‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 229 sur 354 · PAO · texte numérisé non relu

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PHO

rarbonate de soude, de tartrate de potasse, (lo phosphate de soude, de nitrate de potasse, le uiiL'l, le sucre en solution.

Quand la lumière spontanée est éteinte, on peut laeiluiuent la reproduire : à cet effet on prend une solution de 21 grammes de sulfate de magnésie dans 2i grauuues d'eau dans la juelle la matière lumineuse du poisson s'est éteinte; on y ajoute six fois le volume d'eau, et le liquide devient parfaitement phosphorescent; il conserve cette faculté pendant quarante-huit heures. On peut répéter l'expérience d'une manière inverse, c'est-à-dire éteindre une solution lumineuse en y ajoutant du sulfate de magnésie. Cette expérience i)rouve que la phosphorescence dépend d'un arrangement moléculaire, et que l'on peut éteindre et raviver une dissolution phosphoriqae un ceitain nombre de fois.

Dans une série d'expériences, Hume a obtenu successivement dix extinctions. Les solutions faites avec le sel marin produisent les mêmes

eifets. , , .

La lumière spontanée est rendue plus vive par le mouvement. Ce fait est d'accord avec fa manière dont nous envisageons la production de la phosphorescence; elle n'est pas accompagnée d'un dégagement de chaleur ajjpréciable au thermomètre.

Des harengs lumineux, placés dansunmélange frigoritique composé de neige et de sel marin, s'éteignent peu à peu. Dans uneoxpérience, au bout d'une heure et demie, la lumière était totalement éteinte et les poissons gelés; enlesmeltantdans del'eaufroide l)Our les faire dégeler, ils reprirent leur état lumineux. L'abaissement de température éteint également laphosphorescencedu bois dans un certain état de décomposition, ainsi que celle du lampyre.

Si l'on place devant un foyer de chaleur une partie d'un hareng lumineux et qu'on ne l'y laisse que peu de temps, mais de manière à ce qu'elle s'échaulfe fortement, en le transportant dans l'obscurité on trouve que le côté qui a été exposé au feu est devenu sombre, tandis que l'autre reste lumineux. L'eau bouillante éteint aussi la phosphorescence. 11 n'en est pas de même du liois faiblement luisant quand on le met dans de l'eau tiède; sa phospliorescence augmente, et il finit par reluire d'une manière remarquable. En élevant la température jusiiu'à l'eau bouillante, la phosphorescence s'éteint et finit par disparaître.

Ouandon chautïe le fond d'un tube rempli d'un liquide phosphorescent à la partie supérieure, en repos depuis quelque temps, la matière lumineuse descend en filets jusqu'au fond, et s'éteint graduellement après avoir illuminé tout le li(|ui(le. Pour que cet effet s'opère, il faut que la matière qui éclaire ac((uière delà densité par l'action de la chaleur. Cette exi)érience réussit bien en opé- ■ Twit avec des solutions de sulfate de magnéf. sie\de soude, de sel marin, de sel ammouiad; ?i l'on emploie les deux premiers, la proportion la plus convenable est 1 paitie de sgiet8 parties d'eau.

Quand on mêle la matière lumineuse avec du coagulum conservé pendant quelque temps et devenu noir par la putréfaction, la lumière s'éteint peu à peu. Si l'on mêle le liquide lumineux avec du sérum en décomposition, la matière lumineuse est rejetée en globules et s'attache à la paroi du vase. L'uihie, quand elle est vieille, éteint la matière lumineuse très-promplement. 11 en est de môme de la l)ile et du lait tourné, tandis que le lait devient lumineux. Tels sont les phénomènes généraux relatifs à la phosphorescence spontanée.

Phosphorescence des lampyres, des infusoires, etc. — La lumière émise par cet insecte (suivant plusieurs physiciens, et principalement M. Macaire, Bibl. universelle, 1821), commence à être visible entre sept et huit heures du soir dans les mois chauds de l'année, et assez ordinairement au coucher du soleil; elle est produite au moyen d'un appareil qui existe dans l'abdomen. On aperçoit eft'ectivement sur la surface intérieure des trois derniers anneaux une matière jaune blanchâtre, demi-transparente, qui, vue au microscope, présente une organisation de fibrilles composées de nombreuses ramifications, et qui émet une vive phosphorescence. On a remarqué que la volonté de l'animal influe singulièrement sur le phénomène, puisque le bruit ou le mouvement suflit pour le déterminer à affaiblir sa faculté lumineuse.

Les lampyres, suivant M.Macaire, conservés dans une boîte à l'abri de la lumièredu jour, ne deviennent pas phosphorescents lorsqu'on ouvre la boîte pendant la nuit. L'influence de la lumière solaire est donc nécessaire pour la proiluction du phénomène, à moins que l'animal, gêné dans ses habitudes, ne soit plus apte à devenir lumineux. Savolontédominant cette faculté, il est certain qub l'action nerveuse y est pour beaucoup.

Si l'on chauffe un lampyre vivant et obscur dans de l'eau dont la température soit de IV cent., Il la première sensation de chaleur, l'animal s'agite beaucoup , et à 27° la lumière commence à paraître; son éclat est des plus vifs à 41°. Bientôt après l'auima! meurt, sans que pour cela la [ihosphorescence disparaisse, car elle continue jusqu'à 57°. Si le lampyre est jeté dans de l'eau à 45 ou 50°, il meurt de suite, et acquiert une vive phosphorescence. 11 en est encore de même avec les lampyres morts, mais non desséchés, pourvu toutefois qu'ils n'aient pas été exposés à une température de 55 à 60°.

Un lampyre mort ayant été placé dans 48 grammes d'eau à la température de 14°, dans une fiole à large ouverture, que l'on mit ensuite dans de l'eau bouillante, la lumière du lampyre augmenta eu intensité et devint plus vive.

La phosphorescence diminue par le froid, et cess>e quand la température est au-dessous de 12". Si l'on expose l'animal à l'action de la chal(^ur, il reprend sa faculté lumineuse. Cette propriété se retrouve- également dans

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