ARA
tioii. Qnnnt nnx agonis, ce sont les sels, les aluns, lê.s viliiols, k' verre, le linrax, levinai;j;re le plus fort et le fci). » On sent à la fermeté du st,yle de (jeber et à la netteté de ses expi'essious, qu"il résume d. s idées bien arrêtées et qui probablement lui viennent de loin. Oiilre le meriuro et le soufre, (ieber reconnaît un troisième principe : c'est l'arsenic.
Ecrivant en arabe, (ieber a dû initier les Arabes, plus que toute autre nation, aux: pratiques de son art. Aussi est-ce chez ce peuple suitout que se trouve cultivée l'alchimie après Geber, et bientôt nous voyons paraître, dans cette contrée, des auteurs bien connus dans l'histoire de la médecine et de la pharmacologie. Ce sont Ithazès, Avicenne, Wesué, Averroés, qui laissèrent des noms célèbres , soit pour avoir décrit quehiues préparations nouvelles, soit pour avoir cherché à donner à la médecine un mouvement nouveau.
Les connaissances chimiques , dont les Arabes étaient en possession depuis loniçtemps, ne pénétrèrent en Europe que vers le sur siècle. Elles y vinrent à la suite du niouvement produit jiar les croisades, et c'est là un des uoudjreux services qu'elles ont rendus à la civilisation. On l'a déjà reniaïqué d'ailleurs, tous ces grands mouvements de gueire, mêlant des peuples qui s ignoraient, et les obligeant à une étreinte passagère, iuais étroite, ont toujours été I un des moyens les jilus ellicaces pour la transmission et la dillusion des lumières propres à chacun d'eux. C'est ainsi que la conquête de la Hollande, pendant notre révolution, nous a dotés des arts chimiques dont cette contrée se réservait le monopole. La chimie nous est donc arrivée par le moyen des Croisés, et sous sa forme alchimique, telle que les Aiabes la leur avaient apprise, telle que l'avait perfectionnée l'esprit ardent de ces peuples, qui avaient vu dans les préparations do la chimie une source féconde d'utiles médicaments dont l'eUicacité était inconnue à Geber. Un certain vernis de magie, qui doit être .-ittribiié sans doute à l'origine orientale de la chimie parmi nous, send.ile inséiiarablo du souvenir de nos premiers chimistrs. Il s'est tellement associé à leur renommée et à leur mémoire, qu'il suflit de citer leurs noms pour en raripeler lidée.
AKABINE. — On a donné, dans ces derniers temps, le nom d'arabiiie à un principe immédiat qui existe dans les ditrérentes eslieces de gomme, et leur communique leurs propriétés particulières. Ce principe, dans (luelques espèces, est associé à un autre qu on a désigné sous le nom de bnssorine, à cause de la présence qui en a d'abord été constatée dans la gomme de Bassora. Le nom darabine, appliqué au premier, indi- • lue assez que ce principe fait partie de la (jummc arabique. Voij. Bassouink.
AUACHIDE. Voy. Corps gbas.
AUURE DE LA VACHE. Yoi/. Cihe.
AltmiE DE DLVNE. Voy. Mercure (usages du). ^
ARG
ARDOISES. — L'ardoise est un schisle argileux, qui fournit les plaques les plus convenables dans la i)lupart des localités où les vents, n'étant pas trop violent^, permettent d'employer des couvertuies légères, et jiar conséquent les charpentes les moins dispendieuses. Cette roche se laisse, en effet, diviser en feuillets sudisammcnt solides, ([ui n'ont pas plus de deux lignes d'éprdsscu,', et souvent moins, dont la toise carrée de couverlure ue pèse que 100 à 125 livres. Ces roches portent en France le nom d'ardoise. Il y en a plusieurs exploitations considérables (Angers, Charleville), indépendamment d'un assez grand nombre de petites exploitations dans plusieurs lieux (Saint-Lô, Cherbourg, environs de Grenoble, Traversac el Villac près Brives, Dlâmont, Lunéville, etc.). Ce sont les ardoises d'Angers et de Charleville qui sont ftiitcs avec le jilus de soin ; les premières fournissent presque entièrement à la consommation de Paris.
Les ardoises épaisses sont au contraire recherchées dans les localités où les vents ont fréquemment beaucoup de violence, et où les matières qui couvrent les toits doivent apporter , par leur poids, une résistance suffisante.
Dans les montagnes où il tombe beaucoup de neige, on préfère encore les ardoises épaisses, parce qu'elles résistent mieux au poids énorme dont elles sOnt quelquefois chargées. Tantôt ces plaques sont fournies par des schistes analogues à ceux dont on fait les ardoises minces (côte de Gênes), tantôt [lar les roches quarzeuses micacées ( Savoie, Piémont), par les grès schisteux, ou les argiles schisteuses- plus ou moins chargées de bitumes, qui proviennent de la formation houillère ( Thuringe, Mausfeld ) ou des premiers calcaires secondaires qui la recouvrent, nar le calcaire schisteux (Bourgogne, Bourbonnais), et les phonolites (Auvergne, Velay).
ARGENT (ifyo?, blanc.) — Métal connu dès la plus haute antirpiité. Les alcliiraistes le désignent par le syndiole de la Lune ou de Diane, par allusion à l'éclat de ce métal. L'argent est d'un blanc très-pur; il rétléchit fortement la lumière lorsqu'il a été poli. Obtenu par voie de précipitation , il se présente sous forme de petits grains cristallins d'un blanc mat , qui prennent un grand éclat sous le brunissoir. 11 est un peu plus élastique, conséquemment jilus sonore , que l'or. Après l'or, c'est le plus malléable et le plus ductile des métaux. On peut le réduire en feuilles si minces , qu'il en faudrait 100,000 pour faire une épaisseur de 2 centimètres ; avec un grain d'argent , on peut faire un fil de 2,500 mètres de longueur. Il est plus tenace que l'or ; un fil de 2 millimètres de diamètre exige un poids de 85 kilog. pour se rompre. Quant à la densité de l'argent, les au'.eurs varient depuis le nombre 10,474 jusiju'au nombre 10, 5'p2, ce qui tient probaLdciiient à l'élat de |)ureté plus ou moins grand dans lecpiel ils l'ont obteni-i. La densité de l'argent parfaitement pur est 10,510 ( Gaj'-Luë.
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