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les formes par le feu ; et nous ne voyons pas sur quel fondement on poiiirait rejeter le sens de moudre doiuK' à lalniii.
lùiliii, on olij(Mte encoi'e qu'il est de toute impiissihdité (le jeler en fonte un veau, tel que celui dont il s'ai^it dans cette histoire, en un seuil jour, (■(unims le (hinne à entejidie l'auteur de l'ICxodc
Ndus dii-dus d'.d)(ird (pie le texte sacré n'iiisinu(! nullement (pie cette opération s'est l'aile en un seul jour, car il ne détermine ni i(( temps qu'Aanm mit à faire cette idole, ni le moment où les Israélites commencèrent h murmurer de l'alisence do Moïse. On pourrait même supposer qu'accoutumés à le voir monter t(jus les jouis sur la montagne et en redescendre, ils s'ennuyèrent de son absence au bout de dix, de (juinze ou même de vingt jours. Ainsi, Aaion [louvait avoir eu trois si maincs et même un mois pour faire le veau d'or.
En second lieu, cette obj( ction fait supposer dans ses auteurs une ignorance complète de l'art métallurgique ; car l'or es! fusible à une temjiérature bien moins élevée que le fer et le cuivre. Il l'onil à 700 degrés, c'est-h-dire à une température qu'on obtient aisément avec les moyens de chauffage connus de toute antiquité. L'or, d'ailleurs, étant assez pur de sa nature, n'a pas besoin d'être préalablement purifié pour être travaillé L'opération de le tondre et de le jeter dans un moule exigerait donc, non pas un jour, mais à peine quelques heures de travail.
OK FULMINANT. Voy.Oix.
OU \îUSSIF ou OU DE JUDÉE. Voy.
Etain, deiitosulfure-
OllCANETTE. Voy. Couleurs végétales, § 1.
0R''.AN1SME ANIMAL , son accroissement. Voy. Aliments.
OUIPEÀU. — C'est tout simplement du cuivre réduit en feuilles minces par le laminoir. II est souvent coloré et protégé par un vernis transparent.
11 sert jiour les cartonnages et une foule de petits ouvrages d'agrément. C'est l'or et l'argent des théâtres.
ORPIMENT. Voy. Réalgar.
OKSKII.LE. Voy. Couleirs végétales, § I.
ORTHOSE (feldspath, petunze).— L'orthose appartient aux terrains de cristallisation. Il forme quehjuefois à lui seul des couches plus ou moins épaisses, compactes ou lamellaires au milieu du gneiss; mais le plus souvent il entre comme partie constituante de diverses roches composées. Il fait partie du gneiss, du leptinite, oih il est assoiùé au mica, qui se trouve disposé par feuillets dans la masse, et lui donne une structure schisteuse ; quelquelois ces feuillets se réduisent à un siiuiile enduit, et l'orthose presque pur présente une masse schistoide qui se divise en phuiues plus ou moins éfaisses. Il lait aussi partie coi stituanle essentielle des granités, des protogynes, des pegniatiles, oîi il est associé à la l'ois avec du mica et du quartz, ou des siénites, oii il est essentiellement associé à l'amphibole. Dans
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les pegmatiles il est ])lus isolé, et par conséquent plus distinct que dans toutes les autres roches, et c'est là particulièrement (ju'il offre de belles variétés laminaire, lamellaire, granulaire. On regarde les variétés compactes comme -formant la base de la plupart des roches por|>hyriques , des diorites et des dolérites, même de beaucoup de 1 ives.
On ne peut citer aucune localité pour l'orthose, ]iarce qu"il se trouve partout. Les lieux les plus remarquables pour la beauté des cristaux sont : le Saint-Gothard, .lux monts Adulla et Stella, oii se trouvent les variétés dites adulaires; Baveno sur le lac Majeur, où ce sont des variétés opaques, rouge de chair, très-nettement cristallisées et souvent maclées. Les granités d'Autun, des environs de Monlbrison, de Saint-Pardoux en Auvergne, etc., renferment aussi des cristaux nets que l'on détache avec facilité et qu'on trouve même tout détachés dans ', les roches altérées. »
On se sert de roches dont l'orthose fait ^' partie pour la bâtisse ; on emploie des varié- ' tés de granités, de siénites, de porphyres, ■ pour la décoration des édllices ; le feldspath , vert, le feldspath opalin, sont employés pour . de petits objets, tels que boîtes, petits vases, ! pendules, etc. La variété chatoyante, ou . pierre de lune, taillée en cabochon, est recherchée dans la bijouterie lorsqu'elle est belle, et c'est surtout celle de Ceyian qui est la plus estimée ; on a taillé certaines variétés de l'adulaire du Saint-Gothard, mais qui produisent peu d'effet. La plus belle variété pour la bijouterie est l'orthose aveuturiné, qui se vend souvent à un pris trèsélevé.
OS. — Les os, considérés généralement, abstraction faite de leurs cartilages, de leur jiérioste, de la moelle que contiennent plusieurs d'entre eux, etc., sont formés de deux parties, l'une organique par sa nature, et l'autre inorganique ou minérale. La première peut être regardée avec raison comme un tissu véritablement cellulaire et épais, dans les aréoles duquel semblent dé[)Osés une grande quantité de sous-phosphate de cliaux, du carbonate de chaux et un peu de phosphate de magnésie.
Leur ensemble sert en quelque sorte de charpente à toute la machine animale; ils en soutiennent toutes les parties, et renferment même les plus délicates dans des cavités particulières pour les préserver des agents extérieurs ; tels sont les os du crâne et les vertèbres. Leur forme est extrêmement variable, suivant les usages auxquels la nature les a destinés.
Soumis à l'action de la chaleur, à l'abri de l'air, ils se décomposent, se carbonisent sans se déformer, en fournissant tous les produits de la distillation des matières azotées, c'està-dire une grande quantité d'huile empyreumatique très-colorée, et un liquide renfermant beaucoup de carbonate d'ammoniaque, une certaine quantité d'acétate et d'iiydrocyanate d'ammoniaque. C'est à l'huile obtenue dans cette uirconstauco qu'où a
donné autrefois le nom û'huile animale de Dippcl ; cette huile, rectiliée par une nouvelle distillation , était administrée comme antispasmodique et vermifuge. Le résidu noir de cette distillationa la forme des os employés; il est composé de carbone soutenant une petite quantité d'azote, et de tous les sels calcinés qui existaient dans les os. C'est à ce résidu broyé qu'on donne dans les arts le nom de charbon d'os, clwrbov, animal (noir d'os, noir d'ivoire).
Mis en contact avec l'acide hydrochlorique affaibli, les os sont peu k peu ramollis par suite de la dissolution des sels calcaires qu'ils contiennent, et réduits, au bout d'un certain temps, à leur propre tissu, présentant tous les caractères d'un tissu cellulaire éjiais et très-spongieux. La matière animale de l'os, ainsi séparée, conserve la forme de l'os d'où elle a été retirée; traitée ensuite par l'eau bouilhuite pendant quelque temps, elle se gonfle, devient demi-transparente, et finit par se dissoudre pour la plus grande partie dans l'eau, en se convertissant en gélatine. Ce procédé , dû à Darcet, a été ap[)Ii([ué, non-seulement à la confection de la gélatine pour les besoins des arts, mais k la prépaiation de tablettes sèches de bouillon, qui sont formées de gélatine ainsi extraite des os et mêlée à une certaine tiuantité de jus de viande et de racines. Cette gélatine des os, par sa plus grande pureté, remplace avec avantage la gélatine ordinaire dans tous ses usages.
Les os des animaux qui se nourrissent de végétaux exclusivement contiennent moins de phosphate que les os des autres animaux, et que ces proportions sont en rapport avec leur genre de nourriture.
Les usages des os sont très-nombreux : ils servent non-seulement pour l'extraction de la gélatine, mais encore on les emploie concassés comme engrais en agriculture. C'est '■ de leur décomposition par le feu, en vases fermés, qu'on obtient Vhuile animale de Dippel, si employée en médecine vétérinaire; c'est avec le carbonate d'ammoniaque, qui se forme dans les mêmes circonstances, qu'oa pré]iare le sel ammoniac. Le charbon qu'ils produisent, réduit en poudre, forme le charbon animal tant usité en peinture et pour décolorer. Cette propriété, qui le fait préférer à tout autre charbon, il la doit à l'état de division où se trouve le carbone qu'il contient; enfin, indéj)endamment de l'usage qu'on fait des os entiers pour la tabletterie, on em|)loie leur cendre pour composer des coupelles propres k l'affinage de l'or et de l'argent, et pour l'extraction du phosphore.
OS, leur composition, utilité du charbon d'os. Vog. Charbon d'os.
OSMAZOME — ( de io-ft)) , odeur , Çw/iô? , bouillon), nom donné par M. Thénard au principe savoureux et odorant du bouillon, obtenu par l'action île l'eau sur les muscles. Ce principe a été trouvé non-seulement dans d'autres tissus animaux, mais aussi dans certains fluides.
On l'obtient eu broyant avec de l'eau dis-
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