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troiivi» naliin'll(>niont priirlirc par uno •^iiii- .staiico (la subn-inc) iiiii lient I'* iiiilii'ii iMitio la cire, le suit' et la lésiiu'. C'est à la siihériiio (jue nos Itoiu'lioiis iluiveiil la [iropriiMé d'cMre coiupliHi'iuonl iinporiiR'ahles aux liipiides, et luèuie jusipi'.^ un certain puint aux fliiiilt'S i^azeux. Au moyen du liège, nous unissons ensemiilo de iai^ges oriliceî et des oriticos c^'troits. A l'aide du caoutiliouc et du liéi^e, nous unissons nos vaisseaux et nos tubes de verre, et nous conslruisons les ajipareils les |)ius comi)liqiu''s. (îrAce cl CCS deux substances, nous n'avons pas besoin, à chaque instant, de l'ouvrier en uu'taux et du mécanicien, de vis et de rol)inets. Ainsi nos appareils cliimicpies sont aussi peu dispendieux que prompts et faciles à fabriquer ou h ré|)arer.
Sans platine nous serions hors d'élat d'exécuter certaines analyses chimi((ues.
l'our analyseur un minéral, il faut le réduire à l'état li(|uide, soit ]iar dissolution, soit par fusion. Or, le verre, la porcelaine, toutes les espèces de creusets non métalliques, sont déliuits par les procédés à l'aide desquels nous liquélions les minéraux. Les creusets d'argent et même d'or fondent à une température très-élevée. Le platine est meilleur marclié que l'or ; il a plus de dureté et dure plus que l'argent. Il est infusible à toutes les températures de nos fourneaux, et n'est attaqué ni par les acides, ni par les carbonates alcalins. En un mot, le platine réunit à lui seul les propriétés de l'or et de la [lorcelaine infusible. Sans le platine, nous ignorerions [leut-étre encore aujourd hui la compositioLi de la plupart des minéraux. Sans le liège et le caoutchouc, nous aurions à chaque instant l)esoin de l'assistance du Qiécamcien. Entin, sans la dernière de ces substances, nos appareils seraient bien jilus coiiteux et bien [ilus fragiles. Mais le plus précieux des avantages que nous trouvions dans le liège et dans le caoutchouc, c'est l'énorme économie de temps qu'ils nous procurent.
Actuellement le laboratoire du chimiste n'est plus la voûte à l'épreuve du feu, mais obscure et froide, du métallurgiste : ce n'est [)lus l'oflicine du pharmacien remplie do cornues et d'alamliics. Le chimiste tiavaille dans une chambre claire, chaude et confortable. Des lampes parfaitement construites remplacent les fourneaux de fusion. La llainme pure et inodore de l'esprit de vin remplace le charbon et nous fournit tout le le 11 dont nous avons besoin. Si à ces simples auxiliaires l'on ajoute encore la halance, l'on ania l'inventaire du mobilier scientilique du chimiste.
Le physicien mesure, et le chimiste pèse. C'est là ce qui distingue essentiellement les deux sciences ; on peut môme dire qu'il n'existe jias entre elles d'autie ditlérence. Il y a di'jà des siècles que les physiciens mesurent ; il y au contraire à [leine cinquante années que l'on s'est mis à employer la balance. Toutes les grandes découvertes de Lavoisier, nous les devons à la balance.
?i cet incom|iarable instrument qui ronfiinie toiil(vs nos iibservations et nos (h'-couvei'tes, qui dissipe nos doutes et fait brilhu' la vérité, (pii re(lress(! ([uand nous avons commis une erreur, ou bien établit l'exactitude de nos reclHircluis (piand nous avons pi'océdé convenablement. C'est la balance (jui a mis lin au règiK! de la phvsicpie d'Aristote.
AI'PAKEILS SI.MI'LKS à coimint constant.
Vol/. Ei.Kc.ruicrrî: dk(;a(;kiî dans les actions cliimifiucs.
AIM'LUT, procédé pour la conservation d(>s substances organiques. Voy. Cdnskuva- Ti<)\ des matières ori/aniques.
AKABES. — Quand on veut sortir du ciiamp des conjectures, il fîiut descendre jus- (ju'au yiii' siècle pour trouver des notions exactes sur l'état des connaissances chimiques, quoiqu'on jiuisse assurer que celles-ci datent de plus liant. En ell'et, c'est vers ce tem!:s ([lie vécut (leb:'r, fondateur de l'école des chimistes arabes, qui s'est acquis tant de célébrité parmi les écrivains du moyen Age, l'auteur du Summa perfeelionis, le plus ancien ouvrage de chimie qui nous soit parvenu. Geber rassendile toutes les connaissances chimiques des mahométans ; et quoiqu'il n'ait |ioint la prétention de se donner comme inventeur des notions réunies dans son ouvrage, il est dillicile de voir en lui un simple compilateur. Quoi qu'il en soit, nous lui devons du moins la possibilité de nous faire une idée juste de l'état de la science à cette époque. Son ouvrage, écrit tout entier dans une vue alchimique, nous montre que déjà l'on croyait dès longtemps à la transmutation des métaux, et l'on sait que cette erreur , dont on ne connaît point la source, s'est prolongée pendant un grand nombre de siècles. On y tiouve aussi l'indication de la médecine universelle. Geber donne, en elfet, son élixir rouge, qui n'est qu'une dissolution d'or, comme un remède à tous les maux, comme un moyen de prolonger la vie indétiniment et do rajeunir la vieillesse.
Au surplus, c'est bien avant Geber que se montre pour la première fois le mol d'alchimie. Dès le iV siècle, ou voit la chimie désignée sous ce nom, dans lequel la particule al exprime une peifeclion, connue s'il eût existé des cininistes purement routiniers, et que des chimistes plus lettrés eus» sent voulu se distinguer d'eux.
Quelques phrases tirées du traité le plus pratique de Geber, celui qui est intitulé De Invcsliijatione mayistcrii, vont nous initie! à la chimie de cette époque. « Prétendre extraire un corps de celui qui ne le contient pas, c'est folie; mais, comme tous les mitaux sont formés de icercure et oe soufre plus 01 moins purs, on [leut ajouter à ceuxci ce qui est en défaut, ou leur ôter ce qui est en excès. Pour y parvenii-, l';irl emploie des moyens a|i[)ro,iriés aux divers corps. Voici ceux que l'expérience nous a fait connaître : la calcination, la sublimation, la décantation, la solution, la disliliaiiiin la coagulation, la lixation et la moric'a