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loutclbis, (\st iiiiiispeusalilo pour constalor les |)io|ioi'ti()n.s d'azote ^(''iK^raloiiu'iil coiupi-ises outro kvs liiiiitos ci-Llossiis iiuliinices. Lus parties dos vé;j;t'taiix (jiii coiiiiiioiicL'iil à s(! (kWeloppor aU'eclent la slracluru cellulaire. La loriiie et rarraiigeiiient do ees celluh^s jieuvent varier : luio pai'lio se traiisfoniio dans les plantes vaseulairos, eu tubes iliversenieut iierfoix^s et doisouués ; uiais ou est parvenu h couslaler que la i'oiu[)ositiou de 'leur tiauie (^st constante dans tous les vi^gétaux. La substance invarialile (jui coni[)os8 cette traîne a reçu le nom de i-clliilose ; elle contient ."îV.i pour 100 do carbone ot i)5,5 d'liydr()y,ùne et d'oxygène , ces deux derniers olï'rant entre eux le rapport de la composition do l'eau.
L'épiikrme des plantes, en général, et toujours la cuticule épiderniique qui le recouvre , sont formés de cellulose agrégée fortement et injectée de silice et de matière azotée.
La cellulose constitue également la trame des cellules, plus ou moins allongées, minces, comme dans le coton (poils do la graine du cotonnier), ou épaissies comme dans les lilires textiles du chanvre, du lin, etc., ou cnlin épaissies et incrustées, comme dans les libres ligneuses des tissus du bois. Dans ces derniers tissus la cellulose est pénétrée de matières ligneuses et de princi])es colorants ; c]uelquefois, comme dans les algues et les licliens, elle est injectée d'inuhne.
La substance ligneuse qui, dans le bois, injecte la cellulose, est désignée sous le nom do matière incrustante : c'est une matière dure, amor(ihe, cassante, plus riche en carbone et en hydrogène que la cellulose; elle se rencontre "aussi dans l'écorce, dans les concrétions dures du liège, dans le périsperme de certains fruits, dans les enveloppes dures des noyaux ; elle forme en grande partie les concrétions pierreuses des poires. Sa propriété varie dans les ditréreutes essences de bois, qui doivent, en général, à sa présence et à ses proportions leur plus ou moins grande dureté, leur poids, leur fragilité.
La matière incrustante est accompagnée, dans les libres du bois, do principes colo-
rants, d'une pai'tio des substances a/otées qu . s'y trouvaient lors do lïi foriuatidU des fibres. IMus le bois est jeune, moins il rt^nfernie do malière incrustante, jibis il c(Hitient de niatièr(! azotée, molle et altérable, cause principale do la grande altérabilité des parties jeunes du bois, de l'aubier, jiar exemple.
(Ihacunc dos libres ligueuses é|)aissies est enveloppée d'une iiollicuh; résistante, injectée d(^ substance azotée, nnahjgue Ji la cuticule ('pidermiijue, éjiaissie et soudée dans les méats intercellulaires.
Dans un graml nombre d'organismes des végétaux, les cellules sont soudées })ar une matière plastique formée de pectates et jiectinatos de chaux, de soude ou de potasse, ou de pectose transformable en pectine et acide pectique, d'après les observations récentes de M. Frémy.
Les substances d'origine minérale ne sont pas elles-mêmes distri.Ijuées au hasard dans les ]jlantes ; elles sont sécrétées par des organes spéciaux, et souvent renfermées dans des cavités spéciales. Les plantes ne puisent pas indistinctement dans le sol tous les sels ; elles choisissentjusqu'à une certaine limite, et s'approprient ceux qui, dissous simplement ou transformés, conviennent à leur organisation (et qu'il importe de mettre à leur portée au moyen d'amendements convenables). C'est ainsi que l'on remarque les nombreuses concrétions calcaires dans les feuilles des plantes, appartenant aux familles des urticées, dans certaines esj>èces de characées et dans les tissus incrustés des corallinées ; les concrétions cristallines d'oxalate de chaux universellement répandues dans les plantes phanérogames, et surtout dans leurs feuilles autour des nervures, dans les tiges de divers cactus.
Les graines, les spores, les champignons, les jeunes organes des plantes, contiennent, outre la cellulose, et quelques-uns de ses congénères (amidon, dextrine, gomme, sucre, glucose;, des substances azotées , des matières grasses, des sels alcalins , de la silice, du soufre et de l'eau. Voici queli[ues exemples de la composition immédiate do ces organismes desséchés :
Morilles.
Cliain|iigiions de couches.
Levure
CUoux-lleurs,
Matières azotées traces de soufre,
Sulistances grasses,
Cellulose cl nialières organique,
lion azotées,
Subsluuces minérales,
La matière organique incrustante du bois, les substances azotées, les matières grasses et les résines augmentent, dans les organismes végétaux , la proportion d'hydrogène, qui s'y trouve eU'ectivenient toujours en excès relativement h celle qui, combinée avec l'oxygène contenu dans les mêmes organes, représenterait exactement la composition de l'eau.
PLANTES d'où s'extrait la soude. Voy.
Soude.
i'LATlNE. — Le platine a été découvert
en Amérique, où on 1 a trouvé dans lesablo aurifère; on essaya de l'emiiloyer îi tles ouvrages en métal, et on lui donna le nom qu'il porte, et qui est le diminutif do plata, argent, à cause de sa couleur qui ressomblo à celle do l'argent. Il a été apjiorté en Europe, en 17'i.l, parl'Anglais Wood,et décritavec détail par un mathématicien espagnol, Antoine de Ulloa. Le premier qui le désigna comme un métal iiarticiilierl'ut le Suédois Schell'er, direcieur de la Monnaie, tlans les Mémoires
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de l'Académie des sciences de Stockholm, année 1752. Deux ans plus tard, l'Anglais Lewis le décrivit dans les Transactions philosephiques.
Ou l'appelait dans l'origine platina del Pinto, parce qu'on le trouva pour la première fois dans le sable aurifère du fleuve Pinto. Depuis il a été trouvé dans ditîérents endroits, soit au Brésil, en Colombie, au Mexique et à Saint-Domingue, soit en Sibérie, soit sur le penchant oriental des monts Ourals. On le rencontre partout dans une roche délitée, qui parait évidemment appartenir aux terrains volcaniques des plus anciennes périodes de formation. Cette roche est réduite en une espèce de sable môle avec dill'érents minéraux métalliques inaltérables; on a trouvé, soit en Amérique, soit dans rOural, des morceaux encore cohérents et non délités de cette roche, dans lesquels ces différents minéraux sont enfermés. Les premières connaissances positives que l'on ait eues sur le gisement géologiçiue du platine sont dues au célèbre ingénieur français Boussingault.
On tire du sein de la terre la masse sablonneuse délitée, et on la lave à grande eau : les parties les plus pesantes restent. Elles se composent, 1° du minerai de platine proprement dit : 2" de l'osmiure d'iridium ; 3° de l'or; et i° du fer chromé et titane, parmi lesquels se trouvent quelquefois de petites hyacinthes. On cherche d'abord à séparer l'or, et ce qui en reste est extrait, soit par amalgamation, soit au moyen de l'eau régale faible, employée à froid. Les minerais de fer sont tellement plus légers que les autres, qu'il est facile de les en séparer par le lavage.
Le minerai de platine se compose de grains irréguliers, arrondis, plus rarement aiilatis, de grandeur variable, souvent trèspetits, et qui offrent de temps en temps quelques traces de cristallisation. Alexandre de Humboldt a rapporté d'Amérique un morceau de platine, ayant la grandeur d'un œuf de pigeon et pesant 1080, 6 grains. En 1828, on en a trouvé un à Nischne-Tagilsk. dans l'Oural, qui pèse 1,73 kilogrammes, et cinquante-cinq autres, dont le plus petit est encore plus pesant que celui de Humboldt. Les grains de platine renferment principalement du platine et du fera l'état métallique, et en même temps un peu de cuivre, de palladium, de rhodium, et presque toujours un peu d'iridium. Queli[ues-uns de ces grains renferment tant de fer, qu'on peut en dissoudre la plus grande partie dans l'acide nitrique, et qu'on peut les regarder comme du fer uatif ; mais ils sont rares, et jiresque toujours très-peu volumineux. 11 n'y a pas de différence très-sensible ou bien déterminée dans la composition des minerais de platine de l'Amérique et de l'Oural; ils renferment tous les mêmes métaux, et tout au plus ([Uniques centièmes de rhodium et de palladium, mais souvent bien moins. Le platine y entre pour 73 à 87 pour cent. La préparation du platine est assez com-
pliquée, h cause du grand nombre de substances étrangères que renferment les mi nerais de platine. On préfère généralement les procédés par la fo/e humide aux procédés par \i\voie sèche. On broied'abord le minerai, afin d'en séparerles traces de fer magnétique au moyen d'un barreau aimanté; puis on le chauffe, afin d'en éliminer le mercure, qui se volatilise; enfui, on traite le minerai par de l'acide chlorhydrique, auquel on ajoute de l'acide azotique par petites doses successives. On évapore la liqueur, et on réitère l'opération jusqu'à ce que l'acide ne dissolve plus rien. La dissolution contient le platine, le palladium, le rhodium, le cuivre, un peu de fer, et une certaine quantité d'iridium. 11 reste un dépôt insoluble d'osmium, d'iridium (en paillettes brillantes), de fer- titane, et quelquefois de l'oxyde d'iridium sous forme ae poudre noire, surtout lorsque l'acide azotique a été employé en trop forte proportion. Après avoir étendu la dissolution de dix lois environ son volume d'eau, nn y verse une dissolution de sel ammoniac faite à froid : le précipité qui se forme est un chlorure double de platine et d'ammonium {chloro-plalinate d'ammonium) coloré en rouge hriquetè (cette couleur est due à une certaine quantité de chlorure double d'iridium et d'ammonium). On calcine ce précipité dans uu creuset de porcelaine, et on traite le résidu de la calcination par de l'eau régale un peu faible, laquelle dissout le platine et laisse presque tout l'iridium intact. On précipite de nouveau la dissolution par du sel ammoniac; et tant que le dépôt qui se produit , n'est pas d'un ]aune pur, on le calcine et on '1 le traite comme ci-dessus. Enfin, en calci- ' nant le chlorure ammoniacal jaune (exempt d'iridium), on obtient le platine pur sous la forme d'une poudre noire agrégée [éponge ou mousse de platine.
C'est sous cette forme que le platine jouit de la propriété de condenser les gaz dans ■ ses pores, et d'en déterminer la combinaison f avec élévation de température. Cette propriété est encore plus marquée lorsque le platine est plus divisé et en poudre noire (noir de platine). On l'obtient sous cette forme en traitant le chlorure de jilatine et de potassium par l'alcool (Dœbereiner).
Cette poudre est d'un noir de suie et tache les doigts ; comme l'éponge de platine, elle est susceptible de prendre le ]ioli par le frottement. Elle absorbe jusqu'à 7i3 fois son volume d'hydrogène. Au contact de l'air, elle transforme l'esprit-de-vin en vinaigre, le gaz sulfureux en huile de vitriol, l'hydrogène en eau; en un mot, elle jouit do la propriété remarquable d'amener la combinaison de l'hydrogène, non -seulement avec l'oxygène, mais avec tous les métalloïdes gazeux ou vaporisables; il n'en faut pas excepter le cyanogène lui-môme. Elle détermine la condjustion des corps organiques sur lesquels on la chauffe légèrement. Tous les composés d'azote (matières animales) sont changés en ammoniaque par un excès d'hydrogène, et en acide nitriaue par uu
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excès d'oxygi'-ne. Toutes ces combinaisons s'opiTOiit sous riiilUiciicp (lu iilalitio divisé (noir (if [)liitin(^') sans (luc (■clui-('i perde rien do sa nature, l.e noir de platine pcrd^ en partie, par la calcination, la pro(iri(;'té d'absorlieret d'enllaiumerdese;az et des vapeurs combustililes.
Le platine , tel qu'il sort des mains do l'ouvrier, est très-malléable ; sa couleur est d'un gris blanc, et lient le milieu entre celles de l'ar^^ent et de l'étain. Quand il est exempt d'iridium, on peut le tirer en fils très-déliés, et le réduire en feuilles trèsminces, comme l'or et l'argent. Le platine, parfaitement pur, est Tieaucoup plus mou ([ue l'argent, et jirend un beau poli. Dans l'état ordinaire, c'est-à-dire.quand il contient un peu d'iridium, il peut être tiré en fils du diamètre de ^rfi- de pouce , et il est plus solide et plus "dur, de sorte qu'il l'emporte on dureté sur le cuivre, mais le cède au fer. Aussi cet alliage naturel, quand la proportion d'iridium n'excède pas de certaines limites, rend-il le platine beaucoup plus fort, et d'un emploi plus étendu. Un fil ayant 0,89 lignes de diamètre, porte, d'après Sickingen, un poids de 225 livres, avant de se rompre. WoUaston a trouvé que des iils do platine, d'or et de fer, tirés parle même trou de litière, et par conséquent de même force, exigent, pour se rompre, des poids correspondants aux nombres suivants : 590, 500 et 600; d'oix il résulte que le platine a presque la même ténacité que le fer. Le platine est le plus pesant de tous les corps connus jusqu'à ce jour. Sa pesanteur spécifique varie entre 21 et 22. Wollasto*n la fixe à 21,53. Suivant Klaproth, elle est de 21,74-. Ce métal ne peut pas être fondu dans nos fourneaux; mais il se ramollit et peut être brasé. Il fond, soit dans la flamme alcoolique animée par le gaz oxygène, soit dans la flamme du chalumeau à gaz oxygène et hydrogène. A une certaine température , il entre en ébullition et lance des étincelles, comme le fer qui brûle , mais beaucoup moins brillantes. Si l'on fait briiler de l'éther dans une lampe à esprii-de-vin, et qu'on dirige du gaz oxygène dans la flamme, on parvient à fondre du fil de platine assez fort, et à le réduire en globules gros comme des pois. Assez souvent on trouve, à la surface des globules refroidis, des gouttelettes d'un verre incolore, qui sont de l'acide silicique fondu, et proviennent du silicium qui était uni au platine.
Alliages de platine. — Le platine s'allie facilement à la f>lupart des métaux. Lorsqu'on emploie les [Jioportions convenables, il s'unit à plusieurs d'entre eux avec un dégagement de lumière souvent très-intense.
Fox a trouvé qu'en faisant fondre le platine avec de l'étain, de l'antimo ne, du zinc ou du plomb, le mélange s'écliaull'e jusqu'au rouge blanc complet. Si l'on roule ensemble des feuilles de plomb et de platine, et (pi'on les fasse rougir par un bout, la masse s'échautfe au moment de la combinaison, au point d'être lancée de tous côtés.
DlCXlU.>N. DE CUIUIE.
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Le platine, tel qu'on l'obtient par la décomposition du sel ammoniac platinique , s'unit à Varsenic avec dégagement de lumière, et l'alliage entre en fusion. En faisant fondre ensemble 1 partie de platine et et i d'arsenic, on obtient 1 partie et -j d'arseniure de platine.
Parties égales de platine et do molybdène forment une masse, d'un gris clair, douée de l'éclat métallique, aigre (,'t à cassure serrée. Une partie do platine et quatre parties de molybdène donnent un alliage d'un gris bleu, dur, aigre, à cassure grenue.
On obtient avec le tungstène une masse métallique, grise et cassante.
Le platine forme avec Vantimoine une masse métallique, dure, aigre, dont la cassure est à grain fin; la majeure partie de l'antimoine peut en être chassée par la calcination. Fox a proposé de donner de la cohérence au platine, en le faisant fondre avec do l'antimoine, puis chassant ce dernier , comme il a été dit à l'article de l'or. Le petit culot de platine, qui reste, est ensuite forgé.
L'alliage de platine et d'iridium est parfaitement malléable, quand la proportion du dernier métal s'élève tout au plus h un ou deux centièmes ; sa du' été est beaucoup plus grande que celle du platine pur, et il résiste mieux que celui-ci à l'action du feu et des réactifs. Cet alliage convient pariiculièrement pour la confection des ustensiles de chimie. Une plus grande quantité d'iridium rend le platine cassant, de sorte qu'il se gerce sous le choc du marteau ; et quan(i l'alliage contient parties égales des deux métaux, il est tout à fait aigre, mais on peut le braser.
Le platine forme avec le zinc un mélange gris bleu, très-fusible, qui est si cassant, ({u'ou peut aisément le réduire en poudre. En l'exposant à une haute température, le zinc est brûlé ; cependant, par ce procédé, la t(italilé de ce métal ne peut pas être séparée du platine, parce que la masse, moins riche en zinc, qui reste, est très-peu fusible.
L'étain donne avec le platine dur, cassant, à gros grain. La présence d'une petite quantité de platine sufllt pour diminuer la malléabilité de l'étain.
Le platine se combine très-f(cilenient avec le plomb ; il suffit de verser du plomb fondu dans un creuset de platine, po.r que le plomb dissolve, pendant le refioidissement, une portion considérabi ' du creuset.
Le cuivre s'a lie aisément au platine. A jiarties égales des deux métaux, l'alliage est d'un rouge clair, et sans ductilité ;, ^ de platine donne au cuivre une couleur rose et une cassure à grain fin ; l'alliage est ductile, et se conserve mieux à l'air que du cuivre pur. D'après Clarke, parties égales de cuivre et de platine donnent un alliage ductile, d'un jaune d'or. Avec 7 parties de platine, cuivre et 1 do zinc, Cooper a alliage jaune d'or.
L'argent s'unit facilement auj forme avec lui un alliage (rès-dif
un alliage
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ire, beaucoup moins ductile que i argent, et jue Ton peut déoomposer en partie par la liquation. Une petite quantité de i)latine donne plus de solidité à l'argent ; mais il suffit d'ajouter à l'argent 7 pour 100 de platine pour le rendre moins ductile et diminuer sa blancheur. Quand la proportion de jilatine en cède 5 pour 100, l'argent soumis à Jacoupellation éprouve peu de mouvement et n'offre pas le phénomène de la fulguration. En traitant l'alliage de platine et d'argent par l'acide nitrique, la dissolution contient toujou;stant de platine, ([ue quand on veut purifier de l'or contenant du platine, on le fait fondre avec de l'argent, parce que le platine se dissout avec l'argent dans l'acide nitrique.
L'inaltérabilité du platine au feu , son insoluiailité dans la plupart des acides, la propriété qu'il possède, a l'état forgé, de ne pas êtreattaq\ié parle soul're ou par le mercure, le rendent plus propre qu'aucun autre métal à la fabrication des ustensiles de cuisine et de chimie, surtout à la confection des creusets (l). Il est un peu clier, mais beaucoup moins que l'or, et vaut, après avoir été travaillé, à peu près autant que quatre fois et demie son poids d'argent contenant un septième de cuivre.
On a commencé à faire des ustensiles de cuisine en cuivre, revêtus d'une couche trèslégère de platine, à l'instar du plaited des Anglais. Cooper a fait voir que le précipité que forme le nitrate mercureux dans une dissolution de platine, donne le jilus bel émail noir qu'on puisse produire, lorsqu'après l'avoir séché et débarrassé, par la sublimation, du chlorure mercureux , on le fait fondie avec du strass ou flux ordinaire.
Le platine fut employé, pour la première fois, en mécanique , dans l'exécution d'une montre présentée, en 1788, à Li uis XVI; les axes et les palettes de la roue de rencontre, étaient en platine. Jeannety, orfèvre de Paris, fut un des premiers qui, vers 1700, sut ex^ traire du minerai de platine un métal susceptible d'être forgé, et qui l'appropria aux usages de la chimie, en le réduisant en fils, en lames, puis en creusets et autres ustensiles de laboratoire. Par là il contribua à la révolution qui s'opéra dans la cimuie analytique, il y a une cinquantaine d'ann.'es, les vases de platine permettant l'emploi des procédés SLlrs et faciles dont les anciens chimistes n'avaient auc me idée.
PLAÏRKS. — On connaît sous le nom de plâtre le sulfate de chaux employé dans les constructions, l'agriculiure et quelques autres apihcalions. La matière première propre à fabriquer les plâtres usuels est le sulfate de chaux n;Uif cristallisé , contenant 2éqiiivalentsd'eau{représenté par la formule C a O, S 0% 2 H 0, et dont le poids équivalent 28 -f 40 -|- 18 = 80;. Ce sulfate se présente dans la nature avec la même composi-
(I) Un alambic en platine de petites diinensiniis, pour la concentration de l'acide sull'urii|ue, coûte eiivii'oii ïiS.OOO fr.
tion chimique sous des formes différentes, et ces formes sont importantes à considérer, puisqu'elles donnent lieu à des qualités très-diiféreates, ayant des applications toutes s]iéciales.
On rencontre le sulfate de chaux cristallisé en lamelles ou feuillets minces superposés en très-grand nombre, formant de larges cristaux épais, diaphanes, décou|)és en fer de lance; très-souvent eu tables diversement biselées, à base de parallélogramme obliquangle dérivant d'un prisme d'environ 67° et 11.3°; parfois aussi en lentilles jaunâtres, isolées, plus ou moins volumineuses ou groupées en rosaces.
En b; aucoup d'endroits, réuni en grandes masses, le sulfate d.i chaux forme des couches à structure oblique, fibreuse ou lamelleuse; des dépôts considérables se composent de cristaux très-tins, non discernables, constituant des masses amorphes. <
Dans quelques localiti's, comme à Mont- | martre, Bell -ville, Argenteuil, les énormes bancs exploités en carrière à ciel ouvert ou dans les galeries couvertes, offrent une texture remarquable : ce sont di s cristaux grenus, plus ou moins seri es, entre lesquels se trouvent du carbonate calcaire et des traces d'argile.
Cette texture caractérise la meilleure variété de plâtre ordinaire propre aux constructions. Calciné, ou plutôt desséché convenablement et mis en poudie, il absorbe l'eau modérément, s'échauffe un peu au moment oii sa cristallisation a lieu, et se [)rend en masse dense, solide; tandis que les plâtres à structure compacte, fibreuse ou lamelleuse , absorbent plus d'eau, mais font une prise bien moins résistante.
Théorie de la solidification du plâtre.
— Voici comment on peut ex|)liquer les différences qu'on remarque dans la solidification de ce produit. Les plâtres à texture homogène, lamellense, fibreuse ou amorphe et translucides gâchés ou déliyés après une cuisson ou déshydratation modérée, absorbent l'eau uniformément ; toutes leurs particules augmentent simultanément et librement de volume ; ainsi écartées, elles forment une masse peu solide en raison même des grands intervalles que l'hydratation développe entre les particules solides.
Dans les ijlàtres formés d'agglomérations de cristaux grenus, séparés p ir des matières terreuses, les cho-es se passent autrement au moment du gâchage l'eau s'introduit entre les groupes de cristaux; elle hydrate d'abord les parties extérieures de tous ces groupes, et ne pénètre que lentement et [)ar degrés jusqu'au centre 'les petites agglomérations. Alors les premièies parties hydratées commencent à se solidifier et limitent l'écartement qui se tiouve d'ailleurs réduit par l'emploi d une moindre proportion d'eaa absorbée par ces plâtres. Le gontlemeut moindre résultant de l'hydratation successive fait aisément comprendre la [ilus grande densité ou la prise plus résistante de la