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Astaciis lliivi.idlis.
Ilolix |iiiiii;itia. . .
L'él(^|iliniil est, (le tous les /■('lui dont les xlolxilcs .soiil
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îiKiis ils sont iMDiiitlri's ropciidanl ([iio les ^liiliulos lies oist'aiix.
Pour ohsiTvcr les globules , il snt'lit do mettre une j,'Oulle de saiii^; sur le |)orte-o!)jet 'lu microscope, inuiiédiateuieiU a|)iùs la sortie du vaisseau, et de l'éteiiilre en appliquant un verre dessus; il no l'aul pas exercir uno forte pression, crainte de détonner les y,loliules. H faut , pour oliserver le sang de riiomnie, éviter d'v ajouter de l'eau et (l'enijiloyer un réactif qui les déformerait. Il v.d imlistiensable encre d'étudier ces t^lobules sur les animaux vivants, attendu, d'une paît, i|ue la coagul.ition plus ou moins ra;'i(le du sui'g est un obstacle, et (}ue, de l'autre, la puiréfaction et les réactions cliimi([L!cs (jui suivent la mort les déforment.
Los li )U (les ([ui remplacent le sang dans les ;inimaux à sang froid contiennent également (li's globules, mais i]ui sont privés d'envelojjpe colorée. D'après MM. M il ne-Edwards et Audouin, dans ces licjuides, les globules ont l'aiiparence de vésicules membraneuses, de volume dillerent, et beaucoup [ilus gi'ossos que chez les animaux à sang chaud. On a aimoncé encore que le nombre do globules cunlenus dans le sang, la rapidité avec la- (|uelle ce dernier circule, et la fréquence de la respiration, avaient des rapjjorts avec la temj)érature des ai;imaux. En elfet, les oiseaux qui ont le plus de globules sont ceux chez lesquels la température est la plus élevée et la respiration la |j1us active; viennent a|)rès eux les mauiinifères. On ue peut néanm()ins ériger en loi ce rapport; car le singe, qui a plus de globules de sang, un pouls plus accéléré, une respiration {ilus ra[iide qu(3 l'homme, a cependant une température moins forte que ce dernier ; le cheval, qui a jiresque les deux tiers des globules de l'homme, a presque la môme température.
On n'a pas recomiu jusqu'ici dans la lymphe de globules organiques. Quant au chyle, qui a de l'analogie avec la lymphe, on y a reconnu une foule de globules de graisse qui se coagulent.
M. Donné, qui a fait une étu le toute spéciale dos globules sécrétés par divers organes, en distingue trois espèces d'une structure et d'une composition identiques sous lo rapport de leurs caractèr. s physiques et chimiques. Ces trois espèces de globules sont les globules muqueuv contenus dans le mucus, sécrétés par les membranes muqueuses proprement dites , les globules blancs du .smg et les globules du pus. Ces trois sortes ilo globules sofit composés, suivant .M. Donné, (l'une vésicule arrondie, contenant dans son intérieur de petits globulins, au nombre cle trois ou (juatre, et ayant moins de -^Jt '^^ millimètre de diamètre. Leur surface est légèrement granuleuse et leur contour un peu frangé; ils sont blancs^ sphi''riipies, et jouissent (le plusieurs jiro|)ri(Hés chimiques, entre autres d'être solubles dans l'ammonia.ine DiCTio.NN. UE Chimie.
&u bo\it d'un certain temps, tandis qu'il- sfu.t insolubles dans l'acide acéti(pie. I.a se dn dillV'ronco (pie l'on puisse observer entre ( es trois espèces de globules (»st (]iie les globules bl'uics du sang sont d'une toxliu'e délicate, moins résislaiit(! aux agents extéri(;urs que ceux du pus, par exemple, et (|uc les globules du mucus sont liés entre eux pai une malièro vis(pii'us(^ (|ui\ l'on no retrouve ni dans le sang, ni dans le [)us. M. Donné, vu cette analogie d(! slructurl^ no pense ])a.i (|u'il y ait également analogie et identité d'o rigino et de nature entre ces trois os|)è(;es do globules; eelt(! similitude ne dépend qm; du modo do formation de' ces globules, qui e.-^t unifornu'.
Voici la loi (pi'il établit h cet elTet : les petits globulins, tels (pi'ils existent dans beaucoup de liquides et dans le chyle en particulier, ont la propri'été, (piaml ils viennent à rouler dans un l.i()uide albumineux, de s'enveloi)per d'une couche albiunineiise en forme d(^ vésicule; telle est, suivant lui, l'origine du la vésicule primitive et des trois espèces de globules mejitionnées précédemment. Ce mode de formation s'ap|>Ii;jue nonseulement aux globulins du chyle arrivant dans le sang, mais encore très-probabl.'mont aux globules (:lu nuicus et du pus. Toutes les membranes dites murjueusi-s ne, sécrètent pas des globules niuqueiix. M. Doiuié en distin gue deux espèces : les nuiquou^es propre ment dites, sécrétant de véritables globules mui|ueux, et des fausses mcmbran'es mu- (pieuscs qui ne sont que des replis de la |)eau. D'après l'étude qu'il a faite de c:s membranes, il a recoiuiu que toute membrane mmiupuse sécrétant un nuuus à globules est alcaline, et les globules soni dans ce cas un vérilable produit de sécrétion. Toute membiane fournissant un mucus à lamelles épidermiques est acide, et les l,une!les ne sont que le produit de la (les([uamalion de ré(iiderme. 11 distingue encore cependant une troisième membrane intermédiaire entre les deux précédentes, qui participe en partie des pro|)riétés de la peau et des muqueuses. Elle exisle près des orifices, à l'endroit où la peau commence à changer de nature. Le produit de la sécrétion de celle membrane est composé en partie de lamelles épidermiques, et en partie de globules muijueux; il est tantôt acide , tantijt alcalin , suivant la prédominance des uns ou dos autres.
Il ne nous reste plus à parler (jue des globules du lait, qui, d'après AL Donné, sont parfaitement trans|)arenls au centre , trèsnets dans leurs contours, de dill'éronts oiamètres, ^',-f de millimètre jusifu'à peut-ètic tÎt '■' plus; avec les réactifs, ils se comportoiit comme la nialière grasse, et sont on effet constitués par hj partie butyreuse du lait, dans lequel ils existent tout formés ei( plus ou moins grand nombre, suivant sa richesse, et constilucnt la crème par leur réunion à la siirl'ace du lait; ils nagent dans le sérum, où le casuim est en dissolution. C'est ^ la suspension de ces ghjbules ((ue le lait doit '-:a couleur iilainlii'; on peu!, on olid,
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lilti'cr (Jii l;iil do mnniôrc à laisser les glubiijos sur lu tiitrc : le li(|ui(Je qui ])asse est tout h fait clair toiiiiao ilo l'e^iu. M. Donné pense que le lait ne présente pas celte conslilution liés sa forraaliou dans les mamelles. Le lait primitif ou caloslrum est caractérisé par la jnésencc de corpuscules particuliers, auxquels il a donné le nom de corps (jranuleux ou caloslrum.
ANBIAUX MICROSCOPIQUES du ferment. Voy. Ferment.
ANIMAUX INFUSOIRES. F. Germination.
ANIMÉ (résine). — On l'extrait de Yliyinenœa courbaril, ou courbaril (le Caijeniic, arbre oui croit dans l'Amérique méridionale. Elle se firésente sous forme de morceaux jaune p.'ile, à cassure vitreuse et à surface poudrée. Elle est employée en médecine et entre dans la composili(jn de quelques vernis.
ANTHRACITE ( gcunthracr; houille éclatante).— Substance cbarbiinneuso noire, opaque, amorphe, brillant dillicilement, sans répandre ni llamme, ni fumée, ni odeur, excepté lorsqu'elle est unie à des grains de pyrite ferrugineuse. L'anthracite existe dans toutes li'S contrées où se trouvent des sols intermédiaires d'une vaste étendue.
L'anthracite commence à se montrer dans les terrains intermédiaires, où elle se trouve le plus souvent au mdieu des roches arénacées, désignées sous le nom de grauwacke (Vosges, Harz, Saxo, Bohème, etc.] ; quolquei'oisentre des couches derochesamygdaloides ou por|)hyri(iues. Mais il s'en ti'ouve aussi rilus haut dans la série des f(jrmations; d'abord avec la houdle, au milieu de laquelle elle forme des veines, des ro.^uons, ou môme des couches lexjjloiiation de la Bleuse-Borne à Anzini ; puis, et plus particulièrement entore, dans le lias alpin (Dauiihiné, Tarenlaise, Faucigny, Valais, etc.). Il pourrait bien se faire que cette substance n'eût pas de gisement iiarticulier, et qu'elle ne fût qu'une modilication soit de la houdle, soit v.les stipites et liguites, par des circonstances diverses qui ont fait déga.Aor le bitume ou les matières volatiles quelcompies que ces combustibles renferment. Enell'ot, on peut remarquer que l'anthracite se trouve en général dans des terrains où l'on rencontre fréquemment des amygdaloïdes, des dolérites, des porjihyres diverses, des gneiss, des schistes arijileux ou talqueux, etc., en relation intime avec les matières arénacées qui renferment jj combustible. Or, si ces roches peuvent être regardées comme ayant une origine ignée, il est clair qu'elles ont dû, au moment (ie leur épanchenient, exercer une influence considérable sur toutes les matières des terlains i|u'elles ont traversés : elles auront par conséquent modilié les couches coinbuslibles comme toutes les autres, et cela dans les terrains interméiiiaires comme dans les terrains secondaires.
Les matières arénacées qui accompagnent l'anthracite renlermeiit assez fn^q nomment des débris organiques ; mais ils sont en général très-altérés, et l'on ne peut guère en détermine" les espèces : ou voit seulement
que ce sont des débris de plantes qui doivent se rapporter à la î'amille des fougères et à celles des équisétacées. (^e n'est i|uc dans les dépôts d'anihracite tlu lias alein qu'on a trouvé des débris susceptibles de détermination, et ce qu'il y a de remnrqualile, c'est qu'ils appartiennent aux mêmes e-pèces de plantes que celles qu'on trouve dans le terrain houiller qui est beaudup plus ancien.
L'anlhracile i)cut être et est en ell'et employée comme matière combustible. A la vérité elle est dillicilo à allumer, et il faut la mêler, soit avec du liois, soit avec la houille, et surtout disposer les fourneaux de manière à ce qu'il [)uisse y entrer une grande quantité d'air; mais une fois qu'elle est allumée, elle donifo une grande chaleur, et brûle avec flamme couite, blanche, que le jeu des soufllets rend longue et très-brillante : on jieut ensuite ajouter de nouvelles portions de combustibles, que les premières allument alors facilement.
Ce combustible est emiiloyé avec succès dans les fonderies; il est très-avantageux dans toutes les opérations où l'on a besoin d'une haute température ; on l'emploie de préférence, |iartout où il existe, pour la cuisson des pierres calcaires très-denses, dont la réduction en chaux exige une grande chaleur. Mais on ne peut 1 emiiloyer que jiour des travaux en grand ; car il ne brûle qu'autant qu'il est en grande masse, et l'on ne ]ieut parvenir à en allumer une peùte quantité ; si l'on vient même à en retirer un morceau d'un brasier où la comlnistion est en pleine activité, il s'éteint à l'instant en se recouvrant de cendre. Par suite de cette circonstance, on ne peut employer l'aulhiacite ni dans les appartements, ni à la forge du maréchal ; elle serait d'ailleurs peu propre à ce dernier usage, qui exige une matière dont les morceaux s"t»glutinent pendant la combustion. Voy. Hocille.
Un des grands inconvénients que in'ésente l'anthracite est d'éclater au feu, de s'y briser en petits fragments, même en poussière, qu'il n'est plus possible d'allumer par aucun moyen ; et il faut alors de toute nécessité en (iébarrasser les fourneaux.
ANTIDOTE contre les empoisonnements par le cuivre. Voy. Clivue. — Par l'arsenic. Voy. Arsenic.
ANTIMOINE. —Vers la fin du xV siècle, Basile ^'alentin, moine allemand, se sei vit de l'antimoine pour avancer la fonte des métaux. 11 on jeta un jour à des pourceaux, et il remarqua que ces animaux, après avobété excessivement purgés , engr'a ssèrenl beaucoup. Persuadé, par celte exjiérience, que s'il en faisait prendre aux moines ses confrères, il rendi-ait leur santé parfaite, il en composa des remèies et des breuvages qui tirent mourir tous ceux qui en avalèrent: delà le nom d'antimoine (dugrecàvTt, contre, et du mot français moine).
L'antimoine se rencontre dans presque tous les pays. On le trouve quebjuefo.s à l'état natif, quelquefois à l'éiat d'oxyde, et le [)bis souvent uni au soufre. Ses minerais
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sont connus depuis trùs-longtomps , mais I!a>-ilo Vak'iitiu est le|ircnii(;r (|iii t'asso nioiilioii lie sa r('Hlii(lii>ii h l'i'lat uu''tallii|ii(!. l.'aiiliiiHiino nvail IclUMiuMit alliiô ratti'iilioii (Its alcliiiuistes, (|iraii(;im autro métal , sans ('KC('|ili'r lo l'or cl ic iiioi-fUK,', n'a (Hé soumis à tant d'essais. Mal^^ré ct'la, nos connaissances siu' la nalm'o tic ce mêlai SdUt entoie inconi|)I('tes.
1,'anlinioine existe dans la nature S(nis 1 iiisic'urs (Hais.
1" A l'élat nalir, on le Irduvc au Hni'tz, en ï^iiède, et à Aiii'UK.uit, près (ireuobjç. Il est toujours en [ictile (|uanlilé cl allié à l'arsenic. 1" \ l'élat d'oxyde ; il eslmcléavccuii peudesi-
I ice et d'oxyde de fer. S" A l'élat de sul lu re; sous ce dernier état, il est Irès-couuaun. Onlo rencoutre aiiondanuueut en France, dans lis dél)artemenls tic risèw; cl du l'uy-de-Oùuie; on eu Irouve aussi de i^randes quantités eu Hongrie, en Saxe. Knliu.il s'oirre,niaisrai-cnient, combiné tout à la l'ois à l'oxygène et ausoul'i'e.
Ce nié lai est |)articuliéi'ement extrait du suH'Lu-e, qui est le minerai le plus abontlaut.
Le suH'are d'anliuioine, purilié par fusion, était livré et conini autrefois sous le nom d'ciiiliiiioine cru, pour le distinguer de l'antimoine mét.dlique, rju'on désignait sous le nom de rdgtilc d'unlnnoine.
L'antimoine niét;dlique, à l'élat de pureté, est blanc bleuâtre, très-cassant, d'une texture lamelleuse. Lorsqu'on letrolte quelque temps entre les doigts, il répand une odeur particulière. Sa densité est de (3,712.
Ce métal, exposé à l'action du feu, entre en fusion au-dessous de la chaleur rouge, à urie température de + ^32" environ. On remar- (jue à la surface des uiorceaux d'antimoine du commerce des rudiments de cristaux qui alfectiut |iar leur disposition la forme des feuilles de fougère.
L'aidimoine se combine en trois proportions avec l'oxygène, et produit trois composés Lien déterminés.
Le proloxijdc d'untiiiwinc, connu autrefois sous le nom de jlcurs argentines d'antimoine.— Il se présente en petites aiguilles blanches inodores , insipides et insolubles.
II fond au-dessous de la chaleur rouge et se volatilise eu i^artie ilans des vases fermés ; au contact del'air, il s'exhale presque entièrement en vapeurs blanches. Cet oxyde était usité en médecine à cause de sa propriété émélique ; il ne sert plus que rarement aujourd'hui.
Le protoxyde d'antimoine est le seul des oxydes de ce métal qui puisse s'unir aux acides et former des sels. Ledeutoxyde et le triloxyde d'antimoine se comportent plutôt comme des comj)Osésél'Ctro-néga tifs parleurs caractères acides ; aus>i, à cause de ces projiriétés, les a-t-on désignés, l'un sous le nom d'acide antimonicux, et l'autre sous celui d'acide antimonique.
Protucklornrc d'antimoine. — Le prolochloi ure d'antimoine est blanc, solide à la température ordinaire, demi - transparent, extrêmement caustique, llfoiul au-dessous de 100" et présente ainsi l'aspect d'une huile é[)aisso et butyreuse ; c'est ce qui lui a fait
donner autrefois le nom d(! beurre d'antimoine par les anciens chimistes. Imi i-id'roidissant, il cristallise avec lu plus grande facilité on tétraèdres.
Exiiosé h une chaleur nu-dessous du ronge, il se V(datilise sans éprouvi^r aucune décomposition ; au contact del'air, il atlire peu à peu riiiimidité ([ui s'y trouve, se résout en un liquide éjuiis, très-acide cttrès-causliiiiie C'est sous ce dernier état (pi'on remploie eu méil(M;ine pour cautériser certaines plaies, cl piincipalement celles occasionnées i)ar la morsure d(!s animaux enragés.
La poudre blanche ( oxicldorure d'antimoine), oblenue par l'action de l'eau sur le chlorure d'antiruoine, était très-em|jloyée autrefois eu médecine ; on la connaissait sous lo nom de poudre d'Algarotli.
Sulfure d'antimoine. — Le soufre et l'anfiinoine se combinent en trois proportions qui correspondent aux trois oxydes connus. Le protosulfure est le seul qu'on rencontre dans la naturelles deux autres s'obtiennent en faisant réagir l'acide hydrosull'uri(]ue sur l'acide antimonieux et l'acide antimonique ; il en résulte des sulfures proportionnels au degré d'oxydation de l'acide.
Le protosulfure d'antimoine se trouve communément dans beaucoup de pays. 11 existe en assez grantle quantité dans plusieurs départements de la France, principaleaient dans ceux du Puy-de-Dôme, de l'Isère, lie l'Allier et du Gard ; c'est la mine d'antimoine qu'on exploite pour l'extraclioii du métal.
11 est si commun qu'on ne se donne pas la peine de le préparer; ou se contenle, ]iour les besoins ordinaires, de purilier par ))lusieurs fusions celui que fournit la nature.
Le protosulfure d'antimoine est le seul ilo ces composés qui soit employé ; il sert à l'extraction de l'antiuioine. C'est avec lui qu'on prépare le verre, le crocus et lo foie d'antimoine, le kermès et le snufre doré, composés médicamenteux fort usités.
11 y a bien longtemiis que le sulfure d'antimoine est connu, et c'est le jilus ancien fard dont il soit fait mention dans l'histoire. Job donne à l'une de ses filles le nom de vase d'antimoine ou île boite û mettre du fard. Isaie, dans le dénombrement qu'il fait des jiariires des filles de Sion, n'oublie pas les aiguilles dont elles se servaient |)0ur peindre leurs paupières; la mode en était si bien établie, que Jésabel, ayant appris l'arrivée de Jélui à Samarie, se mit les yeux dans l'antimoine, ou les peignit avec du fard, pour se montrer à cet usurpateur. Cet emploi du sulfure d'antimoine ne Huit pas avec les tilles de Juilée ; il s'étendit et se perpétua piartout. Les femmes grecques et romaines rem|U'unièrent aux Asiatiijues : et nous voyons Tertullien et saint Cy[)iien déclamer conlre cette coutume, encore usitée di' leur temps en Afrique. C'est de cet usag.e (jiie le sulfure d'antimoine reçut le nom tValcofol, qu'il porta dès les premiers temps historiques. Le terme alcool, appliqué aujourd'hui en chimie au liuuide sjiiritueux ipii consti-
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l'u; l"eaii-(ie-vie, fut tl'.ilionl n|i]ili([ué au sulfure ir<iiitiuioiiie nntui-ol, si l'on en croit r.oiiicrus l'ojiiiius Tlinllinus. Les Romains l'appelèrent ensuite stibium. Les alchimistes le d(''signaient sous un grand nonijjre de dénominations absurdes, telles que othia, alkosol, bélier, saturne des philosophes, fils et (jendre de Saturne, etc.
Le verre d'antimoine, ainsi nommé à cause de son aspect vitreux et de sa transparence, s'obtient en exposant à une douce chaleur, iongtemi)S continuée, le protosulfure d'antimoine |)ulTérisé jusqu'à ce qu'il soit converti en une matière grise cendrée, formée d'une grande iiuanlité de piotoxyde d'antimoine et de sulfure non décomposé. Si l'on chauffe rapidement cette substance dans un creuset, elle se fond, et peut être ensuite coulée en plaques minces de l'épaisseur du verre à vitre.
Ce composé vitreux, transparent, regardé comme un oxysulfure, a une couleur rouge jaunâtre ; il est insoluble dans l'eau et contient, d'après Vauquelin, une quantité de silice qui quelquefois s'élève à environ ^ôV» et provient des creusets de terre dans lesquels la fusion a été faite. M. Soubeiran, en faisant l'analyse d'une portion de cet oxysulfure du commerce, l'a trouvé composé de 91,3 protoxyde d'antimoine, i,5 silice, 3,2 l)croxydc de fer et 1,9 de protosulfured'anlimoine. La composition de cet oxysulfure est donc variable.
On le désignait autrefois sous le nom û'odjjde d'antimoine sulfuré vitreux.
Le safran des mélaa'n, croéus mctallorum, safran d'antimoine, est une préparation pliarmaceuticiue, qu'on obtient facilement par un grillage moins prolongé du [irotosulfure d'antimoine, et ensuite sa fusion. Ce composé opaque, d'une couleur rouge marron foncé, renferme du protoxyde d'antimoine et une plus grande (juantité de sulfure que le verre d'antimoine. On ledistniguait de celui-ci fiar le nom d'oxyde d'antimoine sulfuré demi-vitreux.
Le foie d'antimoine, ainsi nommé à cause de sa couleur et do son aspect, s'obtient en [irojetant dans un creuset, chaulfé au rouge, un mélange de [larties égales de protosulfure d'antimoine et de nitrate de |iotasse. Une partie du sulfure d'antimoine est brûlée par lu nitrate de potasse, d'où résulte du sulfate lie potasse et de l'aulimouite do potasse, qui restent mêlés avec la portion de sulfure danlimoine non décomposée, ainsi qu'avec la (piantité de sulfure de |iolassium qui s'est également produite pendant la réaction.
JJ'a,irès ce ([ue nous venons d'établir, le foie d'antimoine est un m-'-langede sidlato de ])0tiisse, d'antimonite de potasse, de sulfure de potassium et de sulfure d antimoine. iiu le ti'aitaut par l'eau, on dissout le sulfate et le sull'uie de potassium, et on transforme le sous-antiiuoiiite en sur-aiitii:ionite qui se [iréc.pite avec le sulfure d'antimoine.
Un autre médicament, (jui était très-employé autrefois, est ['antimoine diaphorélitjue- On l'obtient en calcinant au roii'^n
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dans un creuset, pendant une heure, im mélange d'une partie d'antimoine en poudre, et d'une partie et demie de nitrate de potasse.
Le résultat de cette calcination etdusousantimoniatede potasse, antimoine dinphorétiquc non lavé ; traité par l'eau bouillante h plusieurs reprises, il se transforme en un composé blanc insoluble de sur-antimoniate de potasse, antimoine diaphoréliquc lavé. Les eaux de lavage contiennent l'excès de potasse et une certaine quantité de sous-antimoniate en solution; en les saturant par un acide, il s'en précipite une matière blanche, pulvérulente, qui est de l'acide anlimoni- (}ue hydraté. C'est à ce précipité qu'on a ait donné autrefois le nom de matière perlée de Kerhrinijius.
Atliaf/es d'antimoine. L'alliage formé de deux jiarties d'antimoine et d'une partie de fer, connu autrefois sous le nom de régule martial, est blanc, dur, cassant et boaiicou[» plus fusible que la fonte ; il ne s'altère que lentement à l'air humide. On prétend (]ue cet alliage peut servir avec plus d'avantages que la fonte de fer pour la confection d'objets moulés en relief.
L'alliage d'antimoine et d'étain, formé de neuf parties d'étain et d'une d'antimoine, est blanc, plus dur que l'étain et cassant. Il sert à la fabrication des planches à graver la musique.
C'est avec cet alliage, désigné improprement sous le nom de métal d'Alger, qu'on fabrique des cuillers, des fourchettes et des timbales, imitant l'argent par sa couleur et le beau poli qu'il est suceptible de prendre. ANTLMOINE DIAPHOKETIQUE. Vog. A--
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AUiPOClUE. Voy. Cholesterine.
APPAREILS CHLMiQUES. — Privée des secours du verre, du liège, du platine et du caoutchouc, la ciiimie n'aurait peut-être pas encore, à cette heure, fait la moitié des [irogrès qu'elle a accomplis. A l'époque de Lavoisier, les études chimiques n'étaient accessibles qu'à un fort petit nombre de personnes, et seulement à des gens riches ; cela dépendait de la cherté des appareils.
il n'est personne qui ne connaisse les merveilleuses pioprietés du verre. Il est trans[iarent, incolore, très-dur, inattaquable par les acides et la plupart des li([uides. A une certaine tem|iérature, il devient ductile et Uexible comme la cire. Bans la main du chmiiste, il prend, quand on le soumet à la llainme d'une lam|>e, toutes les formes d'aj)l)areils dont celui-ci a besoin pour ses expériences.
Le liège, de son côté, ne possède pas des propriétés moins précieuses. Cependant combien est petit le nombre des personnes qui savent apprécier la valeur de cette substance si commune 1 En elfet, c'est en vain que l'on chercherait une matière plus appropriée que le liège à l'emiiloi que nous en faisons chaque jour, c'est-à-dire au boucliage des bouteilh.-s. Le liège est une masse m'olle et l'xtrêmement élastique , qui se
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