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PEC

de-vin. Les acides et l'ammoniaque sfiiit sans action sur elle, mais la |)lus petite r(uantité d'alcali ou do terre alcaline la change en un acide gélatineux (m'on a|ipolle acide pectique. Aussi, cpiand, ajjiès avoir ajouté a'i suc d(î [lonmies bien dépouillé d'albumine, étendu d'eau et (iltré, un pou do jiolasso ou de soude, qui n'en trouble iioint la transparence, on le mêle avec un petit excès d'acide sulfUri(iuo, y produit-on un abondant précipité gélatineux d'acide pectique.

■ Cet acide pectique existe tout formé, d'après M. Braconnol, dans les racines charnues, comme celles de navet, de carotte, de betterave, dans les tiges et 1rs feuilles des j)lantes herbacées, et dans les couches corticales de tous les arbres. Il est sous forme d'une gelée incolore, fort peu soluble dans l'eau, rougissant légèrement le tournesol, formant, avec les alcalis, des sels solubles que l'alcool, le sucre, les dissolutions salines, précipitent en gelée. Desséché, il est en lamelles transparentes. L'acide azotique le change presque en totalité en acide mucique. Sous l'intluence d'une dissolution ;dcaline très-éten iue et bouillante, il éprouve un changement moléculaire qui le convertit en un nouvel acide déliquescent, très-sapide, soluble dans l'alcool, ne prenant jamais la forme de gelée. Cet acide, bien dillérent, comme on le voit, de l'acide pectique, a cependant la même composition élémentaire ; aussi M. Frémy, qui l'a découvert en I8i0, lui a-t-il donné le nom d'acide méta-^ pectique. Et ce qui n'est pas moins curieux, c'est que la pectine a aussi la même constitution. Voici les nombres des principes olémentaires de ces trois composés isomériques ;

Carbone 45,20

Hydrogène 5,02

Oxygène 51,78

PECTIQUE (acide.) —C'est à Braconnot qu'on doit la découverte de cet acide. A la vérité on avait remarqué, avant ce chimiste, qu'il existe dans le suc de diHerents fruits, surtout des pommes, et on lui avait donné le nom de gélatine végétale ; mais ses véritables propriétés n'étaient pas connues. Braconnot a fait voir qu'il existe dans la plupart des végétaux et des parties de végétaux, tels que les racines, le bois, les écorces, les tiges, les feuilles, les fruits, et probablement il est rare qu'une partie (juolconque de la plante n'en contienne pas. Braconnot lui donna le nom d'acide pectique, tiré du mot grecTrijxTif, coagulum{l).

On le trouve dans un grand nombre de parties de végétaux, tels que les racines de carottes, de panais, de betteraves, etc. ; et certains fruits, tels que les groseilles, les pommes, les coings, etc. Il parait être trêsrépandu dans le règne végétal. On l'obtient avec facilité de la pulpe de l'une des racines que nous avons indiquées ; mais il est préférable d'opérer sur une racine dépourvue de couleur, telle que la betterave blanche.

L'acide pectique, eu raison de la propriété

(1) Découvert en 1825.

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