SELS A BASE DE PROTOXYDE DE PLOMB
Protocarbonate de plomb. — Yoy. Cérpse.
Sulfate de plomb. — La nature olTre ce sel tout formé, mais en petite quantité; il s'y rencontre cristallisé en prismes tétraèdres ou en octaèdres réguliers. On l'a trouvé en Russie,enEcosse,en Espagne et en Allemagne.
Ce sel peut se prépirer directement en traitant à chaud le plomb réduit en limaille par l'acide sulfurique concentré. Une partie de l'acide oxyde le métal et se transforme en acide sulfureux qui se dégage; l'autre s'unit au piotoxyde pour former le sulfate de plomb. Mais, sans contredit, le procédé le plus simple est la d:'Com|)osition d'un sel de plomb soluble. C'est même par ce moyen qu'est produit tout le sulfate de plomb qu'on trouve dans le commerce et qui est un résidu de semblables décompositions.
On a proposé de tirer parti de la grande quantité de sulfate de plomb qui est produite dans jilusieurs opérations, soit pour la confection du cristal, soit pour celle de l'émail de la faïence, car ce sel, en contact à une haute tem|)érature avec la silice, se décompose; l'oxyde de [ilomb s'unit à la silice pour former un silicate, et l'acide sull'uriqne est chassé à létat de gaz acide sulfureux et de gaz oxygène. Plusieurs a|>plicalions de ce sel dans la peinture à l'huile ont démontré qu'il pouvait être employé dans cet art à la place du blanc de plomb. Cette peinture, moins susceptible de noircir que celle faite avec le carbonate de plouib, jouit d'un autre avantage dont l'insolnbilité de ce sel explique la raison, c'est de mettre les peintres à l'abri des coliques qui les atrec.ent, et (pu sont dues à l'absorption du bl.uic de i)louib dont ils fout (.rdinairement usage.
Quelques essais tentés par un jeune peintre, M. Ciiané, dont les produits ont figuré à l'exposition de 1827, ont fait connaître tout ce qu'il était possible d'attendre de cette application à la peinture.
Silicate de plomb. — 11 est facile de l'obtenir, eu faisant fondre ensemble tic l'oxyde de plomb el de l'acide silicique, ou en précipi-
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tant le tluoruro silicico-plombique par l'aniluoniiKiue. Il entre drtiis la cuniposilion do pUisiciu's espèces de verre, ainsi ipio dans les vernis des tinences et des poteiies. On a fait beaucdnp d'essais pour obtenir un vernis exempt de plonil) ; mais on n'en a pas trouvi^ qui soit aussi l'uvihlo et aussi pou coitteux que le veiiiis ordinaire. Clia|ital a proposé d'employer couune vernis, de la pouilre de verre ordinaire. Cependant l'expi'rience a fait voir que le vernis ordinaire ne produit aucun ell'et nu sihle. et qu'il est inattaquable aux eorpsléj,èremi^nt acides, quand les objets qu'on a recouverts ont été cuits à une tenqiérilure sillisannuent élevée.
L'oxyde de plomb augmi-nte la p 'santeur spécilique du verre, ainsi que son pouvoir de réfracter la lumière et de disiiorser les couleurs ; il communi([ue ces dernières propriétés aussi aux sels plombiques et à leurs dissolutions dans i'eau. L'oxyde ploiubique entre eu grande quantité dans la composition du verre incolore, qui a reçu le nom de /linl-glass, et que sa r.'l'rangibilité rend indispensable à la construction des lunettes acromatiques. Si l'on fait fondre, à la tlamme d'une lampe, du verre qui contient du plond) , il devient plus foncé, prend une couleur brunâtre et linit par devenir noir. Ce changeuient parait provenir de la réduction de 1 oxyde de plomb à l'état de sous-oxyde, et entin à l'élat de métal. La composition Ciinnue sous le nom de pierre de ris, et que les Chinois fabriquent, à ce qu'on dil, avec du ris , consiste en une espèce de verre formée, d'après Klaproth, de 41 parties d'oxyde plombique, 39 parties d'acide silicique et 7 parties d'alumiue.
Chromate de plomb. — On le trouve à l'état cristallisé dans le règne minéral ; les minéralogistes lui ont donné le nom de plomb rouye. Il est d'un rouge de feu brillant, et les cristaux ont un pouvoir réfringent plus grand que la plupart des autres corps. Par des voies arliticielles, on obtient ce sel en précipitant le nitrate plouibique par le chromate pijtassique ; il forme alors une poudre d'une belle couleur jaune foncée, dont la nuance est plus ou moins foncée, suivant que la liqueur d'où on le précipite est plus ou moins saturée. Quand elle contient un excès d'acide, le [jrécijiité est d'un jaune citron; il est d'un jaune orangé ou d'un rouge de cinabre quand elle contient un excès d'alcali. La nuance varie aussi, suivant que la précipitation s'est faite à fi'oid ou à chaud ; cependant la couleur plus foncée que le sel prend quand on ojière à chaud, disparaît presque loujoars pendant le refroidissement de la liqueur. Cette combinaison est peu soluble dans les acides, et se décompose facilemeiit quand on la tr lite ;i l'état de poudre, par un mélange d'acide hydrochlorique et d'alcool ; il se dégage alors de l'étlier hydrochloriqiio et il se forme du chlorure chromiquc qui se dissout, tandis qu'il reste du chlorure ploinhique en Ut)n solution. Le chromate plombique est totalement dissous par la potasse caustique.
^ La belle couleur do ce sel l'a fait employer en pi'iiiture, et sous ce rapport il rnéiite la jiréiérence sur toutes les autres couleurs niiui''rali^s jaunes. On h^ connaît dans le couniierce sous le nom di^ jauiie de chrome, et ou en trouve de dillV'i'eiites nuances. Il est tantôt pur, (antôt mêlé de biaucoiq) do gypse, ciiii ne diminue pas beauiou[) l'intensité lie la nuance. On trouve dans le commerce! , sous le nom de ('iiuibre vert, une couleur verte que l'on obtient en mêlant du bleu d<! Prusse et du chromate de plomb, tous deux récemment préci[)ités et encore humides, en faisant sécher le mélange. On a aussi essayé de teindre des étolfes en jaune, en h.'s imprégnant d'un sel de plomb, en les trempant ensuite dans une dissolution de cliromaie de potasse. La couleur supporte assez bieu l'action des acides, mais elle est décoiH|iosée par les alcalis et par le savon ; cependant elle résiste mieux à l'action de ce dernier si, avant de passer l'étoile dans la dissolution de chromate, on lixe le sel de plomb en trempant l'étoffe dans une dissolution de chlorite calcique, mêlée avec un excès de chaux.
Protophospliatc de plomb. — Ce sel se rencontre dans la nature; il constitue deux minéraux particuliers, cristallisés et variables par leur couleur : l'un est désigné sous le nom de plomb phospltaté bran, l'autre sous celui de plomb phosphaté vert.
PLOMB CmiOAlATÉ. Voij. Crocoïse.
PLOMBAGINE. Votj. Graphite.
PLUIE. Voy. Eau.
PLUMES. — Les plumes sont, chez les oiseaux, ce que les poils sont chez les mammifères. Leur substance paraît aussi être la même quecellr^ de ces derniers, et John prétend l'avoir trouvée identique avec elle. La couleur des plumes, quoique provenant, la plupart du temps, d'une matière colorante, est analogue àcelle qu'on aperçoit sur des surfaces couvertes de stries Irôs-lines, par exemple, sur la nacre de perle, sur les boutons de métal finement striés, etc. Les plumes des oiseaux aquatiques ne se mouillent point et n'admettent pas l'eau.* Les plumes sont vraisemblablement le plus mauvais conducteur du calorique qui existe.
POILS. — La peau des mammifères est couverte de poils. Ceux-ci paraissent être composés do la même matière chimique que la corne, et n'en ditférer que par la forme. Us tirent leur origine du cù(é interne de la peau, qu'ils traversent, ainsi que l'épiderme, par d ■ petits canaux. Leur structure a quelque analogie avec celle des plumes ; seulement tout ce qu'on aperçoit dans celles-ci est tellement petit, dans les poils, qu'on ne peut plus l'y distinguer à l'œil nu. Chaque poil se compose d'un tube entouré extérieurement de petits prolongements écailleux, dont les pointes regardent l'extrémité libre du poil, ce qui fail que, quand on roule un poil entre les doigts, il se meut de manière à amener en avant l'extrémité qui lui sert de racine. L'intérieur du canal renferme, comme le tuyau des plumes, un organe dé-
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