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qu'il a (le former gelée avec l'eau, peut ôtre employé pour la confection de gelées végétales qu'on sucre et qu'on aromatise diversement. Suivant Braconnot , les pectates de soude et de potasse pourraient ôtre administrés avec avantage dans les cas d'empoisonnement par les sels de cuivre, de plomb, en raison de la grande insolubilité du peclate de ces oxydes.
Vauquelin a observé qu'on pouvait extraire l'acide pectique en traitant le marc de carottes, lavé et exprimé, par une solution de bicarbonate de potasse et de soude ; ce moyen lui a paru fournir un acide plus blanc.
PEINTURE SUR VERRE. — L'emploi des verres colorés, bien connus des anciens, a donné naiss mce à la peinture sur verre. On commença d'abord par former , avec des fragments de verre coloré, des compartiments de toutes sortes de couleurs, avant de représenter sur le verre même des sujets historiques. Le pape Léon llî fit mettre, en 785, des vitres aux fenêtres de l'église de Latran. Mais ce n'est qu'au moyen Age qu'on imagina en France de dessiner et de peindre sur sa surface avec des couleurs minérales suscejitibles de se vitrifier, et capables, par la chaleur du four, de se fondre plus ou moins complètement avec la surface du verre lui-même. 11 est impossible de déterminer exactement l'époque de l'invention de la peinture sur verre. Le Vieil et H. Langlois la placent au xi' siècle, et ils citent, comme les plus anciens vitraux peints, ceux que Suger, ministre de Louis le Gros, fît poser dans l'abbaye de Saint-Denis, près Paris. Mais Emeric David a découvert un document historique constatant que, vers le milieu du XI' siècle, on conservait à Dijon un très-ancien vitrail peint, représentant le martyre de sainte Purchasie, et provenant de la vieille église restaurée par Charles le Chauve. Ainsi les premiers essais de la peinture sur verre auraient été faits dans le ix' siècle.
Il est probable que les vitraux sont d'origine orientale , mais l'Occident et le Nord surtout en ont lait leur chose propre. Le vitrail, par ses légendes et ses récits merveilleux, t^it partie intégrante des édifices religieux de l'Occident ; il suffit , au reste, de rajipeler que Saint-Marc, de Venise, cette vieille, église tout empreinte des œuvres de l'école byzantine, a, comme Sainte-Sophie de Constantinople, des verrières à ses fenêtres et des mosaïques splendides dans ses dûmes et ses coupoles.
L'art de la peinture sur verre alla en se perfectionnant pendant les xin% xiv et xV siècles ; il commença à décliner à partir des troubles de religion sous François 1", et il était presque abandonné à la fin du xviii= siècle. On croit généralement , dans le monde, que les pi- temius secrets de la peintur.! sur verre sont perdus ; c'est une erreur partagée par les personnes les plus instruites, mais étrangères, toutefois, aux connaissances chimiques. Les dernières expositions des produits de l'industrie ont présenté d'admirables verrières, dues à nos artistes
modernes qui , formés à la manufacture royale de Sèvres, ont su donner à leurs peintures une perfection que les vieux peintres verriers n'ont jamais atteinte. Il n'est que trop vrai, cependant, que la plus belle des couleurs fondamentales, le rouge purpurin, avait entièrement disparu. Mais cette magnifique couleur a été retrouvée par M. Bontems, directeur de la verrerie de Choisy. — Voij. Verre.
PÉPYTES. Voij. Or.
PÉRIDOï ( chrysolite des volcans, olivine, etc. ). — On ne sait pas quel est le gisement des péridots qu'on emploie dans la joaillerie; on ignore même de quel lieu on les tire, et tout ce qu'on sait, c'est que le commerce s'en fait par Constantinople, ce qui fait présumer qu'ils viennent du Levant.
Une des manières d'être les plus remarquables du péridot est son gisement dans les cavités du fer météorique de Sibérie, désigné sous le nom de fer de Pallas ; il paraît que quelques grains vitreux des diverses pierres météoriques appartiennent aussi à la même espèce.
On emploie les variétés transparentes du péridot en pierres taillées à facettes ; mais c'est en général une pierre peu estimée, qui par conséquent n'est jamais d'un prix élevé. Cependant sa couleur vert jaunâtre est trèsagréable, et il est possible que le peu de cas qu'on en fait généralement tienne à ce qu'on ne voit ordinairement dans le commerce que des pierres mal taillées ; celles que l'on lait retailler à Paris sont réellement d'un bel effet.
PERMANGANIQUE ( acide ). — On obtient cet acide à l'état de gaz, en traitant le caméléon rouge ("permanganate de potasse) par de l'acide suliurique anhydre. C'est un des corps les plus oxygénés; il abandonne son oxygène aussi facilement que l'eau oxygénée. La présence d'une parcelle de matière organique suQlt pour le décomposer.
L'acide permanganique est contenu dans la liqueur rouge dans laquelle se convertit peu à peu le manganate de potasse {caméléon vertj dissous dans l'eau.
PEROXYDE DE MANGANÈSE. Voy. Man-