu'il s'agisse du sang artériel. Les veines pulmonaires conduisent le sang artériel dans l'oreillette gauche, qui ne sert pour ainsi dire que de passage; car, en se contractant bientôt, elle envoie ce sang dins le ventricule gauche , pour voyager ensuite comme nous venons de le dire. En ex|iosant les diverses causes qui concourent à la production de la chaleur animale, nous parlerons nécessairement des etJets produits dans le mouvement circulatoire du cœur.

Des globules constitutifs des tissus organiques et des globules du sang et de diverses sécrétions. — On a pu voir, d'a|)rès les détails dans lesquels nous sommes entré relativement à la structure des muscles et des nerfs, que ces organes , du moins les muscles, paraissent avoir pour molécules constitutives des globules, et qu'il est probable que c'est à cette cause que l'on doit attribuer les formes arrondies que les corps organisés affectent ordinairement; ils ne prennent, en effet, de formes polyédriques que dans des cas particuliers, et lorsque l'animal vivant n'est pas sain. La réunion des molécules organiques donne naissance à des formes compatibles avec les fonctions que doivent remplir les organes ou tissus qui en résultent. C'est ainsi que les tuniques des artères et des veines se roulent en tubes; la tibrine, qui est la partie constituante des muscles , s'allonge en libres rapprochées les unes des autres ; le tissu cellulaire s"épanouit en feuilles minces, membraneuses, etc. Tous ces corps, nous le répétons, vus au microscope, paraissent constituer une trame de petits corpuscules sphériques que l'on considère comme les molécules organiques constitutives.

Passons en revue les globules organiques dans le .système musculaire, le système nerveux, le système vasculaire et les liquides transportés dans les organes, enfin dans diverses sécrétions. Nous avons déjà parlé des globules de la fibre élémentaire dans les muscles, ainsi nous n'y reviendrons pas. Quant aux nerfs, on sait seulement qu'en soumettant au microscope d'un fort grossissement la matière cérébrale, elle parait com-

posée do globules de graisse et de globules d'albumine. On n'a reconnu aucune différence bien prononcée entre la composition du sang artériel et celle du sang veineux. Une goutte de sang, vue au microscope, paraît remplie de particules plates, minces et translucides, nageant dans une liqueur jaune. Quand on soumet à rexjiérience la membrane natatoire de la patte d'une grenouille ou la membrane de l'aile d'une chauve-souris , on reconnaît que le smg marche dans les vaisseaux les plus déliés, et cjue les globules qui s'.\ trouvent se tournent tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, ce qui ne permet pas d'admettre qu'ils soient sphériques. On croyait jadis que ces globules étaient formés par ia matière colorante du sang; mais M. Young a prouvé qu'on pouvait les séparer de cette matière, et qu'ils continuaient alors à nager dans l'eau pure ou dans le sérum. La composition organique de ces globules a occupé divers physiciens. Home avait annoncé qu'ils étaient composés d'une molécule de fibrine incolore, entourée d'une pellicule de malièie colorante rouge, qui cessait d'envelopper la fibrine quelque temps après que le sang était tiré. ÀiM. Prévost et Dumas confirmèrent cette observation , et montrèrent, en outre, que les globules sont circulaires chez les mammifères, elliptiques chez les oiseaux et les animaux à sang froid, et que, dans une même espèce animale, les globules avaient la même grosseur, tandis qu'ils variaient avec les espèces : à l'égard de la dill'érence qui existe entre le sang artériel et le sang veineux, le premier contient 1 pour cent de son poids de globules de plus que le sang veineux; que le sang des oiseaux est le plus riche en globules; que parmi les mammifères, les carnivores en ont plus que les herbivores, et qu'enfin les animaux à sang froid sont ceux qui en ont le moins.

Nous donnons ici , d'après M. Mandi, le diamètre des globules du sang d'un certain nombre d'animaux.

Diamètre exprimé en fractions de miClimètre.

Homme r^^î

Chien. ...... -^^

Kanguroo ttt

Eléphant d'Afrique. . ,-îô

Tapir rr»

Cerf de l'Inde. . . . xb-

Girafe ttô

Bouc de l'Inde. . . tï»

Mouton d'Astrakan. . rf»

Mouton d'Ecosse. . . -ïtô

Mouton de Norwége. . irâ»-

Dromadaire tIt

Alpaca tW

Perroquet ïV

Paon âV

Tourterelle ^ô

Murœna anguilla. . . ys

Cyprinus carpio. . .. -^

Grenouille ^

Salamandre J5

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