SAGES SPÉCIAUX, EN FRANCE
DtS SOLDES.
Fabrication du carbonate cristallisé et sec. Préparation du bicarbonate de soude.
Fabrication des borax (borates de soude). Préparation des larlrates, pbosphates et
divers sels de soude.
Préparation des laques; teintures.
Préparalion di- la lessive causlique usuelle. Fabrication de la gobeleterie, des verres à
vitre.
Fabrication des glaces, bouteilles.
Fabrication des savons durs.
Fabrication des savons résineux.
Fabrication des potasses factices.
Nous devons dire que , dans les usages restés communs aux deux alcalis , la soude tend chaque jour à remplacer plus complètement la potasse, cette substitution otfrant une économie notable , é..:ale souvent à la moitié du prix total de la potasse.
Deutoxyde de potassium. — Ce degré d'oxydation s'obtient en chauffant le métal dans du gaz oxygène et même dans l'air. La combinaison se fait vivement avec un grand dé-
l)ES COÏASStS.
Verrerie façon Bohême.
Cristal.
Salpêtre et poudre.
Alun.
Chlorate de potasse.
P/«s5in(e de potasse.
Pierie à cautères.
Savons mous.
Chamoisage.
Préparalion des cordes harmoniques.
al-
L'SAGES COMMIINS
AUX SOUDES ET AUX POTASSES.
Verreries avec mélange des deux
calis.
Chlorures désinfectants (ou hypochl*-
riles).
Blanchiment des toiles , blanchissage du
linge.
Affinage de la batiste.
. ( fil, coton.
' i soie, laine.
Eau seconde. ■ Dégraissage des Vaines.
Epuration de eaux séléniteuses.
Essais des tissus !
gagement de calorique et de lumière. On le produit encore en calcinant à l'air Ihydrate d(j potasse fondu.
Le deutoxyde de potassium est solide, de couleur jaune verdâtre, caustique, fusible') une température plus élevée que celle oè fond l'hydrate de potasse. Il est indécomposable par la chaleur seule, mais il est ramena à l'état de protoxyde par la plupart des corps combustibles aviaes d'oxygène, tels que l'hy-
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drogèno , lo cnrlxino . le soufre. Ces dt'ux derniers s'aciditieiit et se combmeiU avec le luotoxvde.
Cet oxyde , déeoiivert par Gay-Lussac et Tliéiiard, est composé de :
Polassiinii 100 1 alome.
0\yi,'t'ii<' t>0 ô atomes.
Il renierine donc trois l'ois plus d'oxygène ([uo le protoxyde. Ou eu fait aisriueiit l'analyse eu délerniiuanl la (piaiititt'i d'oxyt^ènn nbsorbi'iû par uu certain poids de [lotassiun).
Chlorure de potassium. — On ne connaît qu'une seule combinaison qui se trouve toute formée dans la nature. On peut l'ol)tenir directement en introduisant dans du gaz cblorc des morceaux minces de potassium ; ils y brûlent avec beaucoup d'éclat et se transforment eu une masse blanche, soluble entièrement dans l'eau et sans clfervesceiice.
Ce composé de chlore et de ])otassium peut encore être produit en exposant à une température rouge le protoxyde de potassium et de chlore ; ce denier s'unit au métal et en dégage l'oxygène. On le forme encore en combinant le [trotoxyde de potassium à l'acide hydrochlorique , qui se décomposent réci; roquement :
Ce chlorure est formé de :
Potassium' 100 1 atome.
Clilore .'...., 90 2 atomes.
Il était connu autrefois sous le nom de sel fébrifuge de Sylvius ( muriate de potasse). Dans la nouvelle nomenclature , on lui a donné celui d'hydrochlorate de potasse, parce qu'on le regardait comme un sel. On a prouvé depuis que c'était un simple composé de chlore et de potassium.
On le trouve dans certains végétaux , en solution dans quelques humeurs animales avec le chlorure de sodium , et dans quelques eaux minérales , mais en très-petite quantité. M. Vogel a annoncé l'avoir rencontré dans certains échantillons de sel gemme.
Bromure de potassium. — Le bromure est blanc, cristallisé, en petits cubes qui décrépitent au feu et fondent ensuite sans subir d'altération. On a commencé à l'employer en médecine.
Jodure de potassium. — Cet iodure do potassium a été d'abord regardé comme un sel, et connu sous le nom d'hydriodate de potasse, mais tout porte à croire que c'est un simple composé binaire d'iode et de potassium; car, dissous dans l'eau et cristallisé , il n'augmente pas de poids , comme cela devrait avoir lieu s'il se transformait en hydriodate par la décomposition de l'eau (Gay-Lussac).
Cet iodure existe, mais en petite quantité, dans la nature. On l'a trouvé dans certaines Iilantes marines , telles que des fucus , les varechs. Plusieurs productions animales en renferment, comme les éponges et quelques enveloppes de mollus([ues. Il a été aussi rencontré en solution dans quelques eaux salées et minérales.
O composé a été préconisé parle docteur Coindct, de (ienève, pour le traitement des goitres, (|u'il fond en très-peu de temps. Il a été introduit dans l'art de guérir, d'après les remarcpies (jiii ont été faitrs sur la présence de l'iode <luus les éponges et les fucus calcinés, qu'on employait autrefois avec succès dans ces maladies.
Ou l'adunnislre à l'intérieur à très-petites doses , ?i cause de son action énergique sur l'éciinomie. A l'extérieur, on le mêle avec de l'axouge , et on en compose des ]iomraadescpd sont très-employées pour résoudie les engorgements glanduleux , et que quelques essais nouveaux ont appris être aussi utiles dans certaines douleurs arthritiques.
Sulfures de potassium. — Le jiotassium et le soufre, cliautles ensemble, s'iaiissent en un grand nombre de pro|iortions, et forment iilusieurs composés. En raison de la grande combustibilité du métal, la coudjinaison ne peut se faire directement que dans un gaz impropre à la combustion, par exemple, dans le gaz azote pur.
Le protùsulfure de potassium jouit de la propriété de se combiner avec le gaz hydrosulfurique, et de former uu composé (|ui a été découvert par Gay-Lussac et Thénard. On peut l'obtenir en chauffant le potassium dans un excès de gaz hydrosulfurique : une portion de ce gaz est décom- ))0sée, il y a dégagement d'hydrogène et formation do sulfure de i)otassium qui s'unit à une portion d'acide hydrosuUurique non décomposée, pour constituer ce qu'on désigne sous le nom A' hydro sulfate de sulfure de potassium. Ce dernier parait jouer le rôle d'un oxyde dans cette combinaison.
On connaît depuis longtemps en pharmacie, sous le nom impropre de sulfate de potasse, un composé qu'on obtient par la réaction du soufre sur l'oxyde de potassium. Co composé était aussi désigné autrefois, h cause de son aspect physique, analogue à celui du foie des animaux, sous le nom de foie de soufre.
Ce n'est que depuis les travaux remar quables de Vauquelin, Gay-Lussac et Berzelius sur les sulfures, que l'on sait dans quel état se trouvent unis ces deux corps dans ce composé.
Pour l'obtenir, on mêle ensemble du soufre sublimé et du sous-carbonate pur et sec h parties égales. On introduit ce mélange dans un ballon de verre à fond i)lat, et on chaulfe au bain de sable, jusqu'à ce que le produit soit en fusion tranquille. A cette époque, on retire le vase du l'eu, on le laisse refroidir, et après l'avoir brisé, on en retire le sulfure qu'on doit conserver dans des llacons bien bouchés.
Ce composé se présente en morceaux solides, d'une couleur rouge de foie, d'une saveur acre et sulfureuse. Exposé à l'air, il s'humecte et répand une odeur forte d'œufs jjourris ; par une exposition prolongée, il se décolore, se décompose et passe à l'état d'liyi>osulfate de potasse en absorbant l'oxytjènc do l'uir.
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Le sulfure de potasse est très-employé en médecine ; on le pulvérise et on le mêle avec de l'axonge pour composer un onguent usité dans le traitement des maladies cutanées. Sa solution aqueuse est aussi employée pour composer des bains et des lotions.
On le prépare souvent pour les besoins de la pharmacie, en fondant, dans une marmite de fonte fermée par son couvercle, un mélange île deux parties de potasse perlasse du commerce et d'une partie de ileur de soufre. Lorsque la matière est fondue, on la coule sur un marbre huilé, ou, ce qui vaut mieux, dans di-s moules de tôle qu'on recouvre de leur couvercle pour abriter le sulfure de l'air. Ce sulfure est beaucoup moins pur en raison des sels étrangers que contient la potasse du commerce, il a une coideur jaune verdâtro, et laisse un résidu vert noirAtre de sulfuie de fer en se dissolvant dans l'eau. Il est princi])alemeut employé en médecine humaine et en méilecine vétérinaire pour la confection des bains sulfureux.
On compose aussi, pour les mômes usages, du sulfure de potasse liquide en dissolvant un tiers de soufre dans une solution de potasse caustiijue marquant 35° à l'aréomètre. Cette dissolution doit être faite dans un matras de verre qu'on chauffe ou à feu nu ou au bain de sable, jusqu'à dissolution complète du soufre. Ce produit liquide est un mélange de sulfure de potassium et d'hyposullite de potasse. On doit le conserver à l'abri de l'air, dans des flacons bouchés.
Séléniure de potassium. — Le sélénium se combine à chaud avec le potas-^ium et produit un composé sulide, soluble dans l'eau, décomposable à l'air qui en précipite du sélénium en poudre rouge ; les acides en dégagent du gaz hydroséiénique. Ce séléniure sert à la préparation de l'acide hydroséiénique.
Phosphore de potassium. — Le phosphore et le |totassium se combinent à l'aide d'une douce chaleur avec un léger dégagement de lumière. Le phosphore qu'on obtient est solide, d'une couleur brune chocolat ; mais quand le potassium est en excès, il est gris foncé avec éclat métallique, ce qui semble annoncer que ce métal peut s'unir en ditlerentes |iroportions avec le phosphore.
Le phosphore de potassium est si combustible qu'il brôle (juan ! il est exposé à l'air; mis en contact avec l'eau, il la décompose subitement avec une sorte d'explosion, en donnant du gaz hydrogène pcrphosphoré qui s'enllamme et de l'hypophosphite de potasse.
Azoture de potassium. —Ctit azoture est formé de :
Azote. . .
Polarsium.
2 atomes.
5 atomes.
SELS A BàSE DE PROTOXYDE DE POTASSIUM, OU SELS DE POTASSE.
Le protoxydo de potassium est le seul des
Oîydes de ce métal qui puisse s'unir aux acides pour former des sels.
Caractères distinctifs. — Sels blancs, généralement solubles dans l'eau, cristallisahles, fixes, d'une saveur un peu salée et amère ; leur solution concentrée n'est point précipitée par le cyanure de fer et de potassium, les hydrosulfates et les carbonates ; mais lorsqu'on y verse une solution également concentrée d'acide tartrique ou de sulfate acide d'alumine, il s'y forme aussitôt un précipité blanc cristallin, qui, dans le premier cas, est du hi-tartrate de potasse, et dans le second d'alun. Le chlorure de platine versé dans la solution de ces mêmes sels y détermine un préc [jilé jaune orangé susceptible de se redissoudre dans une grande quantité d'eau.
Carbonate de potasse. — Ce sel était connu des anciens chimistes sous le nom de nilre fixe, sel de tartre, alcali végétal. Le premier nom lui a été donné, parce qu'on le formait par la déflagration du nitro avec le cha bon; le second, comme pouvant être extrait du tartre, et le troisième h cause de sa présence dans la cendre de la plupart des végétaux. De|)uis, on l'a désigné aussi sous le nom de sous-carbonate de potasse, h cause de ses réactions alcalines sur les matières colorantes; enfin, d'après sa composition, on le regarde aujourd'hui comme un véritable sel neutre.
On le trouve dans le résidu de l'incinération des végétaux non marins, mêlé avec le sud'ate de jiotasse, le chlorure de potassium, la silice, l'oxyde de fer, l'oxy^ie de manganèse, le carbonate de chaux, le phosphate de chaux, etc. ; il constitue alors la cendre proprement dite. Mais la présence de ce sel, dans ce produit du féu, est le résultat de la décomp< sition par la chaleur des acides organiques qui étaient unis à la potasse dans les plantes avant leur combustion.
C'est à cette cause qu'il ffiut attribuer tous les carbonates qui font partie constituante des ceiidres df^s diiférents végétaux.
Le carbonate de potasse qui se trouve dans des cendres peut en être extrait par la lixiviation et évaporation de la solution ; mais on conçoit alors qu'il est impur et mêlé avec tous les sels solubles qui l'accompagnaient, ("est à ce pioduit si employé dans lus arts que l'on donne le nom improj)re lie potasse du commerce. La préjiaration de la p.^tasse ne se pratique que dans les pays où les bois sont communs, tels qu'en Amérique et en Russie ; ceite opération est simple : elie consiste n brûler les bois sur le sol, à lessiver à chaud les cendres, et ensuite à faire évaporer la liqueur à siccité dans des chaudières de fonte. Mais comme le produit de l'évaporatiou est coloré par des matières charbonneuses entraînées, on le calcine au rouge dans un four à réverbère pour les brûler, et puis, après avoir laissé refroidir ce produit, f^n l'enferme dans des tonneaux et on l'expédie sous le nom de potasse du pays où l'extraction a eu lieu.
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T,es qnaiil(^s des potasses du roiuinerco swil aussi vai'ialiles (}ue la eoiiiposition des ti.Miaiiis (ifi les )il,iiites ont vi^jiélé ; leur valeur eoniinereialiî est en raison direete du carhonate Muelles conlienniMit ; aussi leur prix n'est-il élabli cpie sur la |irO|iorlion do ee sel. Il n^sulle d'un travail de VauqiU'liu sur les dilVérentes esp(''ces de potasse eniployécs, que la |>ro|)ortion de potasse nielle foriiii' les -^^ de la potasse d'AiiU'iiipie ; les -^ de la polasse de Husso ; les -^°^,- de celle do Dantzick, et les -j*,Yt ''e la pot.isso des ^■osges. Ci t(e quauliii' de potasse réelle est-ell • constante dans ces dill'érentes potasses? C'est cei[ui n'est pas vraiseiublahle ; tant de causes doivent la l'aire vari- r, qu'il est indispensaljle d'eu diMemiiner le tilro i\ chai]ne instanl ; aussi est-il important aux dill'érents fabi icanis de le connaître. C'est ce qu'il est l'acib; de faire en recliercliant combien un poids de potasse du commerce exige d'acide étendu d'eau pour sa saturation, et comparant ensuite cette quantiié d'acide à celle que sature un poids détiTniiné de sous-carbonate dei)Ot:sse pur et sec. Aliii de rendie cette (opération plus conunode aux négociants et manufacturiers, M. Descioizdles a imaginé un [leti appareil, désigné sous le nom d'alcalimctre, \)vopi'C à év duer le titre des potasses du commeice. Cet instrument se compose d'un tube à pied, de io centimètres de hauteur sur 2 (le diamètre, divisé en 100 parties dont chacune est d'un denu-centunètre cube. On n'mplit ce lube gradué avec une soluti(.in d'aride sulfuiiqLie formée de 1 partie d'acide sulfuriqui? à 06° et 9 parties d'eau distillée, et on cherche combien il est nécessaire de verser de cet acide pour saturer un demi-décagramme de poiasse dissoute dans cii;([ à six fois son jjoids d'eau. L'échelle de cet instrument est anisi établie, que chaque d' gré d'acide employé correspond à un centu'înie de potasse, de manière que si une [lotasse à essayer a abso, bé ko d. grés d'acide pour être saturée, elle contenait — de potasse réelle.
Celle méthode, aussi exacte que peut le comport r l'ii slrument, a été perfectionnée par <'ay-Lussac. Voy. Alcalimétuie.
Le carbonate de potasse est b anc, d'une saveur ûcie et caustique. Exposé à l'air, il tombe en délii|uesceiice, et se résout eu un liquide oléagineux, qui était très-employé. autrefois en médecine sous le nom d'huile de tartre. 11 est indécomposable p,ir la chaleur smle, très-soluble dans 1 eau et susceptible, quoique diflicilemcnt, de cristallis:M'. La solution atpieuse verdit le sirop de vioietti's et r.mène au bleu le papier (ie tournesol rougi par les acides; il est formé de :
Acide carbonique. . . . 100 1 atome.
ou
Protoxyde de potassium. 215,57 1 atome.
Cesel, à l'état de pureté, n'est employé que dans les laboratoires et les pharmacies; il sert de réactif dans un grand nombre d'opérations chimiques pour opérer des décompositions; en médecine, il est employé à
petite dose, comme apéritif, diurétique el fondant, et en pharmacie pour la préparation de cei'tains sels h base de potasse. Tel qu'il se trouve îi l'état de mélange dans les potasses du commerce, les usages en sont trèsétendus ; on l'emploie [)our la 'confection des savons verts, du verre, du bleu de Prusse, poui' les lessives, etc.
Hi-carbouatr de poiasse. — Ce sel est un produit artilici(>l. 11 est employé comme réactif dans les laboratoires ; on le distingue facilement du cai bonat ■ [iréccdent en ce cpi'il lie précipite point h froid la solution de sulfate de magnésie. Kn médecine, on l'a préconisé pour combattre les aU'iictions néphrétiques occasionnées |)ar ".a présence de petits calculs formés d'acide uriiiue. On l'administre dissous dans l'eau, à la dose de cinq grammes par litre d'eau.
Sulfate de potasse. — Ce sel était connu autietbis sons le nom de tertre vitriolé, sel de duobus, sel polijclireste de Glazer, arcanuin dupUcalum. On le trouve, mais en petite (luantité, dans la nature ; il existe dans la plupart des végétaux, et fait pre-que toujours partie constituante de leurs cendres. On le reiiconli e aussi eu solution dans plusieurs liquides animaux.
11 est facile de le [iréparer directement eu satu"ant par l'acide sulfurique faible une solution de carbonate de potasse et faisant évapore , mais comme ce sel est le résultat de certaines réactions chimiques, on utilise ce produit. C'est ainsi qu'on emploie le sulfate acide de potasse qui provient de l'extraction de l'acide nitrique; on le calciue au rouge pour le priver de l'excès d'acide, ou on le sature par le sous-caibonate de potasse.
Ce sel est composé, d'après 1 analyse de Berzehus, de :
Acide sulfurique 47,1 1 atome.
ou Protoxyde de potassium . 52,9 1 atome.
Ce sel est employé en médecine comme purgatif; dans les arts, il sert pour la fabrication de l'alun.
Nitrate de potasse. — Voy. Nitre:
Chlorate de potasse. — Ce sel, qui est toujours un pro iuit de l'art, se présente sous forme de paillettes blanches, rhomboidah-s, nacrées. Il se compose de 1 équivalent d'acide chlorique, C10":::^76, uni à 1 équivalent de potasse, ^iS.
11 est soluble dans l'eau plus à chaud qu'à froid : 100 d'eau en dissolvent 3,33 à0°;19 à 49°; 60 à 104° 78, point de son ébullitiou lorsque le liipiide en est saturé. Sa saveur est fraîche, un peu âcie.
Pour l'obtenir, on fait arriver un courant de chlore dans des llacons contenant une dissolution de potasse un peu concentrée ; car si la dissolution était trop délayée, il ne se formerait que du chlorure de jiotasse.
Le chlorate de potasse, mêlé avec quelques fragments de phosphore, produit sous le choc du marteau une vive détonation.
La première application de ce sel fut es-
1239 POT
sayée pour préparer avec des corps combustibles en poudre fine (soufre et charbon de bois) une forte poudre de guerre. Cette poudre, très-forte en effet, avait jilusieurs inconvénients très-graves : 1° un frottement accidentel suftisait pour l'enflammer, comme cela a lieu lorsqu'on triture dans un mortier quelques décigrammes d'un pareil mélange; 2" la trop grande rapidité de sa combustion faisait briser les armes. On crut obvier à ce dernier inconvénient en introduisant du salpêtre dans le mélange et le composant dans les proportions suivantes :
Chlnrate sec 100
Azoïate de potasse 55
Soufre 33
Charbon roux 17
Lycopode 13
mais la poudre ainsi obtenue était trop brisante encore ; on dut „v renoncer.
La deuxième application, qui pendant plus de vingt ans fit consommer des quantités toujours croissantes de ce chlorate, consistait à faire une pâte avec parties égales de chlorate en poudre et de soufre pulvérisé à part, plus quelques centièmes de lycopode ou de résine et de cinabre : le tout, rendu raucilagineuï avec un peu de gomme, adhérait facilement au bout des allumettes soufrées, et celles-ci, après la dessiccation de la pâte, s'enflammaient facilement en appuyant un peu le bout ainsi préparé sur de l'amiante imprégnée d'acide sulfurique concentré, et retirant aussitôt l'allumette.
Ce moyen si facile de se procurer de la flamme a été remplacé, par un procédé plus simple encore : les allumettes dont le phosphore mêlé de gomme, de verre pilé et de b'eu de Prusse, constitue la matière inflammable par frottement.
Le chlorate de potasse entrait jadis en quantité notable dans cette dernière préparation, mais la petite déflagration qu'il produisait lors de l'inflammation des allumettes, l'a fait presque complètement exclure par les fabricants.
Ce sel s'emploie encore dans la composition des capsules pour l'artillerie ou les fusils de munition. Voici deux des compositions usitées :
Chlorate de potasse .... 26 27,3
Fulminate de mercure . . 12 13,3
Azote de potasse 30 30,7
Soufre 17 résine 16,3
Verre pilé Il 11,2
Gélatine ou gomme .... 1 1,0
25 milligrammes de ces mélanges formant la charge d'une capsule en cuivre fpesantîS milligrammes), on voit qu'un kilogramme suflit pour préparer 40,000 amorces. Les capsules ainsi chargées fulminent jiarle choc et mettent le feu à la poudre au-dessous de la cheminée de l'arme. Si l'on enflamme à l'air libre la pâte en chauffant la capsule de
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185 à 200°, la combustion a lieu en fusant avec flamme et sans explosion.
Les amorces pour armes de chasse ne renferment que 15 à 20 milligrammes du mélange dans lequel il n'entre souvent que parties égales de fulminate et d'azotate ou de chlorate de potasse ou de ces deux ensemble, un dixième de verre pilé et un peu de gomme ou de gélatine.
Ces composés ne doivent être maniés qu'avec de grandes précautions; il faut les tenir dans un état constant d'humidité jusqu'à ce que la préparation soit finie et mise à sécher.
Parmi les autres applications du chlorate de potasse, nous citerons les nombreuses opérations des laboratoires où l'on a besoin d'un facile dégagement d'oxygène : notamment les analyses organiques élémentaires, pour déterminer les jjroporlions de carbone, d'hydrogène, et conclure de là l'oxygène ; les essais alcalimétriques des soudes sulfureuses, qu'une calcination avec quelques centièmes de chlorate épure en transformant les sulfures en sulfates, et faisant ainsi disparaître les degrés illusoires dus aux sulfures. On emploie en médecine le chlorate de potasse pour le traitement de quelques maladies.
Chlorite de potasse 'Chlorure de potasse du commerce). — Ce chlorite, qu'on prépare à l'état liquide pour les "besoins du commerce, s'obtient de la luême manière que la solution du chlore, à la réserve qu'au lieu de mettre de l'eau pure dans le flacon qui doit retenir le gaz, ony met une solution de potasse du commerce ou de carbonate de potasse, faite dans la proportion de 1 partie de sel sur 10 d'eau. Le chlore chasse peu à peu l'acide carbonique, et réagit sur la potasse pour produire le chlorite d'oxyde qui reste en solution.
On l'emploie dans les arts aux mêmes usages que le chlorite de chaux; il est connu sous le nom d'eau de javelle, du nom d'un village près VaugirarJ, où l'on fabriqua d'abord ce composé. On étend ce chlorite de 10 à 12 fois son poids d'eau avant de s'en servir.
L'eau de javelle est quelquefois colorée en rose par un pou de manganésiate de potasse qui s'est formé pendant sa préparation, et qui a été produit soit par un peu d'oxyde de manganèse contenu dans la potasse, soit par une petite quantité de celui-ci qu'on y ajoute, dans l'intention delà colorer ; au reste, cette coloration n'ajoute rien à ses propriétés.
Silicate dépotasse. — Ce composé, que l'on peut former dans différentes proportions, fait la base de certains verres dans lesquels on le trouve uni à d'autres silicates alcalins ou métalliques.
Les silicates de potasse bibasique et tribasique sont solubles dans l'eau : leur solution, connue des anciens chimistes sous le nom de liqueur f/e fa///oMX, se préparait en fondant une partie de silex pulvérisé et 4 à 5 jiarties de carbonate de jjotasse.
Les sursilicates sont insolubles; ils se
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luiiilonl on un vcrro transparent à une chaleur roiif^o hliiMC (1).
Ars^nilf lie potasse. — Ce sel s'ohlicnt on saturant une solutinn do jiotasso avec do l'acido arsônioiix roduitctn poudre, et on ooncontranl la li(|uour, il so présonle en un liquide vi.s(|ueux , jnun;\tro , inci-istallisahle, trt's-solulile dans l'eau. La snlulion est Aé- COni|iosée par la iilupart des acides minéraux, qui en précipilcid l'acide arsôiiicMix sous foruK! de poudre blanche. Ce composé fait la base de la liquouramcniculc de Fowlrr, eniployéeconti-(!lesdartresreliell(vsctlaièpr(\
Chromate de potasse. — On le forme en calcinant au rouge, dans un creuset de terre fermé, parties égales de raine de chrome du Var et du nitrate de potasse.
Ce sol est susceptible de cristalliser en larges prismes à quatre pans; il a une belle couleur jaune citron; sa saveur est fraiclio et amère;il est indécomposable à la chaleur rouge. L'eau en dissout deux fois son poids Ji la température ordinaire, et se colore en beau jaune cilron. On s'en sert pour obtenir l'oxyde de chrome et les chromâtes insolubles ; il est employé en teinture pour tuindri^ on jaune, conjointement avec l'acétate de plomb, et fournit une belle couleur jaune, lixe, qui s'applique également bien sur les tissus.
POTASSIUM (synonyme, kaIiuin].—Le potassium est un corps solide, à peu près de la consistance de la cire. Récemment coupé, il a l'aspect et le brillant de l'argent ; mais il se ternit rapidement , devient bleuAtre et gris (en alisorbant l'oxygène de l'air). Sa densité est 0,863; aussi nage-t-il sur l'eau. A la température de 0", il devient cassant et se laisse réduire en poudre. 11 fond à 58% et se volatilise à la température rouge sombre, en répandant des vapeurs vertes. A la température ordinaire et même h plusieurs centaines de degrés au delà , le potassium est, de tous les corps, celui qui a la plus grande aftinité pour l'oxygène. Aussi enlèvet-il,dans ces circonstances, l'oxygène à tous les composés oxygénés avec lesquels il se trouve en contact. Mais h une tempérât uretrôsélevée, il la température blanche, le fer est un
(1) Un habile chimiste, M. KuUmiann, n fait, il y a quelques années, des expériences très-curieuses pour déterminer l'action du silicate de potasse dissous sur la chaux et sur le plâtre, qui est ut\ sulfate de cliaux. lia éié conduit à un résultat d'une grande importance pratique que nous allons indiquer. Plongeons du plâtre ou sull'ate de chaux dans une dissolution de silicate de potasse faite dans des proportions convenables, nous reconnaîtrons alors, après un temps suffisant, que les couches superficielles se seront durcies et transformées lentement en silicate de chaux. Ceci parait conlorme aux lois de lîerthollel, puisque le sulfate de chaux est légèrement solnble, taudis que le silicate de chaux est insoluble. M. Kuihmann propose do durcir par ce moyen les objets en plâtre. M. Jlunin a mis eu pratique son procédé sur lui buste en plâtre de Napoléon , et il a assez bien réussi. Il est évident que la chaux peut aussi, par le nicine moyeu, se transformer en silicate de chaux. On pourra alors durcir parfaitement les chaux hydrauli(pies et les mortiers, en les inibiliant il plusieurs reprises desilicate de potasse en soluliou, ;ui moyeu d'un pinccati,
rorpsplusdésoxygénantquo lopotassinm; car il oulève r(ix}gèii(!àla ]iolasse. Misdaiis ^(^•lu, le potassium s'enllanniie en tournoyant, et brille avec une belle llaunno pourpre. Au inoluont où celle-ci s'éleint, il s(Mnaiiifesto inio légère déloiialion, pendant laipadh» des éclats i](' potasse caustii[ue sont (piolipiefois ju'ojetés au loin. Dairs cotte action l'eau est décomposée; le potassium s'empare de l'oxygèiK! [lour former de; la potasse, à l'instant où l'hydrogène forme de l'eau avec, l'oxygène de l'air. La coloration de la llammo est jirobabhMnent due h des vapeurs de potassium qui se dégagent en même temps.
Lorsiju'on fait brûler un fragment de i)Otassium (enveloppé dans un morceau de pafiier) sur l'eau, ri rahri du contact de l'air, \\ ne se produit point de tlanuue, et il se dégage de l'hydrogène , dont le volume correspond, é([uivaleiit pour équivalent, à la quantité d'oxygène de la potasse qui se produit. De plus , ce volume d'hydrogène représente exactement le volume de chlore, de brome, d'iode ou de cyanogène (|ue prendrait le potassium pourformerun clilorine, bromure, iodure ou cyanure de potassium. On conserv(ï le potassium dans de l'azote, dans de l'hydrogène, on diins un liquide non oxygéné, dans un carbure d'hydrogène, dans l'hnilo de naphte, etc.
Le potassiuii* a été obtenu, pour la première fois, en décomposant la potasse au moyen delà pile. Ce procédé n'est plus employé aujourd'hui. Pour préparer le polassiuu), on i)eut se servir des deux procédés suivants : 1° On place dans l'intérieur d'un tube cylindrique de fer des fils ou des fragments de fer. Ce tube est coudé au milieu, de manière que les deux extrémités se relèvent. A l'une de ces extrémités s'adapte un tube de verre qui se rend sous une cloche remplie d'huile de naplite; dans l'autre extrémité du tube, on met des fragments de potasse bien desséchés. Après avoir bien luté l'appareil, on le chauffe à une forte températiu'e. Par l'action delà chaleur, tapotasse se réduit en vapeur, et arrive dans la partie concave (coude) du tube, où se trouvent les fils de fer. Là, le fer s'oxyde aux dépens do la potasse, qui se convertit enq30tassium,dont les vapeurs vertes viennent se condenser dans l'huile de naphte. Pendant cette action , il se dégage de l'hydrogène, ce qui lient à ce que la potasse , quelque concentrée qu'elle soit , contient toujours de l'eau. Or, le for s'empare non-seulement de l'oxygène de la jiotasse., mais encore de l'oxygène de l'eau. Le potassium et l'hydrogène se dégagent donc on même temps. On n'obtient pas, par ce procédé, tout le potassium qu'on devrait obtenir, eu égard à la quantité de potasse employée.
2" On calcine, dans des cornues on fonte, de la crème de tartre (bitarirate de potasse). Celui-ci se Iranslorrac d'abord on carbonate de jiotasse et en chai bon; et, à une température plus élevée, on potassium, qui distille et ([iii vient se condenser dans un réci]iient froid, contenant de l'huile de naphte. 11 so
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dépose, en mémetemps que le poiassium, une mnsse grisAtre p.vrophorique (sponlanéuuMit inflaniiuable à l'airi, qui est uiiG combinaison parliculière de potassium et d'oxyde (le carbone. On distille une seconde fois pour purider io [Wtassium.
POTERIE. — « L'art de la poterie , dit M. Al. Rrongniart, est, après l'art de fabri- (|uer des aimes pour leur défense, quelques tissus grossiers pour leurs vêtements, celui que les hommes ont cultivé le preuiiei-, celui qui a été comme la jiremière ébauche de la civilisation; car les aimes éiaient indispensables pour soutenir et défendre la vie, les tissus véj,'étaux ou de peaux pour éloigner des douleurs physiques, les deux seules choses évidemment et essentiellement utiles, tandis (jue la fabric ition de la |)0terie la [ilis grossière est déjà un art de luxe. On j)eut vivre, et vivre sans soutfi-ance, et ne point faire cuire ses aliments; mais il faut peut-être, jiour faire avec le lunonle moins l'cbelle au maniement du potier, un vase qui sed.ircira b l'air et au feu, et ne servira qu'.iprès le résultat éloi^^né de cette opérât Oii, il faut, dis-je. plus de soins, de réflexions et d'obser. ations, que pour façonner du bois, des os, des peaux et des lilaujcnts, de-; armes et des vêtements, car ces matériaux oli' eut immédiitmentà l'ouvrier le résultat de son travail. »
POUDRE. — La poudre n'est autre chose qu'iiU niél uige intime de salpêtre, de soufre et de charbon. Pour qu'une poudre soit lionne, il faut : l°<^ue le mélange des substances soit bien intime; 2" que lesoufie et le nilre soie.it purs; 3° que le charbon soit léger, pai- conséquent préparé avec un bois légi-r (bourdaine, iieuplier, tilleul, etc.); i° enfui que le dosage soit fait de manière que le mélange produise le plus île gaz jiossible. Ajoutons que la forme et la ténacité du grain de poudre, que le lustre ou le lissage, que la densité de 1 1 pâte influent encore beaucoup sur sa qualité.
Les proportions reconnues les meilleures pour les quatre poudres emjilovees, sont les suivantes :
Poudre de guerre. Chasse. Mine. Anglaise.
Salp"Ue 75,0 78 03 76
Charbon 12,S 12 la 15
Soufre 12,5 10 20 9
Après avoir pulvérisé les substances séparément dans des appareils particuliers, et qui durèrent selon le procédé que l'on emploie , on les mélange intimem.'Ut, on les réduit en pUe ferme au moyen d'un peu deau; alors on la graine, puis" on l'égalise, et enlin on la sèche. La poudre de chasse reçoit une opération de jiKis, dont le but est de la lisser, opération qui a lieu avant de la sécher.
Quand on vient à enflammer de la poudre, il en résulte une détonation qui se produit de la même manière que celle que l'on obtient avec les poudres fuliiiinaiites, et des produits qui sont, k-s uns gazeux, les autres solides. Les premiers sont formés de beau-
coup de gaz acide carbonique, d'azote et d'un peu d'oxyde de carbone, de vapeur d'eau, de fraz carburé d'hydrogène et de gaz suifhydrique. Les produits solides sont toujours formés de sulfure de potassium, contenant parfois un peu de carbonate de potasse.
La poudre peut être enflammée aussi bien par l'étincelle électrique que par le feu; aussi doit-on avoir la précaution de placer des paratonnerres au-dessus des magasins à poudre.
La poudre doit être conservée avec soia dans les endroits bien secs, autrement elle se détériore.
La dé( ouverte et l'usage de la poudre sont beuicoup plus anciens qu'on ne le croit généralement. Nous savons maintenant, grÀce aux recherches récentes de M. Ludovic Lalanne, de l'école des Chartes, que les Chino-s connaissaient parfaitement , dès les premiers siècles de l'ère chrétienne, et peutêtre bien avant, les eû"ets les plus simples de la poudre, comme les feux d'artifice, les fusées, etc. Ce sont eux qui apprirent aux Romains l'usage des feux d'artifice que ceuxci employaient, au iV sièe'e, dans leurs représentations théâtrales. C'est également des Chinois que Callinicus, architecte d'IIéliopolis, reçut le terrible feu fjregcois qu'il apporta aux Grecs en (j':J. Cette composition, qui a donné lieu à tant de fables et de suppositions, n'étîiit autre chose que noire poudre à canon, qu'on lançait sous forme de fusées et de boites d'artifl/e. La fu^ée a donc été le premier emploi de la poudre comme arme de guerre, car ni les Chinois, ni les Romains, ni les Grecs ne surent en tirer un parti |j1us avantageux. Ce fait n'a rien qui doive surprendre; chez les Grecs le secret du feu grégeois n'était conti'é qu'à un très-petit nombre d individus, et ce n'est pas ainsi que les inventions se perfectionnent.
On voit donc combien se trompent les historiens qui veulent voir dans un certain moine allemand du xiV siècle , Bertold Schwart/, l'mventeur de la poudre à canon, ou qui prétendent que les Vénitiens auraient été les [iremiers à s'en servir au siège de Chioggia, en 138).
La préparation de la poudre se réduit à un [)etit nombre d'opérations fort simples, dont vtiici l'exposé succinct: on pulvérise sépari-ment les matières, [luis on les triture ensemble dans des moniers, au moyen d'un système de pilous, et en y ajoutant une quantité d'eau déterminée. Au bout de quatorze heuics, la poudre mélangée et comprimée est sous forme de gâteaux humides, appelés galettes, qu'on laisse sécher pendant deux jours, et que l'on fait ensuite passer à travers trois tamis, dont les trois sont de plus en plus jietits, pour la réduire en giains. La poudre de chasse est soumise, de plus, au lissage, c'esl-à-dire qne, pour rompre l'aspérité d i grain, on la remue pendant huit à douze heures, dans des tonnes c.o'ivenablemeut préparées. On fait ensuite sécher les poudres à l'air libre, ou mieux encore en les iilaçant sui' des toiles, et en faisant ar- "iver, dans les chambres où elles sont dispo