‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 230 sur 354 · IG · texte numérisé non relu

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los corps inorganiques doués do la pliosplioj)hort'sci'iico.

Kii (levant la têto d'un lampyre, la himiiTi' s'iUraiblit peu h peu, i)dis s'éteint, pour l'cparaître ensuite, mais avec moins li'éilat (pi'avant ; eu augmentant l'action de la ciialeiir, il reluit davantage.

Dans le vide, l'animal parait mort pondant quel{|iu^ temps. Si ou le cliaulVe alors jusqu'.'l 50', la lumii're ne paraît pas; tandis (pic s'il est chautl(5 |)r('Mlahleuu'nt dans un tulio plein d'air, il jette luie vive lumi(''i'(^; aussit(')t (juo l'on renci l'air, le corps de l'animal reprend ses dimensions, et une vive luuù('re se manifeste. Dans le gaz oxygène , il y a aussi émission d'une vive lumière, qui jette jilus d'éclat que celle que l'on obtient dans l'air à l'instant où on élève la température. Le gaz oxyde de carbone produit à |ieu près les mêmes effets. Dans l'hydrogène, nu lampyre luisant y meurt bientôt, et la lumière ne paraît plus, mémo en appliquant l'action de la chaleur; môme elfet dans les gaz acide carbonique, sulfureux , hydrogène sulfuré. Les décharges électriques successives ne raniment [las la |)liosphorescence quand elle est perdue. Il n'en est pas de môme de l'électricité voltaïque. L'aniaial vivant et obscur, placé dans le circuit voHaïque, y devient légèrement lumineux; on augmente encore l'action en l'humectant d'eau, pour rendre son corps meilleur conducteur. Si l'on enlève la tète de l'animal et que l'on introduise l'un des lils conducteurs de la pile jusqu'auprès des trois anneaux et l'autre dans une jiartie telh que le courant traverse le corps , la phosphorescence se manifeste de la manière la plus vive, surtout lorsque le courant traverse la (lartie inférieure de l'abdomen où se trouve l'orgtne lumineux. Dans le vide, il n'y a aucun effet.

La matière seule, soumise à l'expérience , augmente d'éclat jusqu'à environ il°, après quoi elle diminue, devient rougeàtre et cesse tout ;i fait à o2". Elle se comporte en général dans les gaz comme le lam|)yre. Tout concourt à faire rentrer les phén(unènes lumineux propres à ces insectes dans la phosphorescence s])ontanée. On voit donc que dans le lampyre , et probablement dans les animaux lumineux, la phosphorescence est le résultat d'une action chiun(pie que domine la volonté de l'animal, puisqu'il a la faculté de la diminuer insensiblement jusqu'au point de la faire disparaître lout à fait. Passons maintenant à la phosphorescence des infusoires.

M. Ehrenberg , qui a étudié la lumière émise par les infusoires et les annélides , qui, dans certaines contiées, rendent la mer lumineuse, surtout lorsqu'une brise légère agite sa surface , a placé sur le porte-objet de son microscope de l'eau renfermant de ces animalcules; il a été fort étonné de voir que la lueur ditfuse qui les entourait n'était autre qm- la réunion d'une nndtitude de petites étincelles qui partaient de tous les jioiuts de leur corps, et particulièrement du corps des annélides. Ces étincelles se suo

cédaient avec une telle rapidité, elles avaient un(> telle ressemblance avec celles c[ue l'on observe dans les décharges électri(pies, (]ue M. l'ihrenberg n'hésita pas <i établir leur identité. Il s'est assuré (pie la lumière émiso n'(''tait pas (lue h une séci'étion particulière, mais bien à un acte spontané de l'animal, et (]u'elh' se manifestait aussi souvent qu'on l'irritait par des moyens mé(aiù(pn^s ou chimiques, c'est-h-dire en agitant l'eau ou en versant dedans un acide. C/ost , de iilus, une analogie avec la torpille, (jui ne lance sa décharge que lorsqu'on l'irrite. De même, dans ces animalcules , comme dans Il torpilli! , la décharge recommence après un certain temps de repos. De cette similitude d'etfets dans les mêmes circonstances ne peut-on pas en conclure une identité dans les causes? Il est à remarquer encore que les iihénomènes lumineux sont d'autant plus marqués , que les animaux sont plus jielits. 11 semblerait que cette profusion de fluide électrique, émise par les animaux des clisses inférieures, soit destinée îi remplir d'autres fonctions dans les êtres d'un ordre plus élevé.

Voici encore quelques observations sur la phosphorescence des substances organiques. Dans le règne végétal , nous placerons en première ligne, parmi les corps phosphorescents spontanément, le bois dans un certain état de décomposition, et diverses Heurs. Boyle avait déjà reconnu, en 1G68, que la lueur du bois pho-^phorique disparaissait à mesure qu'on faisait le vide dans un récipient où on le pla(;ait; en faisant rentrer l'air, le bois reprenait sa faculté lunnneuse. L'air comprimé ne modifie en rien la lumière émise , qui a besoin seulement, pour être produite , de la présence de l'oxygène; mais comme la combustion est très-lènte, une plus grande quantité d'oxygène n'inllue en rien sur l'intensité des elfets lumineux.

D'après M. Dessaignes, tous les bois , de quelque nature qu'ils soient , deviennent phosphorescents, pourvu ([u'ils soient pénétrés d'e.iu, exposés à une température de 8 à i'2° et en contact avec l'air, et que le bois se trouve dans un étal |)articulier de décompositi(m ; quand la |ilios|)liorescence cesse, le bois a perdu sa flexibilité , sa force de tissu et une grande partie de son poids. Le ligneux est intact, quoi(îue sans force do cohésion.

Si l'on enferme du bois luisant dans un vase rempb de mercure, on obtient de l'acide carbonique , ce qui prouve qu'il y a une combustion lente , et par suite un dégagement d'électricité accompagné d'émission de lumière , attendu que le bois est mauvais conducteur.

PHOSPHORIQUE (acide). Vo)/. Phosphore.

PHOSPHUKE DE CALCIUM. loy.CAUUUM.

PHTHOK. Voy. Fllor.

PHTHOKURE DE GALCIUiM. Voy. Spvth

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