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creuse des puits de huit à dix pieds de profondeur, le naphte s'y rassemble, et l'on peut en eitraire une grande qua■ltit('^ Il en existe aussi assez ahontlarament près du village d'Amiano, dans ledurlié de Parme, d'où l'on en eitraii une grande quantité, et sur toute la pente des Apennins, dans le Modenois. On en cite également en Sicile des sources abondantes. En France, on n'en connaît qu'au village de Gabian, près de Pézenas, dans le dépariemeni de l'Hérault, et toutes les autres localit 'S que l'on a pu citer n'otlVeiit q'ie du goudron minéral dans lequel il existe fréquemment une petite quantité de naphte qu'on peut extraire par distillation.
Les vapeurs de naphte qui s'échappent des crevasses de la terre sont utilisées connue le ga ; hydrogène carboné. Le naphte liquide d'Amiano est employé pour l'éclairage de la ville de Parmj. En Perse, le peuple ne se sert que .lu |)étrole pour se procurer de la lumière, depuis Mossul jusqu'à Bigdad. On le fait entrer ilans la composition des vernis dans les lieux o.i il est abondanl. On l'emploie aussi en médecine, d'une part comme vermifuge, et le pétrole de Tiabian, sous le nom d'huile de Gahian, a eu une grande renommée sous ce rapport; d'une autre part, on le l'egarde en Perse comme un antidote très-puissant pour les douleurs rhumatismales. Enfin, dans les lal)oratoiies,il esl fort utile pour la conservation du poiassium, à l'abri du contact de l'air et en général des corps ovvgénés.
NARCÈINE. — La narcéine a été découverte en 18.32 par M. Pelletier. On la sépare de l'infusion d'extrait d'opium précipitée par l'ammoniaque.
Les acides minéraux étendus d'une petite quantité d'eau lui communiquent à l'instant une teinte d'un bleu d'azur, qui dispai'aît lorsqu'on ajoute de l'eau pour dissoudre la combinaison, et reparaît par suite de l'évaporation spontanée de l'eau.
NARCOtlNE. — La narcotine , placée d'abord au rang des alcalis végétaux par la propriété qu'elle a de s'unir aux acides et de former des combinaisons cristallisables, a été découverte en 1804. par M. Derosne et désignée à celte époque sous le nom de sel de Derosne, sel cristnllisable de l'opium.
On l'extrait du marc d'opium éjuiisé par l'eau froide, en traitant celui-ci jjar l'acide acétique étendu et bouillant.
NATRON. — On appelle ainsi le carbonate de soude recueilli en divers lieux après l'évaporation spontanée de petits lacs u'eaux alcalines salées.
La plus grande partie du natron nous vient •i'^SyP'e; les lacs qui le déposent en incrustations cristallines sont au nombre de neuf, situés dans le désert de Tliaiat, disséminés surune étendue de 16 kilomètres de longueur sur 1 kilomètre de largeur; la formation du carbonate alcalin parait du^ îi la réaction du sel marin sur le carbonate calcaire, aidée par la force efflorescente du produit. Les petites sources naturelles qui dissolvent ces elilorescencesse réunissent dans les neuf lacs, s'y
concentrent spontanément, affectent une coloration rouge provenant sans doute d'êtres organisés, animaux ou végétaux (crustacés branchiopodesou protococcus).Aprèsles chaleurs on ramasse les incrustations formées de sesquicarbonaie de soude (-2 Na 0, 3 C 0« -|- 4. HO), de sel marin, de sulfate de soude et de quelques centièmes de matières insolubles.
En Hongrie, en Amérique, etc., on récolte de la môme manière les cristaux de sesqui carbonate de soude, après l'évaporation de petits lacs, durant les (chaleurs de l'été.
Plusieurs eaux minérales amènent des quantités notables de bicarbonate de soude à la superficii! du sol; ainsi les eaux de Vichy en renferment environ 5 pour 1000.— Voi/. Soupe.
NA\ ETTE. Voy. Huiles.
NÉPHIUTE. Yoy. Serpentine.
NERFS , leur structure. Voy. Animaux , composition atomique.
NICKEL. — Le nickel et le cobalt sont deux métaux qui, comme le fer. jouissent de la ])ropriété magnétique, c'est-;i-dire d'être attirés par l'aimant et d'en acquérir les propriéiés.
Le premier a été rencontré dans un minéral qu'on regard.! penlant longtemps comme une njine de cuivre, et à laquelle les mineurs aie uands donnèrent le nom de kupfer-iiickil (faux cuivre) parce que les estais qu ds entreprirent [lour eu extraire ce métal furent infiuclueux.
Ce ne fut qu'en i'o'* que Cronstatd annonça qu'il existait dans cette mine un métal nouveau , auquel il donna le nom de nickel.
Ce m 'tal se trouve dans cette mine uni au soufre, à l'arsenic, au fer et au cobalt ; ce n'est que par des grillages et des dissolutions dans les acid s qu'on peut le séparer lie ces différentes substances. Le nirkel, h l'état di^ pureté, est un métfd d'une couleur blanche argentine; il est très-duclile et malléable. Sa densilé, lorsqu'il est fmdu, esl ;le 8,324. Sa fusion est difficile à opérer; elle exige une température très-élevée
Ce métal, ni aucun de ses composés, n'ont reçu encoie d'application : s'il éta t plus facile \ obenir pur et en ass z grande quantité, on poiu'rait en fabriquer des aiguilles aimantées; car il consei've, aussi bien que l'acier, le magnétisme qu'on lui eonuimnique.
Il parait qu'uni au cuivre et au /•inc, le nickel fait partie constituante de certains alliages blancs , qu'on employait autrefois poui la confection île vases d'ornements.
Cet alliage est connu depuis longtem()S en chimie sous le nnm di' packfond nu toutenuyuc, il est bl inc argentin, malléable, et peut être employé à la fabricaùon de beaucoup d'objels coulés ou laminés : on eu f;ibrique de grandes quantités en Allemagne sous le nom d'argenlan. Il est com,.osé de cuivre 50, nickel 25, zinc 25; c s propi>rtions sont susceptibles de varier suivant l'usage auquel on le doit faire servir.
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