‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 210 sur 354 · NAP · texte numérisé non relu

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plus facile à la fcniollc, ?i lYpoquc du rut, raiiiiiiai vivant s(>ul.

I.e nuise est (MUiiIom' eiinnno parfuMi ; mais il sert surtout en niiniecine, où on le it- ^arde eoiunie un nuHiieainent d'uiu! liante inmortaiice. il est très-cher, et par cela uuMiio ex|)Osé il de iVi'quentes l'alsifications. Celui (pi'oii reiKîoiitre dans le conniierce vient tantôt de la Cliiiio, sous 1(! nom do musc ilu Tdiiquin, (|ui a toujours été regardé comme le jilus pur; tantôt de la Sibérie, nommé musc Kahaidin, et ce dernier a été longteiiiiis coiisidéié comme si inférieur de qualité, qu'on n'en faisait jias volontiers usage en pharmacie; mais, dans ci^s derniers temps, la Sibérie a fourni d'aussi bon musc que la Chine. La boiiti'^ du musc lient principalement h 00 qu'il ait été pris sur des animaux d'un Age moyen, qui ne soient ni fi 0[) jeunes ai trop vieux. A l'égard des falsifications qu'on lui fait si fréquemment subir, il est à remarquer que toutes les bourses qui portent des traces de coutures sont fausses. Une vraie bourse de musc a deux petites ouvertures, dont l'une conduit dans la poche de la matière odorante, et l'autre dans l'urètre. Quelquefois ces ouvertures sont tellement contractées ciu'on a de la peine à les retrouver ; mais, toutes les fois qu'elles manquent, la bourse est réellement fausse. Les bourses varient pour la grosseur. Elles ont depiiis un pouce jusqu'à deux pouces et demi de diamètre, et sont plus ou moins rondes ; elles sont couvertes de poils jaunes ou d'un jaune brun et ro des, qui convergent vers le centre. Sur celles qui proviennent d'animaux âgés, ces poils sont plus épars ; ils paraissent comme usés, et ils ont une couleur plus foncée. Une grande quantité de petits grains arrondis dans l'intérieur est aussi un caractère certain de la bonne qualité du musc ; il faut encore qu'on n'y découvre pas de parties fibreuses à l'aidé du microscope. L'oileur doit être franche, sans odeur accessoire putride. Les caractères chimiques les plus certains, qui annoncent un musc de bonne qualité et non falsilié, sont, qu'il se dissolve jusqu'aux J de son poids

dans de l'eau bouillante, (pie cette dissolution soit {irécipitée jiar les acides, et notamment par l'acide iiitriipu^, juscpi'à devenir presque incolore, et (prdle précipite par l'acélate jilombique et l'infusion d<! noix de galle, mais cfuelle ne donne pas le moindre précipitd par le chlorure mnruri(/ue. La ciMidre du musc brôlé doit être grise, ni rouge ni jaune, et ne pas s'élever îi plus do 5 ou 6 p. 100.

MUSCLES, leur structure. Voy. Animaux, composition atomique.

MYRICA. Voy. Cire.

MYRICINE. Voy. Cike

MYRRHE. — Cette gomme-résine se retire, par incision, de Vamyris-kataf, ou, selon Ehrenberg et Hemprich, d'un arbre analogue, que ces savants ont appelé balsamoendroH myrrha et qui croit en Arabie et Abyssi'iie. Elle se présente sous forme de morceaux angulaires et de grains dont les plus volumineux sont de la grosseur d'une noisette. La meilleure myrrhe est transparente et d'un rouge brun ; elle est fragile et sa cassure offre des veines tortueuses, d'une nuance jilus claire ; elle a une odeur particulière, forte, et une saveur aromatique et âpre. La myrrhe qui vient de l'Abyssinie est quelquefois flexible et tenace, en sorte qu'elle peut être coupée comme du suif. Quand on la chauffe elle ne se fond pas complètement. Elle se dissout en majeure partie dans l'eau, et donne ainsi un lait jaunâtre qui fournit, à la distillation, une huile volatile. Elle brûle difiicilement, et, à la distillation sèche, elle donne un 4' d'un liquide rouge contenant de l'acétate et du carbonate d'ammoniaque , T d'une huile brune et \ de charbon. Après la combustion, elle laisse 3, 6 pour cent de cendres, composées de sulfate, phosphate et carbonate de chaux, d'un peu de sulfate et de carbonate de potasse, et de traces de chlorure de potassium. La myrrhe est beaucoup moins soluble dans l'alcool que dans l'eau.

La myrrhe est très-employée eu médecine, et entre fréquemment dans la composition des dentifrices.

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NAPHTE. — SuDstance liquide à la température ordinaire, blanche lorsqu'elle est purifiée et alors odorante ; mais ordinairement jaunâtre et d'une odeur forte de goudron. Extrêmement inllammable et prenant feu, parl'intermède de sa vapeur, en présence d'un corps en ignition placé à distance.

Ou ne trouve pas le iia|)hte pur dans la nature; ce liquide tel qu'il sort du sein delà terre renferme une matière bitumineuse non volatile qui semblerait en être la partie odorante. Celui qui en renferme le moins est de couleur jaune, mais la teinte devient déplus en plus foncée et finit par être tout à fait bmnet le liquide, qui devient alors plus ou

moins visqueux, prend le nom de pétrole; il donne du naplite à la distillation.

Lo naphte et le pétrole accompagnent le gaz hydrogène carboné dans les différents lieux où il se dégage de l'intérieur de la terre, et ils manifestent leur présence à l'état de vapeur par l'odeur qui leur est propre; ces vapeurs s'enflamment comme le gaz hydrogène.

On assure que ces matières sont fort communes sur les bords de la mer Cas|iienne, et principalement autour de Bakou, et qu'il suffit de percer un trou dans le sol sablonneux de ces contrées pour qu'il s'en dégage des vapeurs de naphte en abondance. Lorsau'on

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